Les premiers pas du cinéma algérien

Scène du film La Bataille d’Alger (Photo, El Watan).
Scène du film La Bataille d’Alger (Photo, El Watan).
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Publié le Mercredi 21 septembre 2022

Les premiers pas du cinéma algérien

  • L’histoire connue nous rapporte que Djamel Tchanderli a été l’unique cameraman algérien à avoir filmé dans les maquis de la Wilaya II
  • Le cinéma algérien est-il né dans les maquis ?

On continue d’affirmer que « le cinéma algérien est né dans les maquis ». Cette croyance laisse entendre que les premiers films furent tournés dans les maquis. Si c’est le cas, on est en droit de se demander qui sont ces cinéastes et quels films ils ont réalisés.

Le cinéma algérien est-il né dans les maquis ?L’histoire connue nous rapporte que Djamel Tchanderli a été l’unique cameraman algérien à avoir filmé dans les maquis de la Wilaya II (nord constantinois). Rentré à Tunis Djamel envoya ses bobines à New York pour être développées, mais elles seront à jamais perdues. Le GPRA soupçonna les Américains de les avoir détruits, à la demande des Français. Quant aux films documentaires « Djazaïrouna » « Yasmina » et les « Fusils de la liberté » ils ont été filmés sur le territoire Tunisien par Djamel et Lakhdar Hamina et complétés avec des images d’actualités glanés en Europe. Peut-on dire que le cinéma algérien est né dans les maquis? Je ne le pense pas, car pour que le cinéma puisse naitre au maquis il aurait fallu une ou des équipes disponibles et du matériel adéquat. Or, il n’ y en avait pas. Les images prises dans les maquis sont l’œuvre de cinéastes Français et Américains travaillant pour leur compte. Ces films de propagande (au sens positif du terme) ne répondent pas aux critères artistiques définis par l’industrie cinématographique mondiale. . Qu’importe, ces premiers courts-métrages sont les prémisses du futur cinéma algérien qui naitra effectivement durant les premières années de l’indépendance. 

LES PREMIERS PAS

Je suis cinéaste depuis 1963. Auparavant j’étais technicien à la RTF (Radio télévision française puis à la RTA) j’ai donc assisté aux premiers pas de la production cinématographique de l’Algérie indépendante, qui ont vu naitre les premiers films grâce aux artisans que sont les techniciens d’alors. Sans ces pionniers aucun film n’aurait pu être tourné. C’est une évidence qui a échappé aux historiens et critiques qui n’avaient d’yeux que pour les deux réalisateurs venus de Tunis :Lakhdar Hamina et Djamel Tchanderli. Avant l’indépendance, ces techniciens travaillaient à la télévision française (RTF) qui les a formés. Il faut rappeler que c’est grâce à la révolution que le pouvoir colonial avait ouvert les portes de la télévision naissante aux « indigènes » dans une tentative désespérée de rallier le peuple à son « Algérie française ». 

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, renvoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Sécurité alimentaire en Afrique : Orienter les politiques agricoles vers les petits exploitants

La situation est critique en Afrique où la problèmatique de la gestion des terres et des ressources hydriques se pose avec acuité. (Photo : D. R.)
La situation est critique en Afrique où la problèmatique de la gestion des terres et des ressources hydriques se pose avec acuité. (Photo : D. R.)
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  • La faiblesse des rendements céréaliers, le taux élevé des enfants souffrant de malnutrition et la dépendance de l’Afrique en importations d’engrais sont autant d’éléments qui illustrent l’urgence des dossiers à prendre en charge
  • Des dossiers qui portent sur la gestion des terres, la disponibilité des ressources en eau et des moyens donc des attentes des petits agriculteurs

Dans un continent comme l’Afrique où les conflits, les bouleversements climatiques et l’endettement extérieur pèsent lourd sur la sécurité alimentaire, la nécessité de revoir les politiques publiques dédiées à l’agriculture «sur une base plus ouverte et inclusive de manière à sécuriser les petits agriculteurs» s’impose. Autrement dit, «en finir avec la matrice qui a déstructuré la petite paysannerie» au profit des grands projets d’investissement agricole.

