Ouragan Fiona: Pluie et vents violents en République dominicaine, dégâts «catastrophiques» à Porto Rico

Vue d'un parc à Samana, en République dominicaine, le 19 septembre 2022, après le passage de l'ouragan Fiona (Photo, AFP).
Vue d'un parc à Samana, en République dominicaine, le 19 septembre 2022, après le passage de l'ouragan Fiona (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 20 septembre 2022

Ouragan Fiona: Pluie et vents violents en République dominicaine, dégâts «catastrophiques» à Porto Rico

  • Les vents soufflaient jusqu'à 150 km/h et Fiona devrait encore se renforcer «au cours des deux prochains jours»
  • Fiona se dirige à présent vers les îles Turques-et-Caïques

NAGUA: L'ouragan Fiona a frappé lundi la République dominicaine après avoir causé des inondations et des dégâts "catastrophiques" à Porto Rico, son voisin des Caraïbes où il a privé les habitants d'électricité et continuait de provoquer de fortes précipitations.

Plusieurs routes ont été inondées ou coupées par des chutes d'arbres ou de poteaux électriques dans les alentours de la station balnéaire de Punta Cana, dans l'est de la République dominicaine, où l'alimentation en électricité a été interrompue, selon des journalistes de l'AFP.

Depuis lundi matin, 789 personnes ont été contraintes à quitter leurs foyers pour aller vers des "zones sûres", a déclaré à la presse le général Juan Méndez García, directeur du Centre des opérations d'urgence.

Les vents soufflaient jusqu'à 150 km/h et Fiona devrait encore se renforcer "au cours des deux prochains jours" pour devenir un ouragan de catégorie 3 mardi (sur l'échelle de Saffir-Simpson allant jusqu'à 5), selon le Centre national des ouragans (NHC), basé à Miami.

Fiona se dirige à présent vers les îles Turques-et-Caïques.

L'ouragan, qui a touché terre en République dominicaine tôt lundi, "est passé à toute vitesse", a dit Vicente Lopez, qui s'occupe de la plage de Bibijagua à Punta Cana, en signalant des commerces détruits.

De forts vents balayaient également la ville de Nagua, dans le nord, a constaté l'AFP.

Des vidéos publiées par la presse locale montraient des habitants de la ville côtière de Higüey (est) de l'eau jusqu'à la taille, tentant de mettre des effets personnels à l'abri.

État d'urgence

À Porto Rico, où l'ouragan était d'abord passé et où une alerte à la tempête tropicale restait en vigueur, "les dégâts sur l'infrastructure (...) et les maisons ont été catastrophiques", a dit le gouverneur de Porto Rico, Pedro Pierluisi, lors d'une conférence de presse.

Fiona a provoqué des glissements de terrain, fait tomber des arbres et des lignes électriques, rendu des routes impraticables et emporté un pont dans la ville d'Utuado.

Un homme est mort "calciné" en mettant du carburant dans un générateur allumé, selon les autorités.

"Malheureusement, nous attendons davantage de pluie sur toute l'île aujourd'hui et demain", a dit le gouverneur de Porto Rico, exhortant la population à ne pas s'aventurer dans les rues.

"Dans beaucoup de régions, qui n'avaient jamais eu d'inondations, il y a eu une accumulation d'eau sans précédent", "plus que ce que nous avons vu pendant l'ouragan Maria", a expliqué M. Pierluisi.

Plus de 800 000 personnes, selon les autorités, se sont également retrouvées sans service d'eau potable. "Nous sommes sans électricité et sans eau", a déclaré à l'AFP Elena Santiago, anesthésiste à l'hôpital d'Aibonito (centre).

Le passage de Fiona "a été violent", a-t-elle expliqué. "L'hôpital fonctionne grâce à un générateur, nous ne traitons que les urgences".

Guadeloupe: Deux jours après la tempête, toujours des coupures d'eau et de routes

"Une cinquantaine" de personnes doivent être relogées, a indiqué à l'AFP une source proche des autorités, sous couvert d'anonymat.

De son côté, la préfecture a précisé lundi soir que le "retour progressif" de la distribution d'eau se poursuivait, grâce notamment à la mise à disposition de deux citernes de la réserve nationale à Basse-Terre et de onze citernes supplémentaires en cours d'acheminement par le régiment du service militaire adapté (RSMA).

Le Syndicat mixte de gestion de l'eau et de l'assainissement de la Guadeloupe (SMGEAG) avait estimé dimanche que près de 151 000 abonnés étaient affectés par des manques d'eau du fait du passage de la tempête Fiona dans la nuit de vendredi à samedi. Il soulignait alors que, dans plusieurs zones de l'archipel, "de gros travaux" seraient nécessaires ou que les infrastructures n'étaient alors pas encore accessibles.

