Les actionnaires de Twitter votent en faveur du projet de rachat, en suspens, de Musk

Cette photo d'illustration prise le 5 août 2022 montre un téléphone portable affichant une photo d'Elon Musk placée sur un écran d'ordinateur rempli de logos Twitter à Washington, DC. (AFP)
Cette photo d'illustration prise le 5 août 2022 montre un téléphone portable affichant une photo d'Elon Musk placée sur un écran d'ordinateur rempli de logos Twitter à Washington, DC. (AFP)
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Publié le Mercredi 14 septembre 2022

Les actionnaires de Twitter votent en faveur du projet de rachat, en suspens, de Musk

  • Début juillet, le patron de Tesla et SpaceX avait mis fin unilatéralement au contrat signé fin avril pour l'acquisition de Twitter à 54,20 dollars l'action, soit une valorisation de 44 milliards de dollars
  • Dans son communiqué de presse sur le vote des actionnaires, le groupe californien assure «continuer de croire que la prétendue résiliation de l'accord de rachat est invalide et infondée»

SAN FRANCISCO: Les actionnaires de Twitter ont approuvé mardi l'accord de rachat de la plateforme par Elon Musk, juste après l'audition d'un lanceur d'alerte qui, comme le milliardaire, accuse l'entreprise d'avoir dissimulé des problèmes.

Le vote, à 98,6% en faveur de la transaction, consolide la position du réseau social à un mois de l'ouverture du procès qu'il a lancé contre M. Musk pour le forcer à honorer son engagement.

Début juillet, le patron de Tesla et SpaceX avait mis fin unilatéralement au contrat signé fin avril pour l'acquisition de Twitter à 54,20 dollars l'action, soit une valorisation de 44 milliards de dollars.

Mais ce scrutin représente une maigre consolation pour l'oiseau bleu décrié en public par un ancien haut responsable. Peiter Zatko, l'ex-chef de la sécurité de Twitter licencié en janvier, a détaillé mardi son rapport remis aux autorités américaines sur des graves failles de sécurité.

"La direction de Twitter trompe les élus, les régulateurs et même son propre conseil d'administration", a-t-il déclaré d'emblée aux sénateurs de la commission judiciaire.

"Ils ne savent pas ce qu'ils ont comme données, où elles sont, d'où elles viennent et donc, évidemment, ils ne peuvent pas les protéger", a affirmé l'expert plus connu sous son pseudonyme, Mudge. "Les employés ont trop d'accès (...) peu importe qui a les clefs si vous n'avez pas de serrures aux portes", a-t-il relevé.

«Les profits avant la sécurité»

L'informaticien de 51 ans, recruté fin 2020 après un piratage spectaculaire de certains profils, assure avoir tenté d'alerter les hauts responsables du groupe, en vain. "Ils n'ont pas les compétences pour comprendre l'étendue du problème", a-t-il assené. "Surtout, leurs bonus de dirigeants les incitent à faire passer les profits avant la sécurité".

Cette remarque "est en partie invalidée par son admission que Twitter est un +service de grande valeur+", a commenté Jasmine Enberg, analyste de Insider Intelligence. Mais les allégations de Mudge nuisent quand même "à l'image de Twitter, qui a fait de la sûreté et de la sécurité de ses utilisateurs une priorité", a-t-elle ajouté.

Fin août, la révélation par la presse du rapport du lanceur d'alerte, très respecté dans le milieu de la cybersécurité, avait fait l'effet d'une bombe. Twitter a rejeté ces accusations comme infondées, mais elles sont tombées à pic pour Elon Musk.

Celui qui voulait un temps faire de la plateforme une place publique "essentielle à la démocratie", estime que la société basée à San Francisco lui a menti sur la proportion de comptes automatisés et de spams parmi ses utilisateurs. Elle dépasserait à son avis largement les 5% estimés par la direction de Twitter.

Popcorn 

Or Peiter Zatko évoque directement dans son rapport les questions posées par le patron de Tesla sur les bots. Il mentionne des déclarations "trompeuses" de Parag Agrawal, le chef du réseau, et affirme que les outils de Twitter sont "obsolètes", ses équipes "débordées" et "inefficaces".

