Prolongation de la grève des banques au Liban

Au Liban, les banques comptent vingt mille employés et, en tenant compte de leurs familles, on peut estimer que près de cinquante mille personnes dépendent de l’emploi dans le secteur. (AFP).
Au Liban, les banques comptent vingt mille employés et, en tenant compte de leurs familles, on peut estimer que près de cinquante mille personnes dépendent de l’emploi dans le secteur. (AFP).
Short Url
Publié le Jeudi 22 septembre 2022

Prolongation de la grève des banques au Liban

  • Les banques ont fermé lundi après une série de braquages par un certain nombre de déposants en colère qui ont pris les agences bancaires pour cible et ont fini par retirer une partie de leur épargne
  • L’expert économique Jassem Ajaqa souligne que la fermeture des banques «est un coup préjudiciable et conduit inévitablement à une hausse du taux de change»

BEYROUTH: L’Association des banques a prolongé sa grève dans tout le Liban jusqu’au début de la semaine prochaine.

Selon les informations recueillies par Arab News, la décision aurait été prise sur recommandation du ministre de l’Intérieur par intérim, Bassam Mawlawi.

Les banques ont fermé lundi après une série de braquages par un certain nombre de déposants en colère qui ont pris les agences bancaires pour cible et ont fini par retirer une partie de leur épargne.

Les banques exigent des autorités des garanties de sécurité afin de pouvoir rouvrir. Cependant, selon une source sécuritaire, le plan du ministère de l’Intérieur pour les protéger «a besoin de plus de temps» pour être mis en œuvre.

En attendant, les banques ont décidé de recevoir les clients uniquement sur rendez-vous et elles se réservent par ailleurs le droit de les contrôler à leur arrivée.

L’association affirme que ces mesures visent à protéger les employés de banque, à la suite de plusieurs attaques. Un commerçant qui voulait rembourser ses dettes, une femme qui voulait payer les frais médicaux de sa sœur et un militaire figurent parmi les déposants qui ont fait irruption dans les banques.

Au Liban, les banques comptent vingt mille employés et, en tenant compte de leurs familles, on peut estimer que près de cinquante mille personnes dépendent de l’emploi dans le secteur.

Le chef du syndicat des employés de banque, George al-Hajj, déclare que les membres respecteraient la décision de l’association, car elle «vise à protéger financièrement, moralement et physiquement les employés et à préserver leur sécurité».

M. Al-Hajj souligne que «toute atteinte à la dignité de n’importe quel employé du secteur bancaire est une atteinte à la dignité du syndicat».

Il ajoute que les récentes détentions et les rapides libérations des braqueurs «encouragent d’autres à suivre le même chemin, sachant que personne ne s’oppose au droit des déposants d’accéder à leurs fonds gelés».

Selon M. Al-Hajj, les braquages opposent les déposants aux employés de la banque. «Si certains déposants parviennent à récupérer leur épargne par la force, d’autres ne veulent pas choisir cette méthode, ce qui est injuste», souligne-t-il.

Un tribunal de Beyrouth a décidé mercredi de libérer les deux détenus dans l’affaire de la prise d’assaut de la banque Blom le 14 septembre.

Plusieurs manifestants, ainsi que les familles et amis des détenus, avaient organisé un sit-in devant le palais de justice de Beyrouth.

Des affrontements ont également eu lieu mardi soir entre les manifestants, les familles des détenus et les forces de sécurité, au cours desquels plus de dix manifestants et quatre militaires auraient été blessés, selon le commandement de l’armée libanaise.

L’expert économique Jassem Ajaqa souligne que la fermeture des banques «est un coup préjudiciable et conduit inévitablement à une hausse du taux de change».

M. Ajaqa avertit: «Si l’autorité politique ne met pas en place des mesures de réforme, la situation risque de se dégrader et nous pourrions atteindre un stade où la Banque du Liban perdra sa capacité à freiner la hausse du dollar.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Short Url
  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Short Url
  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
Short Url
  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.