Qatar 2022: L’histoire des participations marocaines au mondial de football

Les lions de l'Atlas participant à la coupe du monde en 1970 (Photo, FRMF).
Les lions de l'Atlas participant à la coupe du monde en 1970 (Photo, FRMF).
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Publié le Jeudi 29 septembre 2022

Qatar 2022: L’histoire des participations marocaines au mondial de football

  • Les lions de l’Atlas se sont illustrés en tant que premier pays africain et arabe en se qualifiant pour le deuxième tour de la compétition en huitième de finale
  • Le Maroc a frôlé à deux reprises la participation à la Coupe du monde, et prend part à la compétition pour la sixième fois de son histoire

CASABLANCA: Le Maroc a frôlé à deux reprises la participation à la Coupe du monde, et prend part à la compétition pour la sixième fois de son histoire. 

Les lions de l’Atlas ont perdu face au seul pays africain qualifié en 1974, le Zaïre, et en 1982 contre le Cameroun et se sont qualifiés pour la première fois sous la Direction du Yougoslave Blagoje Vidinic en 1970, parvenant à tenir en échec, une heure durant, l’Allemagne de l’Ouest de Beckenbaeur et Gerd Muller. 

S'ensuivirent, après cette première participation arabe et africaine à la coupe du monde, cinq qualifications en phases finales du Mondial; au Mexique-1986, aux Etats-Unis-1994, en France-1998, en Russie-2018 et au Qatar en nombre prochain. l’Egypte n’ayant participé en 1934, qu’en tant qu’invité, à la deuxième édition du mondial en 1934 sous l’Italie mussolinienne.

Une histoire d'Afrique avant l’histoire

La sélection marocaine a disputé les phases qualificatives de la coupe du monde en 1962 au Chili tandis que le continent africain était écarté de la carte du football mondial. En effet, l’Afrique n’était pas garantie de participer à la plus prestigieuse des compétitions sportives, dès lors que le vainqueur des phases de qualification représentant le continent africain s’illustrer face à une équipe européenne lors d’un match barrage avant d’obtenir son ticket pour les phases finales de la compétition. 

Le Maroc a dû affronter, lors de cette étape, la sélection espagnole, de Di Stefano et de Gento, face à laquelle les Lions de l’Atlas s’étaient inclinés 0-1 à Casablanca lors du match aller et 3-2 à Madrid.

 

Contexte

Depuis 1970, les joueurs de la sélection nationale sont surnommée les lions de l’Atlas. Pour leur première participation à la coupe du monde, le roi Hassan II a fait don de plusieurs lions qui avaient appartenu à son père, Mohamed V. Symbole de la royauté au Maroc.

 

Exploit et déceptions 

Le Mundial 1986 au Mexique a été l’un des rendez-vous décisifs de la participation marocaine à la compétition. Les lions de l’Atlas se sont illustrés en tant que premier pays africain et arabe en se qualifiant pour le deuxième tour de la compétition en huitième de finale.

Sous la houlette du sélectionneur brésilien Jose Faria, les lions de l’Atlas ont déjoué tous les pronostics défavorables en 1986 tirés au mauvais sort du groupe de la mort avec la Pologne, l’Angleterre et le Portugal.

La sélection a pu arracher un match nul la Pologne sur un score vierge 0-0 au Stadio Tecnologico de Monterey, avant de réitérer l’exploit face à l’Angleterre, le 6 juin de la même année, avant de prendre le dessus, à Guadalajara 3-1 face au Portugal, terminant ainsi, contre toute attente, en tête de leur groupe. Les coéquipiers d’alors du gardien de but Baddou Zaki sont entrés depuis la mémoire collective du football national. L’épopée de 1986 prendra fin face à la sélection d’Allemagne de l’Ouest à Monterrey à la 90e minute sur une frappe imparable de Lothar Mattäus.

 

EN BREF

Mexique 1970 :

Maroc-Allemagne 1-2

Maroc-Pérou 0-3.

Maroc-Bulgarie 1-1.

Mexique 1986 :

Maroc-Pologne 0-0.

Maroc-Angleterre 0-0.

Maroc-Portugal 3-1.

Maroc-Allemagne 0-1.

Etats Unis 1986

Maroc-Belgique 0-1.

Maroc-Arabie Saoudite 1-2.

Maroc-Pays Bas 1-2.

France 1998 :

Maroc-Norvège 2-2.

Maroc-Brésil 0-3.

Maroc-Ecosse 3-0.

Russie 2018 :

Maroc-Iran 0-1.

Maroc-Portugal 0-1.

Maroc-Espagne 2-2.

 


Israël et le Liban conviennent de renouveler le cessez-le-feu

Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington. (AFP)
Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington. (AFP)
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  • Israël et le Liban ont également convenu de participer à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d'un "accord global", ajoute la déclaration
  • Plus tôt, le président Donald Trump avait insisté pour "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran, alors que Téhéran considère qu'il s'agit d'un seul et même sujet

WASHINGTON: Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington.

