Yémen: un don néerlandais pourrait permettre à l'ONU de sauver le pétrolier Safer

Cette image, fournie par I.R. Consilium, a été prise en 2019. Elle montre le système de tuyauterie externe du FSO Safer, ainsi que la défaillance du tuyau qui a conduit à un déversement, au large du port de Ras Issa, au Yémen. (AFP)
Cette image, fournie par I.R. Consilium, a été prise en 2019. Elle montre le système de tuyauterie externe du FSO Safer, ainsi que la défaillance du tuyau qui a conduit à un déversement, au large du port de Ras Issa, au Yémen. (AFP)
FSO Safer, le pétrolier contenant 1,1 million de barils de pétrole brut en mer Rouge au large du Yémen. (AP)
FSO Safer, le pétrolier contenant 1,1 million de barils de pétrole brut en mer Rouge au large du Yémen. (AP)
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Publié le Lundi 19 septembre 2022

Yémen: un don néerlandais pourrait permettre à l'ONU de sauver le pétrolier Safer

  • L’ONU espère réunir les 12 millions de dollars manquants cette semaine pour compléter le don néerlandais
  • Les écologistes du monde entier ont mis en garde contre une catastrophe écologique dévastatrice en mer Rouge en cas de fuite de pétrole, d’effondrement ou d’explosion du pétrolier

AL-MOUKALLA: L’espoir qu’une catastrophe environnementale en mer Rouge puisse être évitée a augmenté, à la suite d’un don des Pays-Bas pour contrer la menace posée par le pétrolier Safer abandonné au large du Yémen.

L’Organisation des nations unies (ONU) espère réunir les 12 millions de dollars manquants (1 dollar = 1 euro) cette semaine pour compléter le don néerlandais.

«Nous avons toujours besoin de douze millions de dollars pour entamer les travaux. Nous espérons que nous pourrons obtenir des fonds suffisants plus tard cette semaine», a déclaré dimanche, Farhan Haq, porte-parole adjoint du secrétaire général de l’ONU, à Arab News.

Liesje Schreinemacher, ministre néerlandaise du Commerce extérieur et de la Coopération internationale, a fait part du don de 7,5 millions d’euros pour l’opération de sauvetage parrainée par l’ONU, comblant un déficit de financement urgent qui avait précédemment retardé les plans.

«Grâce à cette contribution, nous disposons désormais du montant nécessaire pour commencer l’opération de sauvetage et nous pouvons empêcher qu’une grave catastrophe ne se produise», déclare la ministre sur Twitter.

Avec sa cargaison de plus d’1,1 million de barils de pétrole, le pétrolier est amarré au large de Hodeïda, dans l’ouest du Yémen, depuis le début de l’année 2015, lorsque les ingénieurs du monde entier ont fui la ville après la prise de contrôle par la milice houthie.

Ces dernières années, le pétrolier a attiré l’attention internationale, car la rouille corrode lentement sa coque, permettant à l’eau de s’infiltrer à l’intérieur.

Les écologistes du monde entier ont mis en garde contre une catastrophe écologique dévastatrice en mer Rouge en cas de fuite de pétrole, d’effondrement ou d’explosion du pétrolier.

La première phase du plan de l’ONU consiste à vider le pétrole du pétrolier et à le vendre pour générer des fonds pour la deuxième phase, qui consistera à remplacer le pétrolier vieillissant par un nouveau navire.

Les responsables yéménites affirment que la première phase du plan est entièrement financée grâce au don néerlandais, mais qu’ils ne savent pas quand elle débutera.

L’Arabie saoudite a fait don de dix millions de dollars à la campagne de financement participatif de l’ONU en juin afin de contribuer à l’objectif de 80 millions de dollars nécessaires pour sauver la mer Rouge d’une catastrophe environnementale.

Des responsables yéménites ont accusé les Houthis d’utiliser le pétrolier pour exercer un chantage sur le gouvernement et la communauté internationale.

Pendant plusieurs années, les Houthis ont refusé d’autoriser les experts de l’ONU à monter à bord du pétrolier pour effectuer des évaluations des dommages.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie Saoudite remporte un siège au Comité exécutif de la Fédération internationale des journalistes

L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
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  • L’Arabie Saoudite a obtenu pour la première fois un siège au Comité exécutif de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), via l’élection d’Adhwan Al-Ahmari, président de l’Association des journalistes saoudiens
  • Cette élection, dans un contexte très compétitif (148 pays en lice pour seulement 16 sièges), reflète une reconnaissance internationale accrue de la position du Royaume dans le secteur des médias

PARIS: L'Arabie Saoudite a réalisé un nouvel exploit en remportant un siège au Comité exécutif de la Fédération internationale des journalistes (FIJ). Cette étape est une première du genre dans l'histoire de la présence du Royaume au sein de cette entité médiatique internationale, grâce à l'élection du président de l'Association des journalistes saoudiens, Adhwan Al-Ahmari, en tant que représentant du Royaume au sein du Comité.

