La diversité des sols en Arabie saoudite, un terreau fertile pour de nombreuses cultures

Avec deux millions de kilomètres carrés de terres, le Royaume abrite des plantations diverses. (Photo fournie).
Avec deux millions de kilomètres carrés de terres, le Royaume abrite des plantations diverses. (Photo fournie).
Short Url
Publié le Jeudi 22 septembre 2022

La diversité des sols en Arabie saoudite, un terreau fertile pour de nombreuses cultures

  • L’Arabie saoudite exporte plus de 300 variétés de dattes dans le cadre d’une industrie qui vaut 7,5 milliards de riyals saoudiens (plus de deux milliards d’euros)
  • L’air humide et le sol fertile de Jazan, d’Al-Baha et d’Abha sont les conditions idéales pour la culture du café

DJEDDAH: Les paysages naturels de l’Arabie saoudite sont considérés comme les plus diversifiés à l’échelle mondiale. Avec deux millions de kilomètres carrés de terres, le Royaume abrite des plantations telles que des palmiers, des fruits, des olives, du café, du riz et des lentilles, entre autres.

Les palmiers, synonymes de croissance, de vitalité et de prospérité

Bien que le changement climatique constitue une menace pour l’agriculture à travers le monde, le climat variable dans différentes régions du Royaume le rend idéal pour la plantation des palmiers.

Les palmiers symbolisent l’Histoire, le patrimoine, la générosité et l’hospitalité de la nation saoudienne et de sa culture. Ils sont également une ressource naturelle pour l’un des fruits anciens les plus populaires au monde: les dattes.

dattes
Les 33 millions de palmiers du Royaume représentent 27 % de l’ensemble des palmiers à l’échelle mondiale. (Photo fournie).

Selon le Conseil international des dattes, il y a 200 millions de palmiers dans le monde, produisant 9,5 millions de tonnes de dattes par an dans quarante pays.

Le Centre national saoudien pour les palmes et les dattes a récemment annoncé que, selon le Centre du commerce international, le Royaume se classait, en 2021, au premier rang international parmi 113 pays en matière d’exportations de dattes, avec une valeur de 1,2 milliard de riyals saoudiens (323,4 millions de dollars; 1 dollar = 1,01 euro).

Les 33 millions de palmiers du Royaume représentent 27 % de l’ensemble des palmiers à l’échelle mondiale, avec 1,54 million de tonnes de dattes produites annuellement à travers treize régions réparties sur 123 000 exploitations agricoles.

«Cet exploit remarquable et le niveau élevé d’excellence que le Royaume a atteint dans l’exportation de dattes sont dus aux efforts déployés au fil des ans par le ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Agriculture», déclare Bachar al-Koraie, PDG de la société de dattes Zadna, dans un entretien accordé à Arab News.

Le ministère a également soutenu la marque saoudienne de dattes en améliorant la qualité de la production dans les fermes, en suivant les meilleures pratiques agricoles et en adoptant des normes de qualité pour les dattes exportables dans les usines et les stations de conditionnement.

L’Arabie saoudite exporte plus de 300 variétés de dattes vers différents pays, dont les États-Unis, l’Europe, l’Asie de l’Est, la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Mena) et les États du Golfe.

M. Al-Koraie affirme que les variétés de dattes les plus célèbres au sein du Royaume sont la majdool, la khudari, la khlas, la sukkari, la shishi, la safawi, la sufri, la sagee, l’ajwa, la barhi et l’anbara.

La valeur du secteur des palmes et des dattes en Arabie saoudite s’élève à près de 7,5 milliards de riyals saoudiens, soit 12% de la production agricole totale et 0,4 % du produit brut total non pétrolier.

Les trois régions administratives les plus importantes pour la production de dattes dans le Royaume sont situées au centre, à l’est et à l’ouest du pays. Il s’agit de Qassim, d’Al-Ahsa – connue sous le nom de «Mère des palmiers» – et de Médine.