Des affirmations que les avocats d'Elon Musk essaieront d'utiliser à leur avantage lors du procès prévu pour la mi-octobre dans une cour spécialisée.

"Pour Wall Street, le témoignage de Zatko devant le Sénat met plus de pression sur le camp de Twitter", a tweeté Dan Ives, analyste de Wedbush Securities.

Dans son communiqué de presse sur le vote des actionnaires, le groupe californien assure "continuer de croire que la prétendue résiliation de l'accord de rachat est invalide et infondée".

"Je n'ai pas fait mes révélations de lanceur d'alerte par méchanceté ou pour nuire à Twitter", a assuré Mudge aux sénateurs mardi. "Étant donné les dommages réels pour les utilisateurs et la sécurité nationale, j'ai décidé qu'il était nécessaire de prendre le risque personnel et professionnel, pour moi et ma famille, de donner l'alerte", a-t-il souligné.

De son côté, Elon Musk a tweeté un émoji en forme de popcorn, laissant entendre qu'il suivait l'audition avec délectation.


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.


Eric Trump affirme que les réformes boursières de l'Arabie saoudite attireront des milliards de dollars

 Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
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  • Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an
  • "Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump

RIYAD: Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume.

S'adressant à Asharq Al-Awsat, l'homme d'affaires, qui est le vice-président exécutif de la Trump Organization, a également fait l'éloge des récents projets de développement qui prennent forme à Riyad, en particulier à Diriyah.

Le Royaume a annoncé que ses marchés financiers seraient ouverts à tous les investisseurs étrangers à partir du 1er février, avec la suppression de restrictions telles que le cadre de l'investisseur étranger qualifié, qui exigeait un minimum de 500 millions de dollars d'actifs sous gestion, et l'abolition des accords de swap.

À propos de cette décision, M. Trump a déclaré : "Je pense que la nouvelle législation autorisant les investissements étrangers en Arabie saoudite va permettre à des milliards de dollars d'affluer sur le marché.

"Il est évident que l'ouverture des marchés boursiers eux-mêmes à de nouveaux investissements étrangers va entraîner l'arrivée de milliards de dollars supplémentaires sur le marché. Je pense que cela va aider le commerce, le tourisme et bien d'autres choses encore".

Selon M. Trump, l'environnement d'investissement en Arabie saoudite s'améliore au fil du temps, et de grandes marques du monde entier entrent sur le marché du Royaume pour en exploiter le potentiel.

Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an.

"Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump.

Un rapport publié par l'Autorité générale des statistiques d'Arabie saoudite en décembre a révélé que les entrées nettes d'investissements directs étrangers ont atteint 24,9 milliards de SR (6,64 milliards de dollars) au troisième trimestre 2025, ce qui représente une augmentation de 34,5 % par rapport à la même période de l'année précédente.

M. Trump a fait ces commentaires alors que le promoteur immobilier saoudien Dar Global a annoncé qu'il lancerait deux projets de luxe portant la marque Trump à Riyad et à Djeddah, d'une valeur totale de 10 milliards de dollars.

Ces projets comprennent le Trump National Golf Course et le Trump International Hotel dans le quartier de Diriyah à Riyad.

Commentant l'attrait de l'Arabie saoudite, M. Trump a déclaré : "La vision de la ville, la vision de ce qui se passe à Riyad, en particulier à Diriyah, est incroyable. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie".

Il a ensuite ajouté : "La vision de ce que sera le nouveau Riyad, et la vision de l'ensemble de l'Arabie saoudite qui continue à s'ouvrir - vous voyez toutes ces grandes réformes financières, qui devraient rendre inévitable l'augmentation des investissements en Arabie saoudite. C'est incroyablement excitant.

M. Trump a poursuivi en déclarant que "les meilleurs jours pour l'Arabie saoudite sont à venir", ajoutant : "Même depuis six ou sept ans que je viens dans le pays, ce qui a été construit, ce qui a été fait, est incroyable. Et je pense que le pays devrait être incroyablement fier de lui-même".