Syrie: risque «très élevé» de propagation du choléra, prévient l'OMS

Lundi, le ministère syrien de la Santé a recensé deux décès dus au choléra et 26 contaminations, notamment dans la province d'Alep (Photo, AFP).
Lundi, le ministère syrien de la Santé a recensé deux décès dus au choléra et 26 contaminations, notamment dans la province d'Alep (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 13 septembre 2022

Syrie: risque «très élevé» de propagation du choléra, prévient l'OMS

  • Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), la maladie s'est propagée dans l'ouest de Deir Ezzor à travers de l'eau potable contaminée
  • Le choléra, une infection diarrhéique aiguë provoquant une déshydratation parfois mortelle, se contracte par l'absorption d'eau ou de produits alimentaires contaminés par la bactérie vibrio cholerae

BEYROUTH: L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a mis en garde mardi contre le risque "très élevé" de propagation du choléra en Syrie, où des dizaines de cas, dont plusieurs mortels, ont été signalés ces derniers jours dans plusieurs régions du pays, une première depuis 2009.

Lundi, le ministère syrien de la Santé a recensé deux décès dus au choléra et 26 contaminations, notamment dans la province d'Alep (nord). Et samedi, les autorités syriennes kurdes, qui contrôlent la majeure partie du nord-est du pays, ont signalé trois décès et de "nombreuses contaminations" dans les provinces de Raqa (nord) et de Deir Ezzor (est).

"Le risque de propagation du choléra est très élevé", a affirmé à l'AFP l'OMS, indiquant que des cas ont été signalés dans au moins cinq des quatorze provinces syriennes.

"La maladie pourrait être provoquée par la consommation d'eau ou d'aliments contaminés", a indiqué l'organisation, soulignant que la Syrie a connu en 2009 une épidémie de choléra avec 342 cas signalés dans le nord-est du pays.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), la maladie s'est propagée dans l'ouest de Deir Ezzor à travers de l'eau potable contaminée, après que les autorités ont cessé de distribuer du chlore aux stations de pompage ces trois derniers mois.

Le choléra, une infection diarrhéique aiguë provoquant une déshydratation parfois mortelle, se contracte par l'absorption d'eau ou de produits alimentaires contaminés par la bactérie vibrio cholerae.

Après 11 ans de guerre, la Syrie souffre d'une grave pénurie d'eau, outre la sécheresse. Le conflit a endommagé environ deux tiers des usines de traitement d'eau, la moitié des stations de pompage et un tiers des châteaux d'eau, selon un rapport du Fonds de l'ONU pour l'enfance (Unicef) datant d'avril.

Lundi, l'ONU a exhorté les pays donateurs à fournir d'urgence des fonds supplémentaires pour combattre l'épidémie.

"Il s'agit d'une menace sérieuse pour la Syrie et la région", a déclaré le coordinateur de l'ONU en Syrie, Imran Riza.

En juin, une épidémie de choléra a été signalée en Irak, pays voisin de la Syrie, pour la première fois depuis 2015.

Selon les estimations, il y a chaque année dans le monde entre 1,3 million et 4 millions de cas de choléra, causant entre 21 000 à 143 000 décès.

La guerre en Syrie a fait environ un demi-million de morts et poussé à la fuite des millions de personnes.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.