Les dattes de la province de Qassim sont exportées vers plus de 74 pays à travers le monde. La région produit plus de 300 000 tonnes de dattes par an.

«La Vision 2030 du Royaume a accordé une grande attention au secteur des palmiers et des dattes à travers son développement et sa durabilité. L’initiative a également permis de mettre en œuvre des programmes pour développer le secteur. Le taux global du produit intérieur brut (PIB) du pays a augmenté», soutient Bachar al-Koraie.

Jouf abrite plus de 984 000 palmiers et la région produit plus de 70 000 tonnes de dattes de différentes variétés chaque année.

Les arbres produisent un type spécial de datte, connu sous le nom de «Helwat al-Jouf».

Ce gros fruit noir et très sucré conserve sa qualité et peut être conservé jusqu’à cinq ans. Il est généralement servi en hiver et utilisé dans une variété de desserts arabes traditionnels.

Le secteur des palmes et des dattes du ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Agriculture dispose désormais d’un soutien à l’échelle internationale. Le Royaume a réussi à enregistrer les dattes comme «fruit inhabituel» auprès de l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). La FAO a également approuvé la proposition de l’Arabie saoudite de qualifier 2027 comme «Année internationale des dattes».

La banque de matériel génétique de palmes et de dattes de Mewa figure dans le livre Guinness des records, étant donné qu’elle abrite le plus grand nombre de variétés de palmiers, avec 127 types nationaux.

Pour soutenir les producteurs de palmes saoudiens et les aider à développer leurs activités agricoles, le Centre national saoudien pour les palmes et les dattes a créé une nouvelle plate-forme électronique, Mozare3, début août.

La plate-forme vise à être le premier et le principal soutien au développement et à l’augmentation de la production des agriculteurs, tout en contribuant à la durabilité du secteur de la palme et des dattes.

Les grains de café, l’or vert du Royaume

Le café et les dattes sont deux produits emblématiques et une célèbre combinaison saoudienne. Le café est ancré dans les valeurs saoudiennes d’hospitalité, de musique et de poésie au point d’occuper une place centrale au sein du patrimoine folklorique saoudien.

L’Arabie saoudite occupe le 50e rang mondial en termes de quantité de production de grains de café.

Almohanad al-Marwai, cofondateur et PDG de l’Arabian Coffee Institute, déclare à Arab News que les variétés de grains de café dans le Royaume restent à déterminer.

«Le principal type est l’arabica. Cependant, les principales variétés font encore l’objet d’études A.D.N. pour déterminer ce que le Royaume produit.»

Les plantations de café se trouvent principalement à Jazan, tandis qu’il existe plusieurs plantations de café à Al-Baha et Abha.

L’environnement humide et frais des zones montagneuses, ainsi que le sol fertile, est idéal pour la culture du café, qui dépend entièrement de l’eau de pluie saisonnière.

Ce qui distingue Jazan, ce sont les caractéristiques agricoles de ses hauts plateaux qui disposent de terrasses pour la culture du café.

Avec douze ans d’expérience dans l’industrie du café, M. Al-Marwai est également un formateur agréé de la Specialty Coffee Association.

«Jazan est le seul endroit au monde qui utilise actuellement cette méthode de plantation de café, ce qui joue un rôle majeur dans les notes et la saveur du café», souligne Almohanad al-Marwai.

La variété de café la plus populaire de Jazan, le khawlani, est connue sous le nom d’«or vert» et d’«arbre choyé». Elle est nichée au plus profond des forêts, sur des terres fertiles.

«Les notes aromatiques du khawlani sont généralement plus proches des fruits secs, des raisins secs, des dattes, des notes épicées, de la cardamome, de la cannelle et du chocolat noir», indique M. Al-Marwai.