"Une distribution de bouteilles d'eau minérale sera assurée par la Croix-Rouge", a affirmé lundi la préfecture, précisant par ailleurs qu'"une centaine d'abonnés" étaient toujours privés d'électricité et que 340 usagers ne disposaient pas de ligne fixe à cause d'antennes endommagées.

"Onze antennes mobiles sont encore hors service", a-t-elle relevé.

Le réseau routier a également souffert: trois routes départementales restaient impraticables lundi en Basse-Terre et le pont de Rivière des Pères, reliant Basse-Terre à Baillif, a été fermé lundi à la circulation à cause "d'importantes dégradations structurelles".

Coupure de courant

Ancienne colonie espagnole, Porto Rico, qui est devenu territoire américain à la fin du 19e siècle avant d'acquérir un statut spécial d'"Etat libre associé" dans les années 1950, connaît de graves problèmes d'infrastructures depuis plusieurs années.

L'île a été dévastée en 2017 par les ouragans Irma et Maria, qui avaient sérieusement endommagé son réseau électrique. Celui-ci a ensuite été privatisé en juin 2021 avec pour but affiché de résoudre le problème des coupures de courant. L'île a cependant connu une panne générale en avril 2022.

L'ensemble du territoire de Porto Rico, qui compte plus de trois millions d'habitants, a été privé d'électricité à l'approche de l'ouragan. Lundi, le courant avait été rétabli pour 100 000 personnes, selon le gouverneur.

Dimanche, Fiona était passé du statut de tempête tropicale à celui d'ouragan de catégorie 1, au bas de l'échelle de Saffir-Simpson, et s'était abattu sur la côte sud-ouest de Porto Rico.

Le président américain Joe Biden a déclaré l'état d'urgence. Il s'est entretenu lundi avec le gouverneur de l'île et a indiqué que le nombre de membres du personnel fédéral oeuvrant déjà à aider le territoire et s'élevant actuellement à plus de 300 allait augmenter "de manière conséquente".

Avec le réchauffement de la surface des océans, la fréquence des ouragans les plus intenses, avec des vents plus violents et des précipitations plus importantes, augmente.

Fiona avait déjà causé de sérieux dégâts lors de son passage en Guadeloupe dans la nuit de vendredi à samedi. Par endroits, l'eau était montée de plus de 1,5 mètre. Un homme y était mort, emporté avec sa maison par les flots d'une rivière en crue.


L'Iran, à nouveau bombardé par les Etats-Unis, riposte et promet de refermer Ormuz

Les Etats-Unis ont mené jeudi à l'aube de nouveaux bombardements contre l'Iran. (AFP)
Les Etats-Unis ont mené jeudi à l'aube de nouveaux bombardements contre l'Iran. (AFP)
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  • Les frappes, qui selon l'armée américaine ont visé "des installations de surveillance militaire, des systèmes de communication et des sites de défense aérienne iraniens à travers tout le pays"
  • "On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous"

TEHERAN: Les Etats-Unis ont mené jeudi à l'aube de nouveaux bombardements contre l'Iran, qui a annoncé des ripostes contre des bases militaires au Koweït et à Bahreïn et promis de prendre pour cible tous les navires s'aventurant dans le détroit d'Ormuz.

Les frappes, qui selon l'armée américaine ont visé "des installations de surveillance militaire, des systèmes de communication et des sites de défense aérienne iraniens à travers tout le pays", ont été déclenchées après que Donald Trump a accusé Téhéran de tergiverser dans les négociations pour arrêter la guerre au Moyen-Orient.

"On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous", s'était emporté le président américain devant la presse mercredi.

Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a lui reproché à l'Iran de "jouer au chat et à la souris" dans les négociations. "Si nous devons négocier à coups de bombes, nous négocierons avec des bombes, et nous sommes très doués pour ça", a-t-il menacé.

Les Etats-Unis et l'Iran s'étaient déjà mutuellement attaqués dans la nuit de mardi à mercredi, malgré un cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril après plus de cinq semaines de bombardements.

Des explosions ont été entendues tôt jeudi matin sur l'île de Qeshm, à Minab, Sirik et dans le port de Bandar Abbas, dans le sud du pays, ont rapporté des médias iraniens.

En représailles aux dernières frappes américaines, les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de Téhéran, ont dit avoir lancé des drones sur les bases militaires d'Ali al-Salem et Ahmad al-Jaber, au Koweït, et sur la base aérienne de Sheikh Isa, à Bahreïn. Les médias iraniens avaient auparavant annoncé une attaque contre le quartier général de la 5e flotte américaine à Bahreïn.

