Le chef du gouvernement marocain à l’ONU: Seule la «volonté politique» peut résoudre les problèmes mondiaux

Le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, a prévenu qu’une «crise de valeurs» sapait la coopération et la solidarité dans le système international. (Photo, AFP)
Le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, a prévenu qu’une «crise de valeurs» sapait la coopération et la solidarité dans le système international. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 22 septembre 2022

Le chef du gouvernement marocain à l’ONU: Seule la «volonté politique» peut résoudre les problèmes mondiaux

Le Premier ministre marocain, Aziz Akhannouch, a prévenu qu’une «crise de valeurs» sapait la coopération et la solidarité dans le système international. (Photo, AFP)
  • Aziz Akhannouch appelle à un règlement avec l’Algérie sur le Sahara occidental
  • La solution à la crise doit être menée «sans aucune ingérence étrangère ni politique extérieure»

LONDRES: La communauté internationale doit protéger le système multilatéral par le biais d’une «volonté politique», a déclaré mardi le cehf du gouvernement marocain Aziz Akhannouch devant l’Assemblée générale de l’ONU.

La situation au Sahara occidental est une préoccupation majeure pour le Maroc, affirme-t-il, soulignant l’engagement du pays à trouver une solution politique.

M. Akhannouch a appelé à entamer des pourparlers sur la question, indiquant que l’Algérie — qui soutient un mouvement indépendantiste au Sahara occidental — doit aborder les discussions de manière «bien intentionnée» afin de parvenir à un règlement durable.

Il a prévenu qu’une «crise de valeurs» sapait la coopération et la solidarité dans le système international, et que l’ONU avait un rôle plus important à jouer que la simple gestion des crises.

«Le travail multilatéral n’a jamais été un luxe, et la crise à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui le confirme et prouve que la sécurité et la prospérité de certains dépendent de la stabilité et de la prospérité de tous», poursuit-il.

M. Akhannouch mentionne que l’Afrique est le continent le plus touché par la série de crises géopolitiques, notamment la pandémie de Covid-19, le conflit Russie-Ukraine et l’instabilité économique mondiale.

En conséquence, les prix des denrées alimentaires et de l’énergie montent en flèche, compromettant d’importants objectifs de développement en Afrique — une priorité de l’ONU.

Malgré ces revers, M. Akhannouch a assuré que le continent était déterminé à utiliser ses «ressources humaines et naturelles» pour «réaliser les ambitions» de ses peuples, soulignant l’importance de l’accord sur la zone de libre-échange continentale africaine pour le progrès économique.

Il a toutefois exhorté l’ONU et la communauté internationale à alléger le fardeau de la dette de l’Afrique par une série de mesures visant à résister aux futurs chocs économiques.

Outre les préoccupations économiques, M. Akhannouch a mis en avant les craintes liées au changement climatique, avertissant que des «solutions immédiates» sont nécessaires.

Le Maroc s’est engagé à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 45% d’ici à 2030, a-t-il indiqué, évoquant la stratégie environnementale du pays qui vise à pivoter vers une économie verte sobre en carbone d’ici au milieu du siècle.

La migration demeure par ailleurs une préoccupation majeure pour les gouvernements et les organisations du monde entier, explique M. Akhannouch, ajoutant que le Maroc fera preuve de «solidarité» dans la lutte contre la traite des êtres humains et la protection des droits des femmes.

Le Maroc continue de soutenir la cause palestinienne et une solution à deux États pour mettre fin au conflit avec Israël, dit-il avant d’insister sur le fait que «l’identité historique» de Jérusalem en tant que lieu de coexistence et de paix doit être sauvegardée.

Quant à la Libye, elle constitue toujours un sujet de préoccupation pour les États d’Afrique du Nord, observe-t-il. Selon lui, la solution à la crise doit être «menée par les Libyens, sans aucune ingérence étrangère ni politique extérieure.»

Enfin, M. Akhannouch a salué la nomination du Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la Libye, Abdoulaye Bathily.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme que la menace du Hezbollah impose la poursuite de l'action militaire au Liban

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
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  • Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban
  • Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle)

BEYROUTH: Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives.

Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban.

M. Aoun a souligné que leur objectif était de mettre fin au conflit, ajoutant à l'intention du Hezbollah que la véritable "trahison" était d'avoir entraîné le Liban dans la guerre.

Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, avait auparavant accusé les autorités libanaises d'avoir fait "des concessions gratuites et humiliantes".

"Naïm Qassem joue avec le feu, et ce feu brûlera le Hezbollah et tout le Liban", a averti le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, lors d'une rencontre avec l'envoyée de l'ONU au Liban.

Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'armée israélienne a annoncé avoir commencé à frapper "des sites d'infrastructures du Hezbollah" dans la vallée de la Bekaa (est) et dans d'autres zones du sud.

Elle a affirmé avoir "détruit au cours des derniers jours plus de cinquante infrastructures terroristes dans le sud du Liban, y compris un complexe souterrain utilisé par le Hezbollah" pour des attaques contre Israël.

Le Hezbollah a pour sa part revendiqué de nouvelles attaques contre les troupes israéliennes déployées dans des localités frontalières du sud,  notamment contre un char Merkava à Kantara, et un bulldozer qui "démolissait des maisons dans la ville de Bint Jbeil".

"10% des missiles" 

Les deux parties s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril puis prolongé de trois semaines le 23 avril, après deux sessions de pourparlers à Washington au niveau des ambassadeurs libanais et israélien.

Selon M. Netanyahu, il "reste encore deux menaces principales venant du Hezbollah: les roquettes de type 122 et les drones. Cela exige une combinaison d'actions opérationnelles et technologiques", a-t-il affirmé devant des gradés.

Selon lui, le mouvement dispose encore "d’environ 10% des missiles" qu'il détenait au début de la guerre, déclenchée le 2 mars par des tirs du Hezbollah sur Israël en riposte à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours".

Ses forces ont délimité par une "ligne jaune" une zone le long de la frontière pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens.

"Pas d'accord humiliant" 

"Mon objectif est de parvenir à la fin de l'état de guerre avec Israël", a affirmé M. Aoun, assurant qu'il "n'accepterait pas un accord humiliant".

"Ce que nous faisons n'est pas une trahison, la trahison est plutôt commise par ceux qui entraînent le pays dans une guerre au profit d'intérêts étrangers", a-t-il rétorqué au mouvement chiite.

Ce dernier, qui dénonce une "capitulation" et se pose en défenseur de la souveraineté territoriale du Liban, "refuse catégoriquement de négocier directement avec Israël", a réaffirmé lundi son chef, dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, affiliée au mouvement.

Il a demandé au gouvernement libanais de renoncer à "un grave pêché qui place le Liban dans un cycle d'instabilité", ajoutant que son mouvement, dont Israël exige le désarmement, ne renoncerait pas à ses armes.

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir, a pour sa part affirmé que 2026 "pourrait encore être une année de combats" sur tous les fronts.

Selon des chiffres de l'AFP fondés sur des sources officielles libanaises, les opérations israéliennes ont fait depuis le début de la trêve au moins 36 morts, dont 14 dimanche.

Depuis le 2 mars, la campagne militaire israélienne a tué 2.521 personnes et en a blessé 7.804 blessées, selon le dernier bilan du ministère de la Santé.

Côté israélien, 16 soldats ont été tués au Liban depuis le 2 mars, dont un dimanche, selon les autorités.


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.