Signature d'un mémorandum pour un projet de gazoduc Nigeria-Maroc

Le projet, pour la réalisation duquel aucun calendrier n'a été établi, s'inscrit dans un contexte géopolitique marqué par une forte demande internationale de gaz et pétrole et une flambée des prix après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. (Photo, AFP)
Le projet, pour la réalisation duquel aucun calendrier n'a été établi, s'inscrit dans un contexte géopolitique marqué par une forte demande internationale de gaz et pétrole et une flambée des prix après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 15 septembre 2022

Signature d'un mémorandum pour un projet de gazoduc Nigeria-Maroc

  • Long de 6 000 km, le projet Nigeria-Maroc traversera 13 pays africains le long de la côte Atlantique et alimentera les Etats enclavés du Niger, du Burkina Faso et du Mali, selon le communiqué
  • La signature du mémorandum sur le NMGP, annoncé fin 2016, survient sur fond de rivalité régionale exacerbée entre le Maroc et l'Algérie, premier exportateur africain de gaz naturel et le 7e mondial

RABAT : Un mémorandum d'entente sur un projet de gazoduc reliant le Nigeria au Maroc, et qui doit aussi approvisionner l'Afrique de l'Ouest et l'Europe, a été signé jeudi à Rabat, a-t-on appris de source officielle.

Le mémorandum sur le projet de gazoduc Nigeria-Maroc (NMGP) a été paraphé par les dirigeants de la National Nigerian Petroleum Company Limited (NNPC), de l’Office marocain des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM) et par un haut responsable de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) chargé de l'énergie, selon un communiqué conjoint.

Le texte signé "confirme l'engagement de la CEDEAO et l'ensemble des pays traversés à contribuer à la faisabilité de cet important projet", selon le communiqué.

Le projet, pour la réalisation duquel aucun calendrier n'a été établi, s'inscrit dans un contexte géopolitique marqué par une forte demande internationale de gaz et pétrole et une flambée des prix après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Plusieurs pays, notamment européens, cherchent à réduire leur dépendance des livraisons russes.

Long de 6 000 km, le projet Nigeria-Maroc traversera 13 pays africains le long de la côte Atlantique et alimentera les Etats enclavés du Niger, du Burkina Faso et du Mali, selon le communiqué.

Il doit permettre l’acheminement de plus de 5.000 milliards de mètres cubes de gaz naturel jusqu'au Maroc.

De là, il sera connecté directement au Gazoduc Maghreb Europe (GME) et au réseau gazier européen.

La signature du mémorandum sur le NMGP, annoncé fin 2016, survient sur fond de rivalité régionale exacerbée entre le Maroc et l'Algérie, premier exportateur africain de gaz naturel et le 7e mondial.

La crise entre les deux poids lourds du Maghreb a culminé avec la rupture de leurs relations diplomatiques en août 2021 à l'initiative d'Alger.

A la suite de cette rupture, l'Algérie a privé Rabat de son gaz en fermant en octobre le gazoduc Maghreb-Europe (GME) acheminant du gaz algérien à l'Espagne et transitant par le Maroc.

Depuis, Rabat cherche à diversifier les pistes pour couvrir ses besoins.

Fin juillet, les ministres de l'Energie algérien, nigérian et nigérien ont signé de leur côté un mémorandum d'entente pour matérialiser un méga-projet concurrent de gazoduc transsaharien (TSGP), long de plus de 4 000 km, afin d'acheminer du gaz nigérian vers l'Europe en passant par le Niger et l'Algérie.

Aucune date n'a été donnée sur l'achèvement du transsaharien.


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
Short Url
  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Short Url
  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
Short Url
  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com