"A l'issue des négociations menées sous l'égide des Etats-Unis, Israël et le Liban ont convenu de la mise en œuvre d'un cessez-le-feu", qui sera subordonné "à l'arrêt complet des tirs du Hezbollah et à l'évacuation de tous les membres du Hezbollah du secteur du Sud-Litani", peut-on lire dans cette déclaration entre les trois parties aux négociations.

"Les deux parties ont convenu de faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif sur le territoire, à l'exclusion de tous les acteurs non étatiques", selon la même source.

Ces mesures doivent permettre de "progresser vers un accord global de paix et de sécurité".

"Tous les pays ont réaffirmé que l'avenir des relations entre Israël et le Liban devait être décidé par les deux gouvernements souverains. Ils ont rejeté toute tentative, de la part d'un État ou d'un acteur non étatique, de prendre en otage l'avenir du Liban", une référence implicite à l'Iran, accusé de soutenir le Hezbollah pro-iranien.

Israël et le Liban ont également convenu de participer à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d'un "accord global", ajoute la déclaration.

Plus tôt, le président Donald Trump avait insisté pour "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran, alors que Téhéran considère qu'il s'agit d'un seul et même sujet.

Des délégations israéliennes et libanaises se sont réunies à Washington mardi et mercredi, alors que des frappes israéliennes au Liban ont fait au moins neuf morts, dont un soldat et deux secouristes.


Liban: un média d'Etat rapporte des frappes israéliennes après l'annonce d'un cessez-le-feu conditionnel

Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah. (AFP)
Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah. (AFP)
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  • Les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, se sont également mis d'accord pour "faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif"
  • Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite, a qualifié jeudi cet accord de "grave erreur"

BEYROUTH: Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah.

L'Agence nationale d'information (ANI) a annoncé des frappes de drones israéliens le long de routes dans trois localités du sud du Liban, indiquant qu'au moins une d'entre elles avait fait des victimes, sans préciser s'il s'agissait de morts ou de blessés.

Quelques heures plus tôt, l'armée israélienne avait annoncé qu'une "infiltration d'appareil hostile" avait déclenché une alerte aérienne dans un village du nord d'Israël, près de la frontière avec le Liban.

Israël et le Liban sont convenus mercredi, à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington, de la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et à "l'évacuation" de tous les membres du mouvement de la zone située au sud du fleuve Litani, qui coule à une trentaine de kilomètres de la frontière avec Israël.

Les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, se sont également mis d'accord pour "faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif".

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite, a qualifié jeudi cet accord de "grave erreur".

De son côté, Mahmoud Qomati, haut responsable du Hezbollah, avait assuré mardi que sa formation n'accepterait pas un "cessez-le-feu partiel" avec Israël.

Un accord de cessez-le-feu au Liban est entré en vigueur le 17 avril mais les deux parties ont poursuivi leurs attaques à un rythme quasi-quotidien, s'accusant mutuellement de violer la trêve.

Selon l'Organisation mondiale de la Santé, plus de 600 personnes ont été tuées au Liban depuis le 17 avril.

Les frappes israéliennes ont fait 3.516 morts depuis le 2 mars, début de la guerre au Liban, et ont déplacé plus d'un million de personnes, selon les autorités. Côté israélien, 26 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban.

 


Au moins 8 morts dans des frappes israéliennes sur Gaza

 Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien. (AFP)
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  • Cinq et deux personnes ont été tuées respectivement dans des frappes contre des appartements dans le nord-ouest et le sud-ouest de la ville de Gaza, et une autre dans un raid contre une maison dans le camp de réfugiés d'Al-Shati
  • Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, la bande de Gaza reste le théâtre de violences, avec des frappes israéliennes quasi quotidiennes

GAZA: Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien.

Cinq et deux personnes ont été tuées respectivement dans des frappes contre des appartements dans le nord-ouest et le sud-ouest de la ville de Gaza, et une autre dans un raid contre une maison dans le camp de réfugiés d'Al-Shati, dans l'ouest de la ville, a indiqué ce porte-parole, Mahmoud Bassal.

Ces frappes ont également fait au moins 15 blessés, a-t-il ajouté.

Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, la bande de Gaza reste le théâtre de violences, avec des frappes israéliennes quasi quotidiennes.

Selon le ministère de la Santé du territoire, placé sous l'autorité du mouvement islamiste palestinien Hamas, plus de 900 personnes ont été tuées depuis l'entrée en vigueur de cette trêve, conclue après deux ans de guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du Hamas contre Israël.

La première phase de la trêve a vu la libération des derniers otages israéliens de Gaza enlevés par le Hamas, en échange de Palestiniens détenus par Israël. Mais le passage à la deuxième phase, devant se traduire par le désarmement du Hamas et un retrait progressif de l'armée israélienne, semble complètement grippé.

La semaine dernière, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait déclaré avoir ordonné à l'armée de prendre le contrôle de 70% de la bande de Gaza, contre 60% contrôlé actuellement.

Fin mai, le tout nouveau chef de la branche armée du Hamas, Mohammed Odeh, a été tué par une frappe israélienne, 11 jours après l'assassinat de son prédécesseur.