Algérie: Indignation après l’arrestation d’un journaliste

Le 22 avril 2020, les députés algériens avaient adopté une réforme du code pénal criminalisant la diffusion de fausses informations qui portent «atteinte à l'ordre public et à la sûreté de l'État.» (Photo, AFP).
Le 22 avril 2020, les députés algériens avaient adopté une réforme du code pénal criminalisant la diffusion de fausses informations qui portent «atteinte à l'ordre public et à la sûreté de l'État.» (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 10 septembre 2022

Algérie: Indignation après l’arrestation d’un journaliste

  • Convoqué jeudi par la police judiciaire puis par le Tribunal d'Hussein Dey, le journaliste est accusé d'avoir publié de fausses informations
  • Le groupe Echourouk indique avoir «confiance dans la justice algérienne» et avoir chargé des avocats pour le «faire sortir de prison rapidement.»

ALGER: Le journaliste Belkacem Houam du média Echourouk a été placé sous mandat de dépôt ce jeudi 8 septembre, à la suite de la publication d'un article sur une supposée interdiction du Ministère du Commerce d'exporter les dattes, rapporte la presse algérienne.

Convoqué jeudi par la police judiciaire puis par le Tribunal d'Hussein Dey, le journaliste est accusé d'avoir publié de fausses informations lorsqu'il avait signé un article le mercredi 7 septembre, affirmant que le ministère du Commerce aurait mis en place une interdiction d'exporter les dattes algériennes. 

Le groupe Echourouk indique avoir «confiance dans la justice algérienne» et avoir chargé des avocats pour le «faire sortir de prison rapidement.»

Son arrestation fait suite à l'annonce du Ministère du Commerce de Kamel Rezig de poursuivre en justice Belkacem Houam pour «les fausses informations relayées» dans l'article concernant une interdiction d'exporter les dattes, estimant que les informations publiées sont «dénuées de tout fondement.»

La publication de l'article en question fait suite au retrait du marché français de certains lots de dattes algériennes contenant des pesticides interdits par l'Union européenne. 

Une arrestation vivement dénoncée, notamment par l'ancien ministre de la Communication, Abdelaziz Rahabi, dans une déclaration adressée au média en ligne TSA-Algérie.

Pour l'homme politique, cette arrestation démontre que la liberté d'expression dans le pays est «menacée par la persistance du harcèlement politique et judiciaire». Il estime que «la privation de liberté suite à la publication d’une information de pure nature commerciale est la preuve de la persistance de l’instrumentalisation politique de la justice et relève de pratiques d’un autre âge que l’on pensait révolu.»

«Pas un acte isolé»

Dans la même déclaration, l'ancien ministre note que cette incarcération «ne constitue pas un acte isolé dans la mesure où elle fait suite à l’emprisonnement de deux journalistes de Liberté pour des motifs qui relèvent du harcèlement politique contre un quotidien contraint à la disparition.»

Abdelaziz Rahabi s'inquiète également du sort réservé au quotidien El Watan qui subit «subit les mêmes pressions et pourrait à son tour disparaître d’un champ médiatique réduit à sa plus simple expression de porte-parole de la voix officielle sans impact réel sur une opinion publique avertie et plus mondialisée que ses dirigeants.»

«Notre gouvernement doit apprendre à accepter que la société lui exige de rendre des comptes au lieu d’exhiber un autoritarisme  expérimenté sans succès par les pouvoirs qui l’ont précédé», estime-t-il.

Le 22 avril 2020, les députés algériens avaient adopté une réforme du code pénal criminalisant la diffusion de fausses informations qui portent «atteinte à l'ordre public et à la sûreté de l'État.»

Un texte de loi vivement dénoncé par les militants de la liberté d'expression.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.