«Le Royaume produit actuellement quelque 300 tonnes par saison. Cependant, il devrait atteindre 3 000 tonnes au cours des trois prochaines années, étant donné que le gouvernement prend des mesures sérieuses pour garantir la qualité et la durabilité de la production de café afin qu’elle soit autosuffisante», ajoute-t-il.

«Je constate qu’Al-Baha et Abha ont un énorme potentiel en matière de plantation de café, car les deux régions ont récemment produit une récolte de café remarquable.»

Pendant des siècles, cette boisson a été au cœur de la culture et des traditions profondément enracinées de l’Arabie saoudite. Le ministre saoudien de la Culture, le prince Badr ben Abdallah ben Farhane, a annoncé plus tôt cette année que 2022 serait «l’année du café saoudien».

Selon des statistiques récentes, la production nationale de café arabe à Jazan, Al-Baha et Asir a atteint 1 810 tonnes par an, provenant de 2 535 fermes et de 398 000 caféiers.

Les cultures de mangues prospèrent dans les régions du sud et de l’ouest du Royaume

Jazan est également célèbre pour ses manguiers. En 2018, la région a obtenu une indication géographique – un nom de produit ou un signe qui correspondent à une situation géographique ou à une origine spécifique – pour les mangues.

Le succès de la culture de la mangue dans la région est dû à son sol fertile et à ses eaux souterraines abondantes, qui font de cet arbre tropical l’un des fruits distinctifs de la région.

Grâce au programme de développement rural agricole durable initié par Mewa, la région de Jazan a fait des progrès considérables dans le développement de la culture de la mangue et l’expansion de la production.

Le programme vise à optimiser le secteur agricole rural et à élever le niveau de vie des familles rurales. Il vise également à accroître l’efficacité de la production, à améliorer le mode de vie et à assurer la sécurité alimentaire, notamment en soutenant la culture de la mangue.

Avec plus de 60 variétés de mangues, la production dans la région de Jazan a fait un bond en avant en termes de quantité de récolte annuelle, qui est passée de 18 000 tonnes en 2005 à plus de 65 000 tonnes en 2022, avec 19 109 exploitations et plus de 1 million de manguiers.

La réussite de la culture de la mangue dans la région a commencé en 1981, lorsque le Centre de recherche agricole, en coopération avec la FAO, a introduit à Jazan des variétés de mangue de haute qualité provenant de divers pays.

Jalan, toumi, kait, balamar, zebda, sensation et sandari sont des variétés populaires, ainsi que des types hybrides issus de pays comme l’Inde, le Pakistan, l’Égypte, le Kenya, le Soudan, l’Australie et les États-Unis.

Dans l’ouest du Royaume, la ville côtière d’Umluj abrite également 24 000 arbres qui produisent chaque année 10 000 tonnes de mangues de la meilleure qualité disponible au Royaume.

Le premier festival de la mangue de la région a été créé en 2021 sous le slogan «La mangue Umluj en vaut vraiment la peine».

Marwan al-Juhani, propriétaire de la ferme Muhammadiah à Umluj, déclare à Arab News que l’arrosage est crucial pour une récolte de mangues réussie.

«Pour obtenir une bonne récolte de mangues ici à Umluj, nous avons besoin d’un système d’arrosage développé», précise-t-il.

M. Al-Juhani déclare que chaque manguier doit être âgé de quatre ans au moins avant de produire des fruits et, plus il vieillit, plus la récolte sera importante.

Sa ferme compte 400 manguiers. Elle représente une destination populaire pour les visiteurs et les touristes, qui aiment se promener entre les arbres, cueillir des mangues et les manger sur place.

Les olives chéries du Royaume à la frontière nord

Avec son sol fertile et son climat tempéré, la région du nord de Jouf est devenue le plus grand producteur d’huile d’olive d’Arabie saoudite et elle abrite de vastes vergers contenant des millions d’arbres.

olives
Les oliviers les plus réputés de Jouf sont ceux qui sont compatibles avec les styles de récolte automatisés, comme l’arbequina, l’arbosana, le koroneiki et l’oliana. (Photo fournie).