Cette victoire intervient dans un contexte de forte compétition internationale au sein de la fédération, à laquelle ont participé plus de 148 pays pour les sièges proposés. Seuls 16 pays ont réussi à remporter l'adhésion au Comité exécutif, ce qui reflète l'ampleur de la confiance internationale dont jouit l'Arabie Saoudite et sa position croissante dans le secteur des médias et de la presse.

Cette réalisation renforce la présence saoudienne dans les institutions médiatiques internationales et ouvre la voie à une plus grande participation à la prise de décision concernant la profession de journaliste à l'échelle mondiale, tout en transmettant l'expérience médiatique saoudienne sur les plateformes internationales.


Négociations avec Israël: le chef de la délégation libanaise va se rendre à Washington

Le président libanais Joseph Aoun (sur la photo) a rencontré vendredi le diplomate Simon Karam, chef de la délégation qui se rendra à Washington la semaine prochaine pour des discussions prévues avec Israël. (Photo d’archives/AFP)
Le président libanais Joseph Aoun (sur la photo) a rencontré vendredi le diplomate Simon Karam, chef de la délégation qui se rendra à Washington la semaine prochaine pour des discussions prévues avec Israël. (Photo d’archives/AFP)
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  • Le Liban prépare une nouvelle session de négociations de paix avec Israël à Washington, avec comme priorités la consolidation du cessez-le-feu, le retrait israélien et le rétablissement complet de la souveraineté libanaise
  • Malgré les efforts diplomatiques soutenus par Washington, les tensions restent fortes : Israël poursuit ses frappes et le Hezbollah rejette des discussions directes

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a donné vendredi ses directives au chef de la délégation libanaise aux négociations de paix avec Israël prévues la semaine prochaine à Washington, a annoncé la présidence.

Les deux premières sessions de ces discussions destinées à aboutir à un accord de paix s'étaient tenues aux Etats-Unis au niveau des ambassadeurs des deux pays, toujours en état de guerre.

Joseph Aoun a reçu Simon Karam, un diplomate chevronné, et "lui a donné ses directives" avant la réunion prévue le 14 mai, selon un communiqué de la présidence.

M. Karam "va se rendre bientôt à Washington", a indiqué une source officielle à l'AFP.

L'ambassadrice libanaise à Washington, le chargé d'affaires adjoint et "un militaire" feront partie de la délégation, a précisé cette source.

"Le Liban attend de ces négociations trois objectifs essentiels: consolider le cessez-le-feu, obtenir le retrait d'Israël (...) et étendre l'entière souveraineté de l'Etat sur le territoire national", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Youssef Raggi, vendredi dans un communiqué.

La première réunion entre les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, s'était tenue le 14 avril à Washington. Il s'agissait de la première rencontre de ce type depuis 1993.

Le président américain Donald Trump avait annoncé, à l'issue de la seconde réunion organisée à la Maison Blanche, une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril entre les deux pays.

Il avait alors dit s'attendre à ce que les dirigeants israélien Benjamin Netanyahu et libanais Joseph Aoun se rencontrent "dans les semaines à venir".

Mais le président Aoun a affirmé lundi qu'un accord de sécurité et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio avait dit mardi qu'il n'y avait "aucun problème entre les gouvernements libanais et israélien", affirmant que le Hezbollah constituait la pierre d'achoppement.

"Je pense qu'un accord de paix entre Israël et le Liban est rapidement accessible", a ajouté le secrétaire d'Etat américain.

Le mouvement Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en soutien à son allié iranien, est opposé à ces pourparlers et s'est prononcé pour des négociations indirectes.

Malgré la trêve, Israël poursuit ses frappes qui ont fait plus de 2.700 morts depuis le 2 mars, tandis que le Hezbollah revendique également des attaques contre Israël.


Liban: frappes israéliennes sur plusieurs localités du sud malgré la trêve

L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP
  • Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

NABATIYE: L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien.

La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP.

Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

L'armée israélienne a ordonné jeudi aux habitants de trois villages du sud, situés loin de la frontière, d'évacuer.

Sur la route menant du village de Toul à Nabatiyé, une ambulance de Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, a été visée, et deux secouristes blessés, a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'organisation, Mahmoud Karaki.

Mercredi, 11 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé.

D'autre part, quatre soldats israéliens ont été blessés dans le sud, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

Le Hezbollah revendique des attaques contre les forces israéliennes qui occupent des zones du sud du pays, malgré la trêve.

Mercredi soir, une frappe avait visé pour la première fois depuis près d'un mois la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah.

Le porte-parole de l'armée israélienne en arabe a affirmé jeudi que le chef de l'unité d'élite du Hezbollah, la force al-Radwan, "Ahmad Ghaleb Ballout", avait été tué dans cette frappe.

Une source proche du Hezbollah avait indiqué à l'AFP que Ballout, chef des opérations de la force al-Radwan selon elle, avait été tué. La formation pro-iranienne n'a pas confirmé.

Jeudi matin, les secouristes continuaient de rechercher des victimes dans les décombres de l'immeuble visé dans la banlieue sud, selon un photographe de l'AFP.

Les étages supérieurs de l'immeuble ont été soufflés.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait plus de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.