Les leaders arabes au Royaume-Uni pour les funérailles de la reine Elizabeth II

Le roi Abdallah II et la reine Rania de Jordanie assistent aux funérailles nationales de la reine Elizabeth II de Grande-Bretagne à l’abbaye de Westminster à Londres, le 19 septembre 2022. (AFP)
Le roi Abdallah II et la reine Rania de Jordanie assistent aux funérailles nationales de la reine Elizabeth II de Grande-Bretagne à l’abbaye de Westminster à Londres, le 19 septembre 2022. (AFP)
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Publié le Lundi 19 septembre 2022

Les leaders arabes au Royaume-Uni pour les funérailles de la reine Elizabeth II

  • Le ministre omanais des Affaires étrangères, Sayyid Badr al-Busaidi, a également assisté aux funérailles
  • Des dirigeants de Dubaï, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït, d’Oman et de Jordanie ont participé dimanche à une réception au palais de Buckingham

LONDRES: Le roi Abdallah II de Jordanie et la reine Rania faisaient partie des 2 000 personnes rassemblées lundi pour faire leurs adieux à la reine Elizabeth II à l’abbaye de Westminster à Londres.

Le ministre d’État saoudien, le prince Turki ben Mohammed, a assisté aux funérailles au nom du roi Salmane et le prince héritier de Bahreïn, Salmane ben Hamad al-Khalifa, au nom de son père, le roi Hamad.

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Le ministre d’État saoudien, le prince Turki ben Mohammed, et le prince héritier de Bahreïn, Salmane ben Hamad al-Khalifa, arrivent aux funérailles de la reine Elizabeth, lundi. (BNA)

Le prince marocain Moulay Rachid a représenté le roi Mohammed VI aux funérailles et a ensuite participé à une réception organisée par le secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, James Cleverly, à Church House.

La Grande-Bretagne et le monde entier ont fait leurs derniers adieux à la reine Elizabeth II lors de funérailles nationales qui ont attiré lundi des présidents, des rois, des princes et des Premiers ministres, ainsi que des foules qui se sont rassemblées dans les rues de Londres pour rendre hommage à une souveraine dont le règne de soixante-dix ans a marqué une époque.

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Le roi Abdallah II de Jordanie et la reine Rania arrivent à une réception organisée par le roi Charles III pour les chefs d’État et les invités officiels d’outre-mer au palais de Buckingham à Londres, dimanche 18 septembre 2022. (AP)

Le ministre omanais des Affaires étrangères, Sayyid Badr al-Busaidi, a également assisté aux funérailles en compagnie du chargé d’affaires de l’ambassade du pays à Londres, Hussain ben Mohammed Muqaibel, rapporte l’Agence de presse omanaise.

Dimanche, le roi Hamad de Bahreïn, le dirigeant de Dubaï, cheikh Mohammed ben Rachid, le sultan Haïtham d’Oman, le prince héritier du Koweït, Mish’al al-Ahmad al-Jaber al-Sabah, l’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, ainsi que le roi, la reine et le prince héritier de Jordanie ont participé à une réception organisée par le roi Charles III pour les chefs d’État et les invités officiels d’outre-mer au palais de Buckingham à Londres.

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Le dirigeant de Dubaï, cheikh Mohammed ben Rachid, le sultan Haïtham d’Oman et le prince héritier du Koweït présentent leurs condoléances au roi Charles au palais de Buckingham, dimanche. (Dubai Media Office)

Les dirigeants arabes ont présenté leurs condoléances pour le décès de la reine Elizabeth II.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur arabnews.com

 


Le Cabinet saoudien exprime sa solidarité avec la Turquie et la Syrie, touchées par des séismes

Le roi Salmane d’Arabie saoudite préside une réunion du Cabinet, au cours de laquelle le Royaume a exprimé sa solidarité avec les pays touchés par les tremblements de terre dévastateurs en Turquie et en Syrie qui ont fait plus de cinq mille morts. (SPA)
Le roi Salmane d’Arabie saoudite préside une réunion du Cabinet, au cours de laquelle le Royaume a exprimé sa solidarité avec les pays touchés par les tremblements de terre dévastateurs en Turquie et en Syrie qui ont fait plus de cinq mille morts. (SPA)
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  • Cette déclaration a été faite aujourd’hui lors de la réunion hebdomadaire du Cabinet saoudien, présidée par le roi Salmane, alors que le nombre de morts dépasse les cinq mille et que des dizaines de milliers de personnes sont blessées
  • Les organisations internationales comme l'Organisation mondiale de la santé estiment que le nombre de victimes pourrait augmenter de façon considérable

RIYAD: Le Cabinet saoudien a exprimé sa solidarité avec la Turquie et la Syrie après les tremblements de terre dévastateurs qui ont ravagé la zone frontalière entre les deux pays, faisant des milliers de morts et de blessés.