Jouf possède également la plus grande ferme oléicole au monde, qui produit chaque année 10 000 tonnes de la meilleure huile d’olive.

L’utilisation de méthodes de plantation intensives fait la particularité des oliviers de Jouf, avec 1 600 arbres plantés sur une superficie d’un hectare. La région abrite plus de 18 millions d’oliviers.

Nasser al-Hamad, propriétaire de la Million Tree Farm, déclare à Arab News: «J’ai mis en place un système d’oliveraies à haute densité dans ma ferme, un modèle plus économique et productif qui a également fourni des récoltes et des saveurs de haute qualité, en plus de générer des économies d’eau.»

Les oliviers les plus réputés de Jouf sont ceux qui sont compatibles avec les styles de récolte automatisés, comme l’arbequina, l’arbosana, le koroneiki et l’oliana.

Selon M. Al-Hamad, 10 kg d’olives permettent de produire 1 L d’huile d’olive de haute qualité.

De nombreux vergers ont des systèmes de pompe d’irrigation automatisés qui ne nécessitent qu’un seul travailleur.

La ville de Sakaka organise un festival annuel de l’olive – l’un des plus importants du Royaume – pour soutenir les agriculteurs locaux, les cultures d’olives et la production d’huile d’olive.

Un climat diversifié conduit à des cultures diversifiées

À la lumière de la lutte mondiale contre le changement climatique, le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a créé l’Initiative verte saoudienne en 2021 avec un investissement qui s’élève à plus de 700 milliards de riyals saoudiens dans la croissance de l’économie verte.

Cette annonce souligne les efforts et les objectifs qui conduiront progressivement le Royaume à s’appuyer sur une énergie propre, protégeant l’environnement et l’améliorant pour les générations futures.

Dans le cadre de cette initiative, 450 millions d’arbres seront plantés et 8 millions d’hectares de terres dégradées seront remis en état d’ici à 2030.

Quatre millions d’arbres ont déjà été plantés pour contribuer à la restauration de la forêt de palétuviers du Royaume.

Quinze milliards de dollars seront investis dans le plan directeur d’AlUla pour créer la plus grande oasis du monde, avec plus de 10 millions de mètres carrés d’espaces verts et ouverts.

L’oasis d’AlUla, située au nord-ouest du Royaume, possède un patrimoine ancien qui ne se limite pas aux inscriptions sur ses montagnes ou à l’érosion de ses rochers; elle abrite une nature unique qui se reflète dans ses oasis vertes et ses riches fermes.

Selon le site Experience AlUla, l’oasis jouera un rôle essentiel dans la prospérité agricole de la région.

L’oasis abrite plus de 200 000 citronniers qui prospèrent dans le désert d’AlUla. Elle est entourée d’un grand nombre de palmiers verts qui maintiennent les citronniers à l’abri du soleil d’été.

Dans un rayon de 20 km autour de l’oasis, 29 variétés d’agrumes sont cultivées, dont des oranges jaffa, baladi, abo surra, torounge, des clémentines, des mandarines, des citrons sucrés, des citrons verts, des pamplemousses, des pomelos, des kumquats et des cédrats.

Mubarak al-Enizi, qui possède 250 arbres fruitiers dans la région, déclare: «Les agrumes d’AlUla se distinguent des variétés d’autres pays par leur qualité et leur goût, et cela s’explique par la fertilité de la terre, l’abondance de l’eau et le climat approprié.»