Les sirènes d'alerte aérienne ont été déclenchées à Bahreïn, selon le ministère de l'Intérieur. Au Koweït, l'armée a annoncé être en train de "combattre des cibles aériennes hostiles", et l'autorité de l'aviation civile a fermé l'espace aérien de l'émirat.

Les Gardiens de la Révolution ont par ailleurs affirmé avoir tiré 12 missiles balistiques contre la base d'Al-Azrak, en Jordanie, utilisée par les Etats-Unis.

Téhéran a également averti que ses forces prendraient pour cible tout navire tentant de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, par lequel transitait en temps normal un cinquième du commerce mondial du pétrole et du gaz naturel liquéfié.

"Un enfer pour vous" 

"Suite aux violations répétées du cessez-le-feu par l'ennemi américain, le détroit d'Ormuz sera fermé jusqu'à nouvel ordre", ont fait savoir les Gardiens de la Révolution, cités par la télévision d'Etat. "Aucun navire ne doit quitter son mouillage dans le golfe Persique et la mer d'Oman. Toute approche du détroit d'Ormuz sera considérée comme une collaboration avec l'ennemi", ont-ils averti.

Dans la foulée la marine iranienne, citée par les médias, a annoncé que "deux navires qui tentaient de franchir illégalement le détroit d'Ormuz ont été frappés", sans plus de précision.

"Vous rendez le détroit sacré d'Ormuz dangereux?! Nous ferons de cette région un enfer pour vous", a menacé le commandant de l'aviation des Gardiens de la Révolution Sardar Mousavi.

Washington, qui impose pour sa part un blocus aux ports iraniens, a démenti tout blocage du détroit.

"Les navires commerciaux continuent de transiter par le détroit d'Ormuz ce soir", a écrit sur X le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Cette aggravation de la situation dans le Golfe continue d'alimenter la hausse des prix du pétrole. Jeudi matin, le baril de Brent de la mer du Nord gagnait 1,7% à 94,68 dollars, et celui de WTI américain 2% à 91,84 dollars.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a de son côté appelé mercredi les Libanais à se joindre à la lutte d'Israël contre le Hezbollah, affirmant que leur pays avait été "pris en otage" par le groupe pro-iranien.

Après des frappes israéliennes sur Beyrouth, l'Iran d'abord, puis Israël, avaient mené des attaques réciproques dimanche et lundi, pour la première fois depuis l'entrée en vigueur du fragile cessez-le-feu entre Téhéran et Washington le 8 avril.

Téhéran exige que le Liban, où s'affrontent depuis le 2 mars son allié du Hezbollah et Israël, soit inclus dans tout accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par une attaque israélo-américaine contre l'Iran.

Plus de 3.600 personnes ont été tuées au Liban dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre.


L'armée américaine tire sur un pétrolier au large d'Oman, trois Indiens portés disparus

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  • "Sur 24 membres d'équipage indiens à bord, 21 ont été secourus jusqu'à présent et trois sont portés disparus", a précisé le ministère indien des Affaires étrangères dans un communiqué
  • L'Inde a convoqué le chargé d'affaires américain à New Delhi et exprimé une "vive protestation" concernant l'attaque, a indiqué à l'AFP un haut responsable du gouvernement indien

DUBAI: Trois membres d'équipage indiens sont portés disparus mercredi, après une attaque revendiquée par l'armée américaine contre un pétrolier au large d'Oman qui tentait, selon Washington, d'exporter du pétrole d'Iran malgré le blocus imposé par les Etats-Unis.

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, a précisé sur X que l'un de ses avions de combat avait tiré sur "la salle des machines" du Settebello, qui bat pavillon des Palaos, "après que l'équipage a refusé d'obtempérer aux ordres des forces américaines"

"Sur 24 membres d'équipage indiens à bord, 21 ont été secourus jusqu'à présent et trois sont portés disparus", a précisé le ministère indien des Affaires étrangères dans un communiqué.

L'Inde a convoqué le chargé d'affaires américain à New Delhi et exprimé une "vive protestation" concernant l'attaque, a indiqué à l'AFP un haut responsable du gouvernement indien.

Il s'agit du huitième navire neutralisé depuis le début du blocus imposé par les Etats-Unis contre les ports iraniens, d'après le décompte de l'armée américaine.

Le sultanat d'Oman est situé à l'entrée du détroit d'Ormuz, où le trafic maritime est quasiment paralysé depuis le début fin février du conflit opposant les Etats-Unis et Israël à l'Iran. Près d'un cinquième des livraisons mondiales de pétrole et de gaz transitent par cette voie.

La compagnie de sécurité maritime britannique Vanguard a indiqué avoir été informée que le Settebello avait "transmis un appel de détresse indiquant que sa salle des machines avait été touchée par un missile" au large de Sohar, dans le golfe d'Oman et qu'un incendie s'était déclaré à bord.