Cette déclaration a été faite aujourd’hui lors de la réunion hebdomadaire du Cabinet saoudien, présidée par le roi Salmane, alors que le nombre de morts dépasse les cinq mille et que des dizaines de milliers de personnes sont blessées.

Les organisations internationales comme l'Organisation mondiale de la santé (OMS) estiment toutefois que le nombre de victimes pourrait augmenter de façon considérable.

Le communiqué du Cabinet, publié par l’agence de presse saoudienne (SPA), indique que «le Royaume exprime sa solidarité» avec les pays touchés par les séismes.

Le premier tremblement de terre, d’une magnitude de 7,8, a frappé la zone frontalière entre la Turquie et la Syrie, lundi vers 4 h, heure locale, provoquant l’effondrement de bâtiments, dont les occupants ont été surpris dans leur sommeil.

Le second, d’une magnitude de 7,7, s’est produit dans la même région peu avant 14 h, alors que les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivaient.

Deux autres séismes de magnitude 5,6 et 5,7 ont été enregistrés ce matin, ainsi que trois cent douze répliques depuis le premier tremblement de terre.

Le Cabinet a également salué les liens bilatéraux entre le Royaume et l’Irak et il a réitéré le soutien du Royaume aux efforts déployés par le gouvernement irakien pour parvenir à une croissance et une prospérité durables pour son peuple.

Par ailleurs, il a passé en revue les rapports sur les conférences régionales et internationales qui se sont tenues récemment en Arabie saoudite pour suivre les évolutions rapides et contribuer à trouver des solutions aux défis mondiaux.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Espagne: un homme s'immole par le feu devant le consulat du Maroc à Madrid

Une source policière a indiqué que cet homme s'était «immolé par le feu devant le consulat marocain» mais sans être en mesure de fournir davantage de détails. (Photo, AFP)
Une source policière a indiqué que cet homme s'était «immolé par le feu devant le consulat marocain» mais sans être en mesure de fournir davantage de détails. (Photo, AFP)
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  • Selon un porte-parole des services d'urgences, l'homme «gravement brûlé», a été pris en charge à l'hôpital madrilène de La Paz
  • Des médias locaux affirment que cet homme serait un Marocain d'une quarantaine d'années, ce que l'ambassade n'était pas en mesure de confirmer

MADRID: Un homme s'est immolé par le feu mardi devant le consulat du Maroc à Madrid, ont indiqué des sources policière et diplomatique, sans pouvoir indiquer les motivations de son acte.

Selon un porte-parole des services d'urgences, l'homme "gravement brûlé", a été pris en charge à l'hôpital madrilène de La Paz.

Une source policière a indiqué que cet homme s'était "immolé par le feu devant le consulat marocain" mais sans être en mesure de fournir davantage de détails.

"On n'a aucune idée des raisons qui l'ont poussé à faire cela. C'est arrivé très vite, les secours sont arrivés très vite", a expliqué pour sa part l'ambassade du Maroc en Espagne. "Il n'y a eu aucun contact avec le consulat, ça s'est passé devant le consulat", a-t-elle ajouté.

Des médias locaux affirment que cet homme serait un Marocain d'une quarantaine d'années, ce que l'ambassade n'était pas en mesure de confirmer.

"Je l'ai vu courir et il y avait des gens derrière lui qui essayaient de lui retirer ses vêtements" en feu, a raconté à la télévision publique espagnole un témoin des faits prénommé Rachid, qui a aussi dit avoir vu un homme courir avec un extincteur pour tenter d'éteindre les flammes.

"Vu comment les flammes partaient de sa tête, je pense qu'il s'était versé de l'essence sur lui", a-t-il encore indiqué.


En Syrie, le séisme met sous pression ONG et pays occidentaux

Les opérations de recherche et de secours sont en cours dans les décombres d'un immeuble effondré dans la ville de Jableh dans la province du nord-ouest de Latakia en Syrie suite à un séisme, le 7 février 2023. (Photo, AFP)
Les opérations de recherche et de secours sont en cours dans les décombres d'un immeuble effondré dans la ville de Jableh dans la province du nord-ouest de Latakia en Syrie suite à un séisme, le 7 février 2023. (Photo, AFP)
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  • Des pays comme la France, l'Allemagne et les Etats-Unis ont promis de secourir les victimes syriennes sans pour autant immédiatement déclencher les secours
  • La quasi totalité de l'aide humanitaire y est acheminée de Turquie par Bab al-Hawa, l'unique point de passage, garanti par une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies

PARIS: Le séisme de lundi en Turquie et en Syrie accentue pour les organisations humanitaires et les pays occidentaux le défi que constitue pour eux l'aide à la population syrienne, en particulier dans la zone rebelle d'Idleb, dans le nord-ouest.