L’art de cultiver les agrumes à AlUla se transmet de génération en génération. «La connaissance de la culture des agrumes est héritée de nos ancêtres», conclut M. Al-Enizi.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie saoudite et 13 autres pays mettent en place une coalition de défense maritime

L'Arabie saoudite a accueilli jeudi une réunion visant à discuter de la mise en place d'une coalition multinationale de défense maritime. (SPA)
L'Arabie saoudite a accueilli jeudi une réunion visant à discuter de la mise en place d'une coalition multinationale de défense maritime. (SPA)
Short Url
  • Les 14 pays participants ont publié une déclaration commune exprimant leur soutien à la création de la coalition multinationale de défense maritime
  • La Coalition multinationale de défense maritime a pour objectif de relever les défis croissants auxquels est confrontée la sécurité maritime mondiale, a indiqué l’alliance dans un communiqué commun

RIYAD : L’Arabie saoudite et 13 autres pays ont créé jeudi une coalition de défense maritime visant à protéger la navigation dans les voies navigables stratégiques du Moyen-Orient.

Cette annonce fait suite à une réunion à Riyad de responsables militaires de dizaines de pays venus discuter de cette alliance.

La Coalition multinationale de défense maritime a pour objectif de relever les défis croissants auxquels est confrontée la sécurité maritime mondiale, a indiqué l’alliance dans un communiqué commun.

L’alliance servira de cadre à la coopération en matière de défense maritime, « visant à renforcer la sécurité maritime, à protéger la liberté de navigation, à sécuriser les voies commerciales internationales et les voies d’approvisionnement en énergie, et à préserver les intérêts maritimes communs dans le détroit de Bab el-Mandeb, la mer Rouge et le golfe d’Aden, conformément aux dispositions du droit international, des conventions des Nations unies et de la coutume internationale », précise le communiqué.

Parmi les membres fondateurs de la coalition figurent les États du Golfe, ainsi que le Pakistan, la Turquie, l’Égypte et la Jordanie. 

Cette alliance s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la sécurité maritime, à protéger les voies maritimes internationales et à faire face aux menaces pesant sur la navigation maritime et le commerce mondial, a déclaré le ministère de la Défense du Royaume.

Les chefs d’état-major et leurs représentants de 43 pays, ainsi que la délégation de l’Union européenne auprès du Royaume, ont participé à la réunion. 

Plus de 50 pays et organisations ont été invités et ont participé soit en personne, soit par visioconférence.

Cela reflète l’intérêt international croissant pour le renforcement de la coopération en matière de défense maritime et souligne l’importance d’unir les efforts pour faire face aux menaces communes qui pèsent sur la sécurité des voies maritimes internationales, a déclaré le ministère.

Les participants ont examiné les menaces croissantes pesant sur la sécurité maritime, notamment les attaques contre les navires commerciaux, les pétroliers et les infrastructures maritimes critiques, ainsi que les risques qu’elles font peser sur la sécurité de la navigation, les chaînes d’approvisionnement mondiales et la stabilité de l’économie internationale. Ils ont souligné la nécessité de renforcer la coopération multilatérale en matière de défense afin de dissuader et de contrer ces menaces et de protéger les voies maritimes internationales.

Les participants ont également examiné le projet de charte de la coalition multinationale de défense maritime, ainsi que ses documents de référence, son cadre organisationnel, ses modalités de commandement et de contrôle, ses mécanismes opérationnels et les prochaines étapes proposées. 

Les discussions ont porté sur la mise en place d’un cadre institutionnel solide visant à renforcer la coopération en matière de défense maritime entre les pays participants et à coordonner les réponses aux menaces communes dans le détroit de Bab el-Mandeb, la mer Rouge et le golfe d’Aden.

La réunion a également porté sur les dispositions fondatrices de la coalition, notamment la désignation du Royaume d’Arabie saoudite comme État fondateur et chef de file, ainsi que comme pays hôte de son quartier général. 

Cela souligne la confiance de la communauté internationale dans le leadership du Royaume et son rôle central dans la promotion de la sécurité maritime collective, a déclaré le ministère.

