Décès de l'actrice Irène Papas, star de «Zorba le Grec»

L'une des actrices grecques les plus connues à l'étranger aux côtés de Mélina Mercouri, Irène Papas a joué dans une soixantaine de films durant sa carrière qui s'est étalée sur six décennies. (Photo, Archives, AFP)
L'une des actrices grecques les plus connues à l'étranger aux côtés de Mélina Mercouri, Irène Papas a joué dans une soixantaine de films durant sa carrière qui s'est étalée sur six décennies. (Photo, Archives, AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 14 septembre 2022

Décès de l'actrice Irène Papas, star de «Zorba le Grec»

L'une des actrices grecques les plus connues à l'étranger aux côtés de Mélina Mercouri, Irène Papas a joué dans une soixantaine de films durant sa carrière qui s'est étalée sur six décennies. (Photo, Archives, AFP)
  • Irène Papas «personnifiait la beauté grecque à l'écran et sur scène», a estimé dans un communiqué la ministre de la Culture Lina Mendoni
  • La cause de son décès n'était pas connue dans l'immédiat. La santé d'Irène Papas était fragile depuis quelque temps

ATHÈNES: L'actrice grecque Irène Papas, célèbre pour ses fougueuses apparitions dans des films de renommée internationale comme "Les Canons de Navarone" et "Zorba le Grec" est décédée à l'âge de 93 ans, a annoncé mercredi le ministère de la Culture. 

Irène Papas "personnifiait la beauté grecque à l'écran et sur scène", a estimé dans un communiqué la ministre de la Culture Lina Mendoni. 

Selon l'agence de presse étatique grecque  ANA, Irène Papas est morte plus tôt dans la journée de mercredi. 

La cause de son décès n'était pas connue dans l'immédiat. La santé d'Irène Papas était fragile depuis quelque temps. 

L'une des actrices grecques les plus connues à l'étranger aux côtés de Mélina Mercouri, elle a joué dans une soixantaine de films durant sa carrière qui s'est étalée sur six décennies. 

Elle a partagé l'affiche avec des comédiens de renom comme Richard Burton, Kirk Douglas, James Cagney et Jon Voigt. 

"Les acteurs ordinaires ont du mal à partager l'écran avec elle", écrivait en 1969 le critique de cinéma Roger Ebert. 

Irène Papas, dont le vrai nom était Irène Lelekou, est née en 1929 dans le village de Chiliomodi près de Corinthe, dans une famille d'instituteurs. 

Dotée d'une voix grave, d'un regard perçant et d'un visage dont la beauté classique rappelait les cariatides de la Grèce antique, elle apparaît dès l'âge de quinze ans dans des manifestations culturelles locales avant d'étudier l'art dramatique à Athènes. 

Elle fait ses débuts au cinéma dans le drame grec de 1948 "Fallen Angels" (Les Anges déchus), puis a percé sur la scène internationale avec "Dead City", le premier film grec présenté au Festival de Cannes en 1952. 

"Les canons de Navarone" en 1961, dans lequel elle joue aux côtés de Gregory Peck et d'Anthony Quinn, dans le rôle d'une guérillera grecque au regard sombre, a été un rôle marquant dans sa carrière. 

Elle fera de nouveau équipe avec Quinn dans "Zorba le Grec" en 1964, un autre classique intemporel. 

"J'ai quitté la Grèce pour découvrir où se trouvaient les meilleurs acteurs. Je voulais apprendre. Je ne cherchais pas à faire carrière", a-t-elle déclaré à la télévision publique ERT en 2002. "Si vous faites bien votre travail, une carrière vient toute seule". 

En 1969, elle a joué la veuve d'un député assassiné dans le "Z" de Costa-Gavras, récompensé par un Oscar. 

Elle a reçu de nombreux prix, notamment celui de meilleure actrice en 1961 au Festival de Berlin et un Lion d'or à Venise en 2009 récompensant l'ensemble de sa carrière. 

Elle était populaire en Italie, où elle apparaissait régulièrement dans des films et séries télévisées y compris pour son dernier rôle en 2004. 


Albert de Monaco rend hommage à sa mère Grace Kelly, «princesse de Hollywood»

Le prince Albert II de Monaco, fils de Grace Kelly, pose avant la projection du film "La Main au collet" (Photo, AFP).
Le prince Albert II de Monaco, fils de Grace Kelly, pose avant la projection du film "La Main au collet" (Photo, AFP).
Short Url
  • Une centaine de spectateurs assistaient à cette séance à laquelle l'actuel souverain de la Principauté avait été invité
  • «Ma mère est ravissante dans ce film»

NICE: Le prince Albert II de Monaco a rendu hommage mardi soir à sa mère Grace Kelly pour le 40e anniversaire de sa disparition en assistant à Nice à la projection de La Main au collet, tourné en 1954 par Alfred Hitchcock.

