Monument du cinéma algérien, l'actrice Farida Saboundji n’est plus 

Née le 10 août 1930, au vieux quartier de Douirette à Blida, Elle se tente au très jeune âge de 13 ans au théâtre (Photo, Instagram).
Née le 10 août 1930, au vieux quartier de Douirette à Blida, Elle se tente au très jeune âge de 13 ans au théâtre (Photo, Instagram).
Short Url

Monument du cinéma algérien, l'actrice Farida Saboundji n’est plus 

  • La comédienne algérienne, originaire de la ville de Blida, a connu la célébrité pour ses rôles récurrents de marâtre diabolique
  • La dépouille de la comédienne a été inhumée, samedi, au cimetière d'El-Alia à Alger

ALGER: La talentueuse artiste et actrice algérienne, Farida Saboundji, est décédée hier, samedi, à l'âge de 92 ans, après une carrière artistique bien remplie.

La comédienne algérienne, originaire de la ville de Blida, a connu la célébrité notamment  pour ses rôles récurrents de marâtre diabolique.

Avec une carrière incroyable qui s’est étendue sur soixante-dix années, Farida Saboundji est l'une des figures artistiques incontournables de la télévision algérienne.

Née le 10 août 1930, au vieux quartier de Douirette à Blida, elle se tente au très jeune âge de 13 ans au théâtre. 

L’adolescente se produira aux côtés des grands artistes algériens dont Mahieddine Bachtarzi, Ahmed Ayad (Rouiched), Mohamed Touri, Kelthoum ou encore Nouria. 

G
Farida Saboundji, en haut à partir de la droite, Khelifi Ahmed à sa droite et Meriem Abed, debout à partir de la gauche.
Sylvain Ghrenassia, le virtuose violoniste et père d'Enrico Macias, Skandrani, le pianiste et Cheikh Raymond, le chanteur malouf Constantinois et luthiste (Photo, Facebook: Chouf Chouf).

​​​

Dans les années 50, la comédienne va incarner de nombreux rôles qui forgeront sa réputation au théâtre classique, dans des pièces telles qu'Othello, Don Juan, Tartuffe, etc.

Farida Saboundji a participé, en 1983, au célèbre long métrage réalisé par Hadj Rahim "Khoud Ma'Atak Allah" ou elle retrouve Nouria. 

Dans les années 90, côté télévision, la comédienne est apparue dans plusieurs feuilletons dont "El Macir" du réalisateur Djamel Fezaz, où elle a brillamment joué le rôle d'une femme riche et acariâtre. 

Le sitcom «Dar El Bahjda», paru en 2013 dans lequel elle donne la réplique à Beyouna est le dernier feuilleton dans lequel elle apparaîtra.

En 2017, Saboundji s’est vu décerner la Médaille de l'ordre de mérite national ainsi que d'autres distinctions « en reconnaissance au grand talent et au parcours riche de cette éminente personnalité de l'art algérien qui a voué sa vie et sa carrière au service de la culture algérienne.» 

La dépouille de la comédienne a été inhumée, samedi, au cimetière d'El-Alia à Alger, en présence de plusieurs personnalités politiques et d'artistes venus lui rendre un dernier hommage. 

Farida Saboundji, a fait partie de la première génération d’artistes qui ont participé à la guerre de libération. Et ce, à travers son art et son militantisme. 


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Short Url
  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
Short Url
  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Short Url
  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

--
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com