Les participants ont convenu que les responsables de la planification militaire des pays souhaitant rejoindre la coalition poursuivraient leurs travaux afin de finaliser la charte et les documents de référence de la coalition, d’établir sa structure organisationnelle, ses modalités de commandement et de contrôle ainsi que ses mécanismes opérationnels, et de mettre en place les cadres techniques et les équipes spécialisées nécessaires. 

Les États membres potentiels mèneront à bien leurs procédures nationales respectives, ouvrant ainsi la voie à la signature de la charte, au lancement officiel de la coalition et au début de ses opérations, a précisé le ministère. 

La coalition multinationale de défense maritime est une initiative internationale ouverte accueillant tous les pays qui partagent ses objectifs et ses principes, a déclaré le ministère. 

La participation sera soumise aux procédures nationales de chaque pays et contribuera à renforcer la sécurité maritime collective, à préserver la liberté de navigation et le commerce mondial, ainsi qu’à faire respecter le principe de responsabilité internationale partagée face aux menaces communes.

Cette initiative reflète la ferme conviction du Royaume selon laquelle la sécurité des voies maritimes internationales relève d’une responsabilité collective nécessitant une coopération internationale efficace, durable et coordonnée.

L’un des principaux résultats de cette réunion a été la publication par les 14 pays participants d’une déclaration commune exprimant leur soutien à la création de la coalition multinationale de défense maritime et saluant le consensus atteint sur ses modalités de fondation.

Les signataires étaient l’Arabie saoudite, le Koweït, Bahreïn, le Qatar, le Pakistan, la Turquie, l’Égypte, la Jordanie, le Yémen, le Bangladesh, le Nigeria, le Soudan, Djibouti et la Somalie.

D’autres pays participants ont également exprimé leur soutien à cette initiative et sont en train de mener à bien les procédures et autorisations nationales requises pour adhérer à la déclaration commune. 

La déclaration restera ouverte à ces pays, ainsi qu’à d’autres pays intéressés, dès l’achèvement de leurs procédures nationales respectives.

La réunion s’est conclue par un engagement unanime à mener à bien les procédures de création de la coalition multinationale de défense maritime.

Une fois mise en place, la coalition renforcera les capacités collectives visant à dissuader et à contrer les menaces pesant sur la sécurité maritime, à protéger les voies de navigation internationales, à préserver la liberté de navigation et le commerce mondial, ainsi qu’à promouvoir la sécurité et la stabilité régionales et internationales.


Négociations sur Gaza: des avancées sur un désarmement du Hamas 

Malgré le cessez-le-feu, les violences se poursuivent dans la bande de Gaza. Selon les autorités sanitaires locales, des frappes israéliennes ont fait au moins quatre morts jeudi. (AFP)
Malgré le cessez-le-feu, les violences se poursuivent dans la bande de Gaza. Selon les autorités sanitaires locales, des frappes israéliennes ont fait au moins quatre morts jeudi. (AFP)
Short Url
  • Des négociations se tiennent depuis des semaines en Egypte pour mettre en oeuvre la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, entré en vigueur en octobre dernier
  • Cette phase prévoit notamment un retrait israélien progressif du territoire palestinien, le désarmement du Hamas et le déploiement d'une force internationale de stabilisation

JERUSALEM: Des avancées ont été enregistrées dans les négociations au Caire au sujet du désarmement du Hamas, ont indiqué jeudi à l'AFP une source diplomatique et une autre au sein du mouvement islamiste palestinien.

Des négociations se tiennent depuis des semaines en Egypte pour mettre en oeuvre la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, entré en vigueur en octobre dernier et visant à mettre fin définitivement à la guerre dans la bande de Gaza.

Cette phase prévoit notamment un retrait israélien progressif du territoire palestinien, le désarmement du Hamas et le déploiement d'une force internationale de stabilisation.

La source au sein du Hamas a souligné une "grande convergence" sur plusieurs points liés aux armes, disant avoir transmis aux médiateurs des amendements à la feuille de route proposée par Washington et attendre la réponse d'Israël.