Dès lundi, la communauté internationale s'est mobilisée pour la Turquie, acheminant sans délai l'aide d'urgence. Des pays comme la France, l'Allemagne et les Etats-Unis ont également promis de secourir les victimes syriennes sans pour autant immédiatement déclencher les secours.

"La Syrie reste une zone d'ombre d'un point de vue légal et diplomatique", observe Marc Schakal, le responsable du programme Syrie de Médecins sans Frontières, exhortant à envoyer de l'aide "au plus vite".

Il redoute que les ONG locales et internationales ne soient dépassées dans un pays ravagé par douze années de guerre civile, qui oppose rebelles, dont certains sont instrumentalisés par des puissances étrangères, djihadistes, forces kurdes et armée du gouvernement de Bachar al-Assad, soutenu par l'Iran et la Russie.

L'aide est d'autant plus cruciale que "la situation de la population était déjà dramatique", renchérit le professeur Raphaël Pitti, un responsable de l'ONG française Mehad, particulièrement inquiet pour la province d'Idleb.

L'un des problèmes majeurs est l'accès à ce dernier grand bastion des rebelles et des jihadistes, qui compte 4,8 millions de personnes, dit-il.

Points d'accès 

La quasi totalité de l'aide humanitaire y est acheminée de Turquie par Bab al-Hawa, l'unique point de passage, garanti par une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Acheminer de l'aide à partir du territoire syrien contrôlé par Damas est épineux diplomatiquement. Cela suppose aussi que le régime consente à la transmettre aux populations de la zone rebelle et que les belligérants s'accordent sur sa distribution.

Le passage de Bab al-Hawa, contesté par Damas et Moscou qui dénoncent une violation de la souveraineté syrienne, a été maintenu pour six mois supplémentaires, jusqu'en juillet prochain. Sous la pression de la Russie et de la Chine, les trois autres points de passage ont été supprimés.

Mais Bab al-Hawa a été touché par le séisme ayant frappé les deux pays, a déclaré l'ONU mardi.

Pour l'heure, les experts doutent de la possibilité que les anciens points de passage puissent être rouverts.

Le régime de Damas, sous le coup de sanctions internationales depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, a pressé la communauté internationale de lui venir en aide, sur fond de constant alourdissement du bilan humain : plus de 1.600 morts. Et plus de 3 400 en Turquie, selon des données provisoires.

L'ambassadeur syrien aux Nations unies a assuré lundi à l'ONU que cette aide irait "à tous les Syriens sur tout le territoire". A condition néanmoins que celle-ci soit acheminée de l'intérieur de la Syrie sous contrôle du régime.

Normalisation 

"Les accès à partir de la Syrie existent, ils peuvent se coordonner avec le gouvernement et nous serons prêts à le faire", a affirmé Bassam Sabbagh, rejetant en creux la possibilité d'envoyer de l'aide par des points transfrontaliers.

A Paris, comme à Berlin, les autorités bottent en touche.

L'Allemagne compte utiliser les "canaux habituels" des ONG.

La France pourrait, quant à elle, s'avérer moins présente que "dans d'autres crises" dans la mesure où elle est "gênée aux entournures" d'aller dans un pays où elle ne reconnaît pas la légitimité du régime, estime Emmanuel Dupuy, le président de l'Institut Prospective et Sécurité.

Raphaël Pitti estime que les zones sous l'autorité de Damas recevront très probablement l'aide internationale. "Comme cela a toujours été fait depuis dix ans".

Mais le professeur redoute que la population d'Idleb en particulier, "qui compte 2,8 millions de réfugiés", ne soit laissée pour compte.

La communauté catholique de Sant'Egidio, dont le siège est à Rome, a appelé mardi à "suspendre les sanctions pour que l'aide puisse parvenir dès que possible à la population épuisée par la guerre et le séisme". Le Croissant-rouge syrien également.

Les pays occidentaux ont retiré leurs diplomates de Damas et imposent des sanctions au régime de Bachar al-Assad depuis la brutale répression des manifestations antigouvernementales en 2011.

Et Emmanuel Dupuy y voit "une sorte de normalisation au niveau de la Ligue arabe".

La Syrie pourrait, de son côté, faire valoir "un retour en grâce du fait qu'elle est victime" de ce séisme, dit-il.

"Il est impératif que tout le monde considère cette situation (...) pour ce qu'elle est, une crise humanitaire où des vies sont en jeu", a lancé le porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU, Jens Laerke, de Genève. "S'il vous plaît, ne la politisez pas".