Les Palestiniens contestent tout transfert de l'ambassade britannique en Israël

La Première ministre britannique Liz Truss était à New York pour participer à l'Assemblée générale de l'ONU (Photo, AFP)..
La Première ministre britannique Liz Truss était à New York pour participer à l'Assemblée générale de l'ONU (Photo, AFP)..
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Publié le Vendredi 23 septembre 2022

Les Palestiniens contestent tout transfert de l'ambassade britannique en Israël

  • «Il est extrêmement regrettable que la Première ministre Truss, lors de sa première apparition à l'ONU, s'engage à violer potentiellement le droit international»
  • «Tout déménagement d'ambassade constituerait une violation flagrante du droit international», a ajouté la diplomatie palestinienne

RAMALLAH: Les Palestiniens ont fait savoir jeudi que toute décision de la Grande-Bretagne de "revoir l'emplacement actuel" de leur ambassade en Israël constituerait une "violation flagrante du droit international".

La Première ministre britannique Liz Truss, qui était à New York pour participer à l'Assemblée générale de l'ONU, a fait part mercredi à son homologue israélien Yaïr Lapid de son intention de "revoir l'emplacement actuel de l'ambassade britannique en Israël", a déclaré Downing Street dans un communiqué publié à Londres.

Une telle décision emboîterait le pas à la décision controversée prise en 2018 par l'ancien président américain Donald Trump de transférer l'ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem.

M. Trump avait reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël suscitant ainsi l'ire des Palestiniens qui aspirent à faire de la partie orientale de la ville la capitale de leur futur Etat.

"Je remercie ma bonne amie, la Première ministre britannique Liz Truss, qui a annoncé qu'elle envisage favorablement le déménagement de l'ambassade de Grande-Bretagne à Jérusalem", a tweeté jeudi M. Lapid.

Cette éventuelle décision a suscité un vif mécontentement du côté palestinien.

"Il est extrêmement regrettable que la Première ministre Truss, lors de sa première apparition à l'ONU, s'engage à violer potentiellement le droit international en promettant une 'révision' de l'emplacement de l'ambassade britannique en Israël", a déclaré jeudi l'ambassadeur palestinien auprès de la Grande-Bretagne, Hossam Zomlot, sur Twitter.

"Tout déménagement d'ambassade constituerait une violation flagrante du droit international", a ajouté le diplomate palestinien.

M. Zomlot a ajouté que "cela saperait la solution à deux Etats et enflammerait une situation déjà instable à Jérusalem et dans le reste des territoires occupés (...) Une telle promesse est immorale, illégale et irresponsable!".

La grande majorité des pays s'abstiennent de déplacer leurs ambassades à Jérusalem, car ils ne reconnaissent pas la légitimité de l'occupation israélienne de sa partie orientale depuis 1967.

Jérusalem abrite à la fois le lieu le plus saint du judaïsme et le troisième lieu saint de l'islam.

Le président américain Joe Biden a renouvelé l'appel de longue date de Washington en faveur d'une solution à deux Etats, sans toutefois revenir sur la décision controversée de Trump sur la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.