Nouvelles sanctions américaines contre l'Iran après la cyberattaque ayant visé l'Albanie

L'Albanie rompt ses relations avec l'Iran suite à une cyberattaque, à Tirana, Albanie, le 8 septembre 2022 (Photo, Reuters).
L'Albanie rompt ses relations avec l'Iran suite à une cyberattaque, à Tirana, Albanie, le 8 septembre 2022 (Photo, Reuters).
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Publié le Samedi 10 septembre 2022

Nouvelles sanctions américaines contre l'Iran après la cyberattaque ayant visé l'Albanie

  • L'Albanie, membre de l'Otan, a dit avoir subi des cyberattaques massives en juillet
  • L'Iran a qualifié d'«infondées» les accusations de l'Albanie

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé vendredi de nouvelles sanctions contre l'Iran visant notamment le ministère iranien du Renseignement et de la Sécurité, accusé d'être responsable de la cyberattaque massive ayant visé l'Albanie en juillet.

"Nous ne tolérerons pas les activités cyber de plus en plus agressives de l'Iran qui cible les Etats-Unis et leurs alliés et partenaires", a déclaré le sous-secrétaire au Trésor, Brian Nelson, dans un communiqué annonçant ces sanctions qui visent principalement le ministère iranien du Renseignement et de la Sécurité (MOIS) et son ministre Esmail Khatib.

L'Albanie, membre de l'Otan, a dit avoir subi des cyberattaques massives en juillet attribuées par Washington et Tirana à l'Iran. Tirana a depuis lors rompu ses relations diplomatiques avec Téhéran.

Selon Tirana, le pays balkanique a subi une "cyberattaque lourde contre les infrastructures numériques du gouvernement albanais visant à les détruire", le 15 juillet dernier, mais qui "a échoué".

L'Iran a qualifié d'"infondées" les accusations de l'Albanie.

Selon le Trésor américain, le ministère iranien du Renseignement et de la Sécurité supervise plusieurs réseaux de cyber-espionnage et de piratage dans le monde. Il en cite un en particulier, prénommé "MuddyWater" (eaux troubles), qui mène des cyberattaques depuis 2018, profitant de la vulnérabilité de systèmes informatiques étrangers pour s'accaparer des données sensibles.

Les sanctions prévues concernent notamment le gel de l'ensemble des avoirs et biens possédés par les personnes désignées aux Etats-Unis et interdit aux entreprises américaines, dont les banques, de commercer avec eux.

La veille, les Etats-Unis avaient annoncé d'autres sanctions à l'encontre des Gardiens de la révolution et plusieurs entreprises iraniennes, impliqués dans la livraison de drones de combat à destination de la Russie en vue d'être déployés dans le conflit ukrainien.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.