L'agence de sécurité maritime britannique UKMTO a spécifié que les faits s'étaient produits à 20 miles nautiques au nord-est de la ville omanaise de Sohar.

"Les autorités locales ont indiqué qu'un pétrolier avait signalé un feu dans sa salle des machines, et qu'elles se trouvaient sur place pour aider à l'évacuation de l'équipage", selon le communiqué de l'UKMTO.

"Le navire a fait état d'une victime et de deux membres d'équipage portés disparus. Aucun impact sur l'environnement n'a été signalé", a-t-elle ajouté.

Lundi, les secours omanais avaient évacué par hélicoptère 24 marins indiens d'un pétrolier en feu au large des côtes du sultanat d'Oman, selon les autorités indiennes, qui n'avaient pas précisé les causes de l'incendie. Le sinistre était survenu sur le MT Marivex, un navire battant également pavillon des îles Palaos

Le tir américain contre le Settebello est intervenu alors que l'Iran a revendiqué mercredi matin des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par la destruction d'un hélicoptère américain lundi.


Trump affirme que les Etats-Unis vont «attaquer très durement» l'Iran

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  • "On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous"
  • L'Iran a revendiqué des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par l'attaque de l'hélicoptère

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé mercredi qu'il allait "attaquer très durement" l'Iran, y compris potentiellement en visant des centrales électriques ou des ponts, et dénoncé les "tergiversations" de Téhéran concernant un accord.

Il a aussi annoncé que les forces américaines avaient mené une "mission secrète" qui avait permis de faire transiter 100 millions de barils de pétrole par le détroit d'Ormuz.

"On va les attaquer, les attaquer très durement", a déclaré le président américain à la presse dans le Bureau ovale, ajoutant que ce serait dès "aujourd'hui" (mercredi).

"On verra bien ce qui va se passer, mais on les a frappés durement hier, et on va les frapper durement aujourd'hui, (...) au cas où vous n'allumeriez pas votre télé", a-t-il dit.

Il a précisé être en droit de le faire après la destruction lundi d'un hélicoptère américain attribuée à Téhéran.

L'Iran a revendiqué des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par l'attaque de l'hélicoptère.

Ces frappes américaines en représailles à l'attaque de l'hélicoptère - qui survolait le détroit d'Ormuz, toujours verrouillé par l'Iran - ont notamment ciblé dans la nuit de mardi à mercredi les villes de Jask et Sirik et l'île de Qeshm, sur la côte sud de l'Iran.

"On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous", a poursuivi Donald Trump.

"Tout a été négocié. Nous avons un accord entièrement négocié, mais ils tergiversent sans cesse", a ajouté le dirigeant républicain.

Plus tôt, il avait estimé que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix".

"MORT!!!" 

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", avait écrit le président américain sur son réseau Truth Social. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"

Donald Trump a aussi affirmé à Fox News qu'il envisageait de plus en plus de mener des frappes contre des centrales électriques et des ponts iraniens.

Interrogé à ce sujet à la Maison Blanche par un journaliste de l'AFP, il a répondu: "Je ne vais pas vous le dire mais je peux le faire".

Sur son réseau Truth Social, il a par ailleurs écrit que l'armée américaine avait mené "une mission secrète en soutien des pétroliers et autres navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz".

"Ces efforts ont permis de faire passer 100 MILLIONS de barils de pétrole par le détroit", a-t-il ajouté, en précisant que "plus de 200 navires" avaient pu franchir le passage.

Cette "mission secrète" évoque le "Project Freedom", un projet d'escorte de navires annoncé début mai puis très rapidement suspendu par Donald Trump en raison, à l'époque, de "grands progrès" dans les discussions avec Téhéran.

Depuis l'entrée en vigueur de la trêve début avril, le dirigeant républicain multiplie les déclarations contradictoires, entre espoir d'un compromis tout proche et menace de reprise des hostilités.

Donald Trump affirmait encore mardi que la diplomatie américaine menait les "derniers efforts" en vue d'un accord avec Téhéran, évoquant un délai de "deux à trois jours" pour sa conclusion.

Il a par ailleurs affirmé, dans un autre message mercredi, que le blocus américain des ports iraniens était "le plus réussi" de l'histoire, allant selon lui jusqu'à empêcher Téhéran de payer la solde de ses militaires.

Peu après les propos de M. Trump à la Maison Blanche, l'armée américaine a annoncé qu'un de ses avions de combat avait mis hors service un pétrolier dans le Golfe d'Oman qui tentait d'apporter du pétrole en Iran malgré le blocus imposé par les Etats-Unis.