Arabie saoudite: Les réformes du travail stimulent considérablement le secteur privé

L'Initiative de réforme du travail a pour objectif d’améliorer les relations contractuelles entre les travailleurs et les employeurs. (Aramco)
L'Initiative de réforme du travail a pour objectif d’améliorer les relations contractuelles entre les travailleurs et les employeurs. (Aramco)
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Publié le Jeudi 05 novembre 2020

Arabie saoudite: Les réformes du travail stimulent considérablement le secteur privé

  • Le gouvernement saoudien tient à réformer le secteur des entreprises et le marché du travail et à adhérer aux exigences de l'Organisation internationale du travail
  • Dans le cadre de la nouvelle initiative, les employeurs seront tenus de documenter numériquement les contrats des employés afin de réduire la disparité entre les travailleurs saoudiens et les expatriés

DJEDDAH/RIYAD: De nouvelles réformes du travail ont été annoncées pour bénéficier aux travailleurs qualifiés étrangers dans le secteur privé du Royaume tout en garantissant la flexibilité de la circulation.

Le ministère saoudien des Ressources humaines et du Développement social (MHRSD) a dévoilé l'Initiative de réforme du travail (LRI) dans le cadre du Programme national de transformation (NTP), qui améliorera les relations contractuelles entre les travailleurs et les employeurs afin de rendre le marché du travail en Arabie saoudite plus attractif.

Commentant l'initiative, qui s’est faite en collaboration avec le ministère de l'Intérieur, le ministre du MHRSD, Ahmed Sulaiman al-Rajhi a tweeté: « Nous avons lancé une initiative de réforme du travail, dans le cadre du Programme national de transformation, à travers laquelle nous cherchons à développer et améliorer l'environnement du marché du travail et à accroître sa compétitivité pour mettre à disposition des ressources humaines conformément à la Vision 2030 du Royaume.»

L'initiative, qui entrera en vigueur le 14 mars 2021, aidera les étrangers à acquérir un statut de résident qui ne soit pas lié à un employeur ou à un statut d'emploi spécifique, une réforme clé du système de parrainage, rapprochant l'Arabie saoudite des réglementations du marché du travail des économies avancées.

Fadhel Saad al-Buainain, membre du Conseil de la Choura et expert économique, explique que le Royaume cherche à améliorer l'environnement de travail du secteur privé afin de répondre aux normes internationales. L’Arabie saoudite a mis en œuvre de nombreuses initiatives pour protéger les salaires et améliorer l'environnement de travail, les conditions de logement et les assurances.

« Cette initiative protège la dignité et la liberté d’un employé et garantit le respect du contrat par l’employeur. Le gouvernement saoudien tient à réformer le secteur des entreprises et le marché du travail et à adhérer aux exigences de l'Organisation internationale du travail », ajoute-t-il pour Arab News.

En permettant la mobilité professionnelle, en réglementant la délivrance des visas d’entrée et de sortie et en protégeant les droits des employés et des employeurs, l’initiative contribuera à accroître l'efficacité de l'environnement de travail.

Mohammed Sabbah, spécialiste du développement des affaires de Jordanie, résidant dans le Royaume depuis vingt ans et spécialisé dans le marché saoudien, décrit l'initiative comme un pas dans la bonne direction, notant que l'investissement en Arabie saoudite est sûr. « Il est essentiel que la relation employeur-employé soit flexible car de telles choses peuvent globalement développer les affaires », poursuit-t-il.

L'Arabie saoudite a lancé des initiatives similaires dans le passé pour assouplir les restrictions à la mobilité des travailleurs étrangers et pour protéger les droits de la main-d'œuvre, avec, entre autres, le système de protection des salaires, la documentation numérique des contrats de travail, l'initiative de formation et de sensibilisation au travail et le lancement de Wedy, un processus d'arbitrage où des médiateurs et des agents chargés des dossiers sont disponibles pour aider les employés et les employeurs en cas de conflit.

Dans le cadre de la nouvelle initiative, les employeurs seront tenus de documenter numériquement les contrats des employés afin de réduire la disparité entre les travailleurs saoudiens et les expatriés, car plus de 150 000 conflits du travail ont été enregistrés au cours des trois dernières années. Le MHRSD a pour objectif de résoudre les litiges à l’amiable grâce à son administration de règlement. Cette initiative contribuera également à réglementer la main-d’œuvre non organisée du Royaume, estimée à plusieurs millions de personnes.

Les réformes permettront aux travailleurs expatriés de passer d’un employeur à un autre après l’expiration de leur contrat, sans avoir besoin du consentement de l’employeur. L'initiative décrit également les conditions applicables pendant la durée de validité du contrat, à condition qu'un préavis de trois mois et des mesures spécifiques soient respectés.

Les réformes des visas d’entrée et de sortie permettront aux travailleurs expatriés de voyager en dehors de l'Arabie saoudite sans l'approbation de leur employeur après avoir soumis une demande. Les réformes du visa de sortie définitif permettent aux travailleurs étrangers de quitter le pays après la fin de leur contrat de travail sans le consentement de l’employeur. Ce dernier sera cependant avisé par voie électronique de son départ.

Le LRI précise que les employés doivent supporter toutes les conséquences, financières ou autres, s'ils rompent le contrat de travail.

Tarek al-Akil, président du groupe ACE, explique que l'ancien système de parrainage ne répondait pas aux exigences de la relation employeur-employé. Il ajoute que les nouvelles mesures sont audacieuses et aideront l'objectif de Vision 2030 le Royaume à aller de l'avant.

Les services de la LRI seront mis à la disposition du public à travers l'application pour smartphone Absher, le portail du ministère de l'Intérieur qui permet aux résidents du Royaume de bénéficier des services électroniques fournis par les secteurs du ministère et le portail Qiwa du MHRSD.

L'Arabie saoudite s'attend à ce que la nouvelle initiative ait des effets économiques positifs, notamment en développant le marché local et la flexibilité du travail, en augmentant la productivité au sein du secteur privé, en attirant des talents hautement qualifiés et en contribuant finalement à la réalisation des objectifs du plan de réforme Vision 2030 du Royaume par le biais du Programme national de transformation.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 

 


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
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  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.