Ce film (To catch a thief, en anglais), où Grace Kelly tient le rôle titre en compagnie de Cary Grant, est diffusé à la cinémathèque de la ville dans le cadre d’une rétrospective des onze films tournés par la défunte princesse de Monaco.

Une centaine de spectateurs assistaient à cette séance à laquelle l'actuel souverain de la Principauté avait été invité par la ville de Nice.

"Ma mère est ravissante dans ce film, c’est un euphémisme, et puis ce sont des images superbes qui évoquent Monaco et la Côte d’Azur, et c’est aussi une belle histoire", a expliqué après la séance le prince Albert, qui avait lui-même choisi de revoir ce long métrage, en confiant avoir jusqu’à présent "vu davantage de fois Le train sifflera trois fois".

"Le rôle dont elle était la plus fière, c’était peur-être celui qu'elle a interprété dans Une fille de la campagne, où elle était peut-être moins attendue", a indiqué aussi Albert II au public. Ce rôle a valu à Grace Kelly un Oscar à Hollywood.

"Tout le monde connaît la princesse de Monaco par coeur, mais tout le monde ne connaît pas forcément l’actrice, donc j’ai voulu que la cinémathèque de Nice rendît hommage à la princesse d’Hollywood", a indiqué l’écrivain et journaliste Henry-Jean Servat, également adjoint au cinéma à la ville de Nice.

Les onze films où figure Grace Kelly ont été tournés en l’espace de cinq ans, entre 1951 et 1956, avant que cette dernière, devenue princesse de Monaco à la suite de son mariage avec le prince Rainier, n’arrête toute collaboration avec le cinéma.

D’autres propositions de films lui ont été faites après son mariage, notamment de la part d’Alfred Hitchcock pour son thriller Pas de printemps pour Marnie.

"Elle avait envie de cette aventure mais finalement la raison l’a emporté", a expliqué le prince Albert.

La Main au collet a été réalisé en majeure partie sur la Côte d'Azur en 1954. Le bal costumé de la scène finale a été tourné dans les studios de la Victorine, à Nice, qui ont prêté pour l’occasion à la Cinémathèque les fauteuils utilisés par Grace Kelly, Cary Grant et Alfred Hitchcock pendant le tournage.

Le prince Albert s’est prêté au jeu des photographes en posant devant ces pièces présentées dans le hall de la cinémathèque pour l'occasion. Elles sont soigneusement conservées au magasin des accessoires de ces studios de tournage que la ville de Nice, qui les a pris en régie, tente de faire revivre.


Astérix et Obélix, l’Empire du milieu: les irréductibles Gaulois de retour au cinéma début 2023

Le film «Astérix et Obélix : l'empire du Milieu» sortira en salle le 1er février 2023.  (Photo, Pathé Films)
Le film «Astérix et Obélix : l'empire du Milieu» sortira en salle le 1er février 2023. (Photo, Pathé Films)
Short Url
  • Guillaume Canet, le réalisateur des nouvelles aventures d’Astérix et Obélix a dévoilé sur Instagram le 25 septembre le premier teaser de son film, qui sortira le 1er février
  • Le casting comprend une série de stars, notamment le footballeur Zlatan Ibrahimović dans le rôle d’Antivirus

MONTRÉAL: Cela fait dix ans qu’on les attendait! Les deux irréductibles gaulois préférés des Français reviennent sur les écrans pour de nouvelles aventures le 1er février 2023. Il faudra donc patienter encore un peu pour découvrir Astérix et Obélix: l’Empire du milieu, mais Guillaume Canet, le réalisateur de la nouvelle franchise made in France, a dévoilé sur Instagram le 25 septembre le premier teaser de son film. 

Guillaume Canet, qui a déjà sept long-métrages à son actif, se lance dans le projet le plus colossal de sa carrière, avec un budget de 65 millions d'euros, ce qui en fait l’un des films français les plus chers jamais produits. Il jouera lui-même le rôle d’Astérix et a fait appel à un casting XXL pour l’accompagner. Son comparse, Obélix, sera joué par Gilles Lellouche, le redoutable César par Vincent Cassel, et sa Cléopâtre sera l’actrice Marion Cotillard. Le film affiche en outre une pléthore de stars francophones dans des rôles secondaires: les rappeurs OrelSan (Titanix) et Bigflo et Oli (Abdelmalix et Toufix) les youtubeurs McFly et Carlito (Radius et Cubitus), Pierre Richard (Panoramix), Philippe Katerine (Assurancetourix Le Barde), Angèle (Falbala), Jérôme Commandeur (Abraracourcix Le Chef), Audrey Lamy (Bonemine), Jonathan Cohen (Graindemaïs), José Garcia (Biopix) et Gérard Darmon (le narrateur). Le casting prévoit aussi une surprise: le footballeur Zlatan Ibrahimović dans le rôle d’Antivirus

