Le Royaume-Uni commence à écrire son histoire post-Elizabeth

Le roi Charles de Grande-Bretagne assiste aux funérailles nationales et à l'enterrement de la reine Elizabeth de Grande-Bretagne à l'abbaye de Westminster, à Londres, lundi. (Reuters)
Le roi Charles de Grande-Bretagne assiste aux funérailles nationales et à l'enterrement de la reine Elizabeth de Grande-Bretagne à l'abbaye de Westminster, à Londres, lundi. (Reuters)
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Publié le Mardi 20 septembre 2022

Le Royaume-Uni commence à écrire son histoire post-Elizabeth

  • Symboliquement, comme les membres du gouvernement précédemment, des députés doivent prêter mercredi allégeance au nouveau roi Charles III, 73 ans - lequel, comme sa mère, a promis de servir son peuple toute sa vie
  • En cette période de crise, le potentiel coût pour le contribuable des funérailles, qui n'a pas été dévoilé, fait aussi grincer quelques dents

LONDRES: Après le parfum de communion nationale qui a marqué les funérailles d'Elizabeth II, le Royaume-Uni a tourné une page de son histoire et retrouvé mardi le cours de son existence. Non sans s'interroger sur son avenir sans cette figure unificatrice. 

Pour un dernier au revoir à leur reine, décédée le 8 septembre à 96 ans dont 70 ans de règne, des centaines de milliers de Britanniques s'étaient massés lundi dans les rues de Londres et de Windsor, pour voir passer le cercueil. 

Un moment de communion nationale relayé à une audience télévisée planétaire, qui a figé le pays et fait chuter la consommation d'électricité lundi en matinée - jusqu'à 2 gigawatts, ou l'équivalent de deux réacteurs nucléaires. 

Ils avaient été nombreux aussi, dans les cinq jours précédant ces majestueuses funérailles, à adresser un baiser, improviser une révérence ou verser une larme devant le cercueil exposé nuit et jour au public dans une salle du parlement, après des heures d'attente. 

"Plus de 250 000 (personnes) sont passées par le Parlement", selon une estimation provisoire, a déclaré la ministre de la Culture, Michelle Donelan, sur Sky News. C'était pour la reine mère 200.000 personnes en 2002. 

Les "adieux" à la reine dominaient encore mardi toutes les Unes de la presse britannique, qui rivalisait d'hommages et de photos des événements. Le Telegraph, proche des conservateurs, soulignait "une effusion d'amour". 

Après son inhumation dans l'intimité, la famille royale a publié sur son compte Twitter une photo inédite d'Elizabeth II, la seule souveraine que beaucoup de Britanniques aient jamais connue, la montrant en 1971 dans les terres de son domaine écossais de Balmoral, où elle s'est éteinte. 

La « magie d'Elizabeth » 

Symboliquement, comme les membres du gouvernement précédemment, des députés doivent prêter mercredi allégeance au nouveau roi Charles III, 73 ans - lequel, comme sa mère, a promis de servir son peuple toute sa vie. 

Mais l'actualité mise entre parenthèses durant le deuil national a vite repris le dessus. 

Même si le deuil de la famille royale se prolonge d'une semaine supplémentaire, les drapeaux ne sont plus en berne et le gouvernement de la Première ministre Liz Truss, arrivée au pouvoir deux jours à peine avant le décès d'Elizabeth II, entend à nouveau grogner les Britanniques mécontents de l'envolée du coût de la vie. 

En cette période de crise, le potentiel coût pour le contribuable des funérailles, qui n'a pas été dévoilé, fait aussi grincer quelques dents. 

La ministre Michelle Donelan a tenté de faire taire les critiques, affirmant qu'à son sens les Britanniques estimeraient que "c'était de l'argent bien dépensé". 

"Je pense que personne ne peut insinuer que notre défunte monarque ne méritait pas ces adieux, étant donné le devoir et le service désintéressé auxquels elle s'était engagée durant plus de 70 ans", a-t-elle insisté. 

Velléités indépendantistes en Ecosse, tensions communautaires en Irlande du Nord, crises sociales, nouvelles générations moins attachées à la tradition... Le Royaume-Uni doit désormais s'atteler à écrire une nouvelle page de son histoire. 

En route pour l'Assemblée générale des Nations unies, Liz Truss a souligné le grand élan de sympathie témoigné par la population à Charles III, que ses premiers déplacements officiels l'ont mené dans les quatre nations constituant le pays (Angleterre, Ecosse, Irlande du Nord, Pays de Galle). 

