La couronne impériale: un joyau, symbole du pouvoir royal britannique

Edifiée sur un cadre en or et l'intérieur garni d'une toque de velours pourpre, la couronne impériale est ornée de 2 868 diamants, et de nombreuses pierres précieuses, dont 17 saphirs, 11 émeraudes et 269 perles. (Photo, AFP)
Edifiée sur un cadre en or et l'intérieur garni d'une toque de velours pourpre, la couronne impériale est ornée de 2 868 diamants, et de nombreuses pierres précieuses, dont 17 saphirs, 11 émeraudes et 269 perles. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 14 septembre 2022

La couronne impériale: un joyau, symbole du pouvoir royal britannique

Edifiée sur un cadre en or et l'intérieur garni d'une toque de velours pourpre, la couronne impériale est ornée de 2 868 diamants, et de nombreuses pierres précieuses, dont 17 saphirs, 11 émeraudes et 269 perles. (Photo, AFP)
  • Fabriquée en 1937 par le joaillier de la couronne Garrad & Co pour le roi Georges VI, elle reprend le modèle de celle de la reine Victoria, créée en 1838, avec sa base en fourrure d'hermine
  • Le terme «couronne impériale d’État» remonte au XVe siècle lorsque les monarques anglais ont choisi une conception de couronne fermée par des arcs pour démontrer que l'Angleterre n'était soumise à aucune autre puissance terrestre

LONDRES: La "couronne impériale d’État", ou couronne impériale, posée sur un coussin violet sur le cercueil d'Elizabeth II lors de la procession l'emmenant vers Westminster, est un joyau serti de pierres précieuses parmi les plus célèbres du monde. 

Edifiée sur un cadre en or et l'intérieur garni d'une toque de velours pourpre, la couronne impériale est ornée de 2 868 diamants, et de nombreuses pierres précieuses, dont 17 saphirs, 11 émeraudes et 269 perles. 

Symbole de la monarchie et du pouvoir divin du souverain, elle est portée par le monarque à sa sortie de l'Abbaye de Westminster juste après son couronnement, mais c'est la couronne de Saint-Edouard, deux fois plus lourde avec ses 2 kg, que l'archevêque de Canterbury pose sur la tête du souverain durant la cérémonie à l'intérieur de l'abbaye. 

Fabriquée en 1937 par le joaillier de la couronne Garrad & Co pour le roi Georges VI, elle reprend le modèle de celle de la reine Victoria, créée en 1838, avec sa base en fourrure d'hermine. 

Parmi les nombreux gemmes qui l'ornent figure notamment sur le devant un gigantesque diamant de 317 carats, le Cullinan II, aussi connu sous le nom de "deuxième étoile d'Afrique", relié au "Saphir de Stuart" à l'arrière par une frise ajourée parsemée de huit émeraudes et huit saphirs entre deux rangées de perles. 

Deux arcs sertis de diamants et de perles, dont la base à l'avant est ornée du "Rubis du Prince noir", en réalité une impressionnante spinelle, entourent la toque. A leur intersection en haut de la couronne sont suspendues quatre perles en forme de poires dans des coques en diamants roses, connues sous le nom de "Boucles d'oreilles de la reine Elizabeth". 

Au dessus s'élève une sphère pavée de brillants, surmontée d'une croix sertie en son centre du très ancien "Saphir de Saint-Edouard", dont on présume qu'il appartenait déjà à Edouard le confesseur, arrivé sur le trône d’Angleterre en 1042. Quatre fleurs de lys, chacune sertie d'un rubis, sont également disposées entre les arches. 

Des plaques sur l'envers du "Rubis du Prince noir" et du "Saphir de Stuart" sont gravées pour commémorer l'histoire de la Couronne. 

Gardée à la Tour de Londres avec les autres Joyaux de la Couronne britannique, la couronne impériale, haute de 31,5 cm, était arborée chaque année par la reine Elizabeth II lors de la cérémonie d'ouverture de la session du Parlement. Elle ne la portait pas lors des dernières années, en raison de son poids. 

Le terme "couronne impériale d’État" remonte au XVe siècle lorsque les monarques anglais ont choisi une conception de couronne fermée par des arcs pour démontrer que l'Angleterre n'était soumise à aucune autre puissance terrestre, selon le Royal Collection Trust qui supervise la Collection Royale de la famille royale britannique. 


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com