 


Dior joue avec les talons et corsets pour donner du pouvoir aux femmes

Les robes qui évoquent des paniers, s'adaptent au corps avec des bandes réglables qui leur apportent une dimension «fonctionnelle» indissociable du «power dressing», ce courant vestimentaire féminin destiné à faire preuve d'autorité, apparu dans les années 1970 et ayant connu son apogée dans les années 1980. (Photo, AFP)
Les robes qui évoquent des paniers, s'adaptent au corps avec des bandes réglables qui leur apportent une dimension «fonctionnelle» indissociable du «power dressing», ce courant vestimentaire féminin destiné à faire preuve d'autorité, apparu dans les années 1970 et ayant connu son apogée dans les années 1980. (Photo, AFP)
La collection abonde en broderie et dentelles, chères à cette aristocrate italienne qui les avaient imposées aux manufactures royales françaises. (Photo, AFP)
La collection abonde en broderie et dentelles, chères à cette aristocrate italienne qui les avaient imposées aux manufactures royales françaises. (Photo, AFP)
Short Url
  • «L'idée qui m'amusait, c'est qu'il y a des éléments dans les vêtements qui servent à construire un imaginaire régalien», raconte l'Italienne Maria Grazia Chiuri
  • Invitant aux déambulations urbaines, l'un des imprimés-phare de la collection vient d'un foulard de l'époque de Christian Dior qui représente un fragment du plan de Paris

PARIS: Talons et corsets, ces pièces contraignantes dont les femmes ont mis des siècles à se libérer, reviennent en force pour leur donner du pouvoir dans la collection de Dior inspirée par Catherine de Médicis, présentée mardi à Paris dans une ambiance baroque. 

"L'idée qui m'amusait, c'est qu'il y a des éléments dans les vêtements qui servent à construire un imaginaire régalien", raconte l'Italienne Maria Grazia Chiuri, directrice artistique des collections féminines de Dior. 

Féministe, elle détourne ces éléments qu'on n'aurait jamais associés à son univers créatif pour ce "power dressing ironique", moderne et fonctionnel malgré les références historiques. 

"Je ne l'ai pas fait dans le passé et je suis satisfaite parce que la référence vient de Catherine de Médicis", explique-t-elle. 

Au premier rang, la papesse de la mode Anna Wintour comme la jeune influenceuse Lena Situations, les actrices Isabelle Adjani, Rosamund Pike, Olivia Palermo, Marisa Berenson ou la top Elle Macpherson ont observé ce défilé déroutant accompagné d'un spectacle de danse au pavillon au Jardin des Tuileries. 

Détourner le corset 

De petite taille, Catherine de Médicis, cette Italienne arrivée à la cour de France en 1533, a été la première à utiliser les compensés pour être plus grande et a structuré sa silhouette pour s'imposer. 

Les robes qui évoquent des paniers, s'adaptent au corps avec des bandes réglables qui leur apportent une dimension "fonctionnelle" indissociable du "power dressing", ce courant vestimentaire féminin destiné à faire preuve d'autorité, apparu dans les années 1970 et ayant connu son apogée dans les années 1980. 

Temps troubles 

La collection abonde en broderie et dentelles, chères à cette aristocrate qui les avaient imposées aux manufactures royales françaises. 

Invitant aux déambulations urbaines, l'un des imprimés-phare de la collection vient d'un foulard de l'époque de Christian Dior qui représente un fragment du plan de Paris autour de l'avenue Montaigne où la maison s'est développée. 

Le défilé est accompagné d'un spectacle de danse par le duo néerlandais Imre et Marne van Opstal, soeur et frère qui explorent dans leur chorégraphie les limites du corps et de l’esprit. 

La mise en scène pour présenter la collection de prêt-à-porter printemps-été 2023 se veut aussi une "fête baroque" comme on les organisait dans les grandes villes pendant les périodes de transition, somptueuses et théâtrales mais traversées par une inquiétude diffuse. 

"Dans ce moment historique lourd, la mode est le seul territoire où on peut encore jouer, c'est ce que j'ai voulu faire en ce moment. La situation est tragique, il faut trouver des motivations pour travailler", souligne Maria Grazia Chiuri. 

Le défilé se déroule dans un pavillon transformé en grotte dans le Jardin des Tuileries où Catherine de Médicis organisait des fêtes. 

"A l'époque les jardins baroques, c'était les espaces qui étaient hors de contrôle par rapport au palais qui, au contraire, était rigide et codifié", déclare l'artiste française Eva Jospin qui a sculpté cette grotte en strates de carton, son matériau de prédilection, "un déchet qu'on magnifie". 

"Il y a une grande liberté dans cette façon d'envisager la création, l'idée de créer son propre monde. Quand on traverse des temps difficiles, créer son propre monde est une ressource énorme dans lequel nous pouvons tous puiser", conclut-elle.