"Nous continuons à faire avancer la feuille de route", a indiqué de son côté la source diplomatique informée des négociations qui a requis l'anonymat.

Elle a rappelé que celle-ci prévoit le "démantèlement de toutes les armes" - précisant qu'il n'y aura "pas d'exception" - afin de "remettre l'ensemble de l'autorité au gouvernement technocratique".

La gestion quotidienne de Gaza durant la période post-conflit doit être, selon le plan de paix, assurée par une instance de technocrates palestiniens, le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG).

La remise des armes au NCAG doit être opérée, selon la source diplomatique, en coordination avec la Force internationale de stabilisation (ISF), une structure naissante censée regrouper des troupes multinationales opérant sous l'égide du Conseil de paix proposé par Donald Trump.

La source au sein du Hamas a affirmé qu'une formule avait été "élaborée mettant l'accent sur le stockage des armes lourdes, le démantèlement des groupes armés et un retrait israélien simultané".

Coté israélien, une source politique a déclaré à l'AFP qu'il "n'y aura aucun retrait israélien de la +ligne jaune+ dans la bande de Gaza tant que le Hamas n'aura pas été totalement désarmé et que la bande de Gaza n'aura pas été entièrement démilitarisée".

La "ligne jaune" est le nom donné par Israël à la ligne de démarcation entre la zone sous contrôle du Hamas et celle tenue par l'armée israélienne dans la bande de Gaza.

Israël affirme contrôler actuellement plus de 60% de ce territoire palestinien.

La première phase du cessez-le-feu a vu la libération des derniers otages israéliens de Gaza enlevés par le Hamas le 7 octobre 2023 lors de son attaque en Israël qui a déclenché la guerre, en échange de Palestiniens détenus par Israël.

Malgré le cessez-le-feu, les violences se poursuivent dans la bande de Gaza. Selon les autorités sanitaires locales, des frappes israéliennes ont fait au moins quatre morts jeudi.


Egypte: l'incendie dans le port de Damiette dû à une attaque de drone 

Le gouvernement égyptien a annoncé jeudi que l'incendie qui s'est déclaré la veille sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette (nord) avait été provoqué par une attaque de drone, la première du genre contre le pays depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (REUTERS)
Le gouvernement égyptien a annoncé jeudi que l'incendie qui s'est déclaré la veille sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette (nord) avait été provoqué par une attaque de drone, la première du genre contre le pays depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (REUTERS)
Short Url
  • Un navire américain de stockage et de regazéification et un méthanier, propriété d'intérêts grecs et battant pavillon des Bermudes, ont été touchés par au moins un drone non identifié
  • La présidence égyptienne du Conseil des ministres a indiqué dans un communiqué qu'à l'issue des premières investigations sur l'incident, "il est apparu qu'il résultait d'une attaque de drone, sans qu'aucune partie n'en ait revendiqué la responsabilité"

LE CAIRE: Le gouvernement égyptien a annoncé jeudi que l'incendie qui s'est déclaré la veille sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette (nord) avait été provoqué par une attaque de drone, la première du genre contre le pays depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Un navire américain de stockage et de regazéification et un méthanier, propriété d'intérêts grecs et battant pavillon des Bermudes, ont été touchés par au moins un drone non identifié, avait auparavant rapporté la société privée de sécurité Ambrey, basée au Royaume-Uni.

La présidence égyptienne du Conseil des ministres a indiqué dans un communiqué qu'à l'issue des premières investigations sur l'incident, "il est apparu qu'il résultait d'une attaque de drone, sans qu'aucune partie n'en ait revendiqué la responsabilité".

Elle a ajouté que "les autorités compétentes poursuivent leur enquête afin d'établir les circonstances de l'incident et de prendre les mesures nécessaires pour préserver les intérêts de l'Egypte et sa sécurité nationale".