Sa tâche s'avère toutefois délicate, estime The Guardian. 

"Les 10 derniers jours ont constitué des vacances par rapport à l'habituelle polarisation politique: l'admiration pour la reine était l'une des seules choses sur lesquelles la plupart des gens pouvaient s'accorder", écrit le quotidien de gauche, soulignant son rôle rassembleur. 

"S'il s'avère que c'était lié à la magie d'Elizabeth, plutôt qu'à la couronne, alors on ne sait pas combien de temps Charles aura un Royaume-Uni sur lequel régner", prévient-t-il. 

Le Times, à droite, estime que Charles III aura encore un important rôle à jouer: "Il devrait être ce que la plupart de nos dirigeants semblent incapables d'être, un discret symbole de vertu et de décence, digne de respect". 


L'échange Griner-Bout n'a pas mis fin à la «crise» russo-américaine

Américains et Russes s'accusent mutuellement de détenir leurs ressortissants respectifs à des fins politiques. Plusieurs échanges de prisonniers ont eu lieu ces dernières années. (AFP)
Américains et Russes s'accusent mutuellement de détenir leurs ressortissants respectifs à des fins politiques. Plusieurs échanges de prisonniers ont eu lieu ces dernières années. (AFP)
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  • Américains et Russes s'accusent mutuellement de détenir leurs ressortissants respectifs à des fins politiques
  • Selon M. Peskov, «le principal résultat c'est qu'un citoyen russe qui était prisonnier pendant 14 ans des Américains, de façon absolument illégale, a pu rentrer au pays»

MOSCOU: Le Kremlin a souligné vendredi que l'échange de prisonniers entre les Etats-Unis et la Russie impliquant la basketteuse américaine Brittney Griner et l'ex-marchand d'armes Viktor Bout n'avait pas mis fin à la "crise" entre les deux pays.

"Ces négociations concernaient uniquement l'échange, il est probablement incorrect de faire des conclusions hypothétiques disant que ce serait un pas vers une sortie de la crise que nos relations bilatérales traversent actuellement", a indiqué le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

"Nos relations bilatérales sont toujours dans un état déplorable", a-t-il ajouté, dans une interview au média russe Izvestia.

Selon M. Peskov, "le principal résultat" de cet échange, qui s'est déroulé jeudi, "c'est qu'un citoyen russe qui était prisonnier pendant 14 ans des Américains, de façon absolument illégale, a pu rentrer au pays".

Brittney Griner, 32 ans, qui avait été arrêtée en Russie en février pour des accusations de trafic de cannabis, et Viktor Bout, 55 ans, qui purgeait une peine de 25 ans dans une prison américaine, ont été échangés dans un aéroport aux Emirats arabes unis.

Un haut responsable américain a affirmé que la discussion avec Moscou était restée focalisée sur la libération de Brittney Griner, et les Etats-Unis l'ont fait savoir à l'Ukraine ainsi qu'à d'autres alliés.

Américains et Russes s'accusent mutuellement de détenir leurs ressortissants respectifs à des fins politiques. Plusieurs échanges de prisonniers ont eu lieu ces dernières années.


Londres sanctionne 30 personnalités et entités pour violations des droits humains

«C'est notre devoir de promouvoir des sociétés ouvertes et libres dans le monde», a déclaré le ministre des Affaires étrangères britannique James Cleverly, cité dans un communiqué
«C'est notre devoir de promouvoir des sociétés ouvertes et libres dans le monde», a déclaré le ministre des Affaires étrangères britannique James Cleverly, cité dans un communiqué
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  • Ces sanctions visent «des personnes corrompues, celles ayant violé et abusé les droits humains, ainsi que les auteurs de violences sexuelles dans des conflits», a détaillé le ministère
  • Londres cible aussi dix officiels iraniens liés au système judiciaire et carcéral du pays

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé vendredi avoir sanctionné 30 entités ou personnalités originaires de 11 pays, dont l'Iran, la Russie, la Birmanie, la Serbie ou la Moldavie, "opprimant les libertés fondamentales dans le monde".

"C'est notre devoir de promouvoir des sociétés ouvertes et libres dans le monde. Aujourd'hui nos sanctions vont plus loin pour exposer ceux qui sont derrière les violations odieuses de nos droits les plus fondamentaux", a déclaré le ministre des Affaires étrangères britannique James Cleverly, cité dans un communiqué.