C’est le message clé des participants à la première édition du débat alimentaire africain tenue en marge du 24e Salon international de l’agriculture, de l’élevage et de l’agro-industrie Sipsa Filaha. Les animateurs du premier panel dédié à la sécurité alimentaire étaient,  en effet, unanimes : «Il y a lieu de refonder les stratégies agricoles nationales en les orientations vers les petits paysans.»

C’est le cas pour l’Algérie, de l’avis de l’économiste Omar Bessaoud  qui dira : «Il ne faut pas penser que notre réserve de production, c’est le Sud uniquement. Aujourd’hui, la politique agricole est orientée à 90% vers cette région, certes, mais il faut bien comprendre que nos ressources en eau au Sud ne sont pas renouvelables, même si les deux gisements d’eau, la nappe du continental intercalaire et la nappe du complexe terminal, regorgent d’eau avec  35000 milliards de mètres cubes.

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Aide au logement : les raisons d'un démarrage «raté» selon Anice Benjelloun

Le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baïtas. (Le Matin)
Le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baïtas. (Le Matin)
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  • Cinq mois après son lancement, le nouveau programme d’aide au logement, mis en place par l’actuel gouvernement, piétine
  • «Les recettes des taxations des communes et des Agences urbaines ont baissé de 50 à 80% dans certaines Agences urbaines»

Cinq mois après son lancement, le nouveau programme d’aide au logement, mis en place par l’actuel gouvernement, piétine. Le qualificatif, employé par le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baïtas, reflète le retard dans l’avancement de ce chantier : au 9 mai dernier, 8.500 dossiers seulement avaient reçu l’aval des autorités pour bénéficier de l’aide directe de l’État pour l’acquisition de logements, alors que 65.000 demandes ont été déposées sur la plateforme «Daam Sakane». Pourquoi ce programme n’a pas connu, dès son lancement, le même succès fulgurant que l’ancien programme de logements sociaux, lancé en 2010 ? D’autant que 75% des demandes déposées le sont pour les logements à moins de 300.000 DH.

Même en l’absence d’un observatoire de l’immobilier, Anice Benjelloun, vice-président de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI), invité de l’émission «L’Info en Face» de «Groupe Le Matin», révèle quelques chiffres qui expliqueraient ce retard. «Les recettes des taxations des communes et des Agences urbaines ont baissé de 50 à 80% dans certaines Agences urbaines, selon nos investigations.

Idem en ce qui concerne les droits perçus par l’Agence nationale de la conservation foncière», souligne-t-il. Cela veut dire qu’il y a eu un recul du nombre d’autorisations de mise en chantier en 2023. Cette baisse serait aux alentours de 50%, selon notre invité. Et pour cause, «il n’y a plus de projets structurants qui sont autorisés dans les grandes agglomérations. Il y a donc un problème», explique M. Benjelloun.

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L’acteur Ali Bennour à La Presse : «Je crois en l’importance et l’influence du théâtre universitaire»

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  • Ali Bennour, célèbre acteur tunisien et homme politique, a choisi de signer son grand retour au théâtre
  • "Comme j’ai commencé ma carrière dans le théâtre depuis 50 ans, c’est un retour aux sources pour moi"

Ali Bennour, célèbre acteur tunisien et homme politique, a choisi de signer son grand retour au théâtre, pas en tant qu’acteur cette fois, mais en retrouvant une de ses premières passions, le théâtre universitaire. Nous lui avons posé ces trois questions.

Pourquoi avez-vous choisi de travailler avec des étudiants ?

Comme j’ai commencé ma carrière dans le théâtre depuis 50 ans, c’est un retour aux sources pour moi.

Ce que je vise actuellement, c’est redonner un nouvel élan à ce domaine au sein des universités. Si les clubs de théâtre sont implantés dans certains établissements universitaires depuis de nombreuses années, ils devraient continuer à étendre leur influence et organiser de plus en plus d’événements pour se faire connaître.

Quelles sont les particularités par rapport aux acteurs professionnels ?

Nous avons eu droit à deux séances d’entraînement par semaine. Il a fallu beaucoup d’efforts et un rythme intense pour gérer le peu de temps dont nous disposons. Avec cette contrainte principale, je suis très satisfait du résultat et de la réaction du public. De plus, ce qui compte bien plus que le succès de cette pièce, c’est que les étudiants, qui sont de futurs enseignants et parents, transmettent cette passion et cette conscience artistique aux générations futures.

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