Elles visent "des personnes corrompues, celles ayant violé et abusé les droits humains, ainsi que les auteurs de violences sexuelles dans des conflits", a détaillé le ministère.

Londres a notamment adopté une loi en 2018 lui permettant d'appliquer des sanctions (interdiction d'entrer sur le territoire, gel d'actifs) à des personnes accusées de violations des droits de l'homme à l'étranger.

Huit personnes, dont un responsable religieux pakistanais, un général ougandais, deux élus locaux nicaraguais et quatre responsables russes, sont sanctionnés via ce régime.

Londres cible aussi dix officiels iraniens liés au système judiciaire et carcéral du pays, ainsi que six responsables du Soudan du Sud, un groupe armé au Mali et des membres de la junte birmane impliqués dans des violences sexuelles lors de conflits.

Enfin, une série d'individus originaires de Serbie, de Moldavie et du Kosovo sont visés pour corruption.


Mondial-2022: un inédit Angleterre-France en quart, Maroc-Portugal pour une revanche

Les membres du personnel au sol tiennent le drapeau de l'Angleterre avant les huitièmes de finale de la Coupe du monde de Qatar 2022 entre l'Angleterre et le Sénégal au stade Al-Bayt à Al Khor, au nord de Doha, le 4 décembre 2022. (AFP)
Les membres du personnel au sol tiennent le drapeau de l'Angleterre avant les huitièmes de finale de la Coupe du monde de Qatar 2022 entre l'Angleterre et le Sénégal au stade Al-Bayt à Al Khor, au nord de Doha, le 4 décembre 2022. (AFP)
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  • Après une montée en puissance lors du 1er tour, les grands rivaux se sont simplifiés la vie en 8e, contre la Pologne pour les Bleus (3-1) et le Sénégal pour les Anglais (3-0)
  • Ce nouvel opus des retrouvailles s'annonce d'ores et déjà passionnant

DOHA: Les quarts de finale du Mondial-2022 proposent samedi (20h00) une nouvelle opposition entre la France et l'Angleterre, meilleurs "ennemis" depuis des décennies mais qui s'affrontent pour la première fois en match à élimination directe dans le tournoi, après un alléchant Maroc-Portugal disputé (16h00) sur un air de revanche.

Les Bleus et les Trois Lions, dont le dernier duel remonte à 2017, se sont en effet affrontés à 33 reprises depuis 1923 mais leurs deux seules rencontres en Coupe du monde, en 1966 et en 1982, à chaque fois lors du 1er tour, ont tourné à l'avantage des Anglais.

Au Qatar, les champions du monde en titre, dont de nombreux joueurs évoluent en Premier League, misent avant tout sur Mbappé, en tête du classement des buteurs avec cinq réalisations, pour commencer à inverser la tendance. En face, le finaliste du dernier Euro, se demande lui si la présence du rapide Kyle Walker dans son couloir droit suffira pour contenir l'attaquant du PSG.

Jusque-là, le camp bleu a montré un visage séduisant en attaque, mais il a également encaissé un but lors de chacune de ses quatre dernières sorties. En face, la menace offensive est plus diffuse mais Harry Kane vient d'ouvrir son compteur. Surtout, l'arrière-garde semble plus hermétique, avec seulement deux buts concédés lors du premier match.

Après une montée en puissance lors du 1er tour, les grands rivaux se sont simplifiés la vie en 8e, contre la Pologne pour les Bleus (3-1) et le Sénégal pour les Anglais (3-0), et ce nouvel opus des retrouvailles s'annonce d'ores et déjà passionnant.

Avant cela, les Marocains, dont la présence à ce niveau est historique, auront abordé avec un esprit revanchard leur choc contre le Portugal. Les deux nations se sont en effet également affrontées deux fois en Coupe du monde. Si tout s'était bien passé pour les Lions de l'Atlas en 1986, la Seleçao avait pris sa revanche il y a quatre ans.

Ronaldo avait marqué ce jour-là un but splendide mais l'étoile de l'icone portugaise de 37 ans a dépuis pâli et, simple remplaçant en 1/8, il a laissé contre la Suisse (6-1) toute la lumière à Gonçalo Ramos, auteur du premier triplé au Qatar.

Mais les Marocains viennent eux de créer l'exploit contre l'Espagne (0-0 a.p. 3-0 t.a.b.), qui les avait également dominés en 2018, et ils rêvent d'enchaîner en écartant l'autre équipe ibère. A condition néanmoins d'avoir digéré l'éprouvante prolongation et la séance de tirs au but héroïque.