La Fashion week débute à Paris avec un «manifeste» de jeunes créateurs

La Britannique Victoria Beckham vient épicer cette édition en intégrant pour la première fois la Fashion week parisienne (Photo, AFP).
La Britannique Victoria Beckham vient épicer cette édition en intégrant pour la première fois la Fashion week parisienne (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 27 septembre 2022

La Fashion week débute à Paris avec un «manifeste» de jeunes créateurs

  • Plus de 100 griffes françaises et internationales sont inscrites pour cette édition de Paris Fashion week
  • La quasi-totalité des maisons ont opté pour des défilés physique dont les poids lourds comme Dior, Chanel, Balenciaga, Stella McCartney, Thom Browne ou Issey Miyake

PARIS: Avec "un manifeste" de jeunes créateurs plein d'humour et dans la bonne humeur, le Français Victor Weinsanto a ouvert lundi la Fashion week parisienne qui verra défiler pour la première fois la Britannique Victoria Beckham.

Comme c'est traditionnellement le cas à Paris, priorité aux jeunes au premier jour: la semaine du prêt-à-porter féminin printemps-été 2023 a démarré avec le défilé de Victor Weinsanto, 28 ans, ancien danseur classique formé par Jean Paul Gaultier avant de lancer sa marque en 2020.

Cette collection est "un manifeste d'amour d'une génération, de mes meilleurs amis artistes, créateurs, performeurs", a déclaré le styliste.

Chose inédite, les créateurs de mode en vue comme Charles de Vilmorin à la tête de sa maison de haute couture et directeur artistique de Rochas et le duo Kévin Nompeix et Florentin Glémarec, fondateurs d'Egonlab ont défilé avec des pièces inspirées de leurs univers et retravaillées par Weinsanto "à sa sauce".

Des denims très portables aux robes théâtrales de "veuve noire" ou "mariée" avec des volumes exagérées, une mini-robe panier drapée couleur chair, une robe longue au dégradé de couleurs correspondant à plusieurs couleurs de peau sur une mannequin plantureuse, des hommes portant des pièces sensuelles plutôt féminines... Le vestiaire est éclectique.

La méchanceté est démodée

"C'est la quintessence de ce que propose la jeune création française en ce moment", résume le styliste.

"La gentillesse, la création, la liberté, la folie et l'humour redeviennent l'essence même de ce qu'on recherche dans la mode en ce moment. On a envie de s'évader", souligne le styliste aux yeux bleus et cheveux orange, après les avoir portés rose pendant plusieurs saisons.

L'image de créateurs "odieux" dans les années 90 qui "se détestaient" est "ringarde" et la "méchanceté" ne fait plus recette, assure-t-il.

"Personne n'a plus envie de ça", d'où l'idée "d'un grand jeu de potes, une réunion de famille".

Faite presque entièrement à partir des tissus de "stocks dormants" vendus par des marques de luxe, la collection se veut responsable et "inclusive", où une pièce est censée être "portée par la mère et la fille".

Avec des mannequins rondes et de tous les âges, le casting est très varié, l'attitude est libre: on défile en souriant et en dansant tout comme chez son mentor Jean Paul Gaultier, pionnier en matière de diversité.

"J'aime l'idée qu'un vêtement n'a pas de genre, je m'habille tantôt masculin, tantôt féminin", dit le styliste.

«Fasciné» par le métavers

Le défilé sera suivi du lancement à Paris d'un projet dans le métavers avec le groupe de Kpop Lightsum dont les chanteuses seront présentes virtuellement, en hologrammes.

Il s'agit de "silhouettes portables qui ne dénaturent pas les filles du groupes". Des NFT, certificats d'authenticité numériques, seront mis en vente dans le métavers en octobre.

"Je ne pense pas que ce soit indispensable" d'avoir un projet dans le métavers en plus du défilé physique", estime Victor Weinsanto, tout en se disant "fasciné" par cet univers.

"On peut vraiment se libérer (...). J'ai envie d'aller plus loin dans la 3D", confie-t-il.

Plus de 100 griffes françaises et internationales sont inscrites à cette édition de Paris Fashion week qui se termine le 4 octobre.

La quasi-totalité des maisons ont opté pour des défilés physique dont les poids lourds comme Dior, Chanel, Balenciaga, Stella McCartney, Thom Browne ou Issey Miyake.

Après avoir défilé à New York et Londres, la Britannique Victoria Beckham vient épicer cette édition en intégrant pour la première fois la Fashion week parisienne avec un défilé vendredi.


De la guerre aux JO, Les Nageuses, poignante histoire de deux sœurs syriennes sur Netflix

Les Nageuses. (Photo, Twitter, @YusraMardini)
Les Nageuses. (Photo, Twitter, @YusraMardini)
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  • Les Nageuses, tiré de faits réels, raconte l’odyssée de Sarah et Yousra Mardini, deux sœurs syriennes qui ont fui la guerre civile en 2015 pour participer ensuite aux JO de Rio
  • Au-delà de la fabuleuse aventure sportive, le film sensibilise à l’interminable chemin des migrants, à leur résistance et à leur résilience

PARIS: C’est un film d'une beauté renversante et profondément émouvant qui vient de sortir sur Netflix. Il raconte une histoire vraie, à la fois déchirante et inspirante, celle de Sarah et Yousra Mardini, deux sœurs syriennes qui ont fui la guerre civile en 2015 pour participer aux jeux Olympiques de Rio en 2016. 

Dans ce film de Sally el-Hosaini, Manal Issa (vue au cinéma en France, notamment dans Peur de rien (2016), Face à la mer (2022) ou Memory Box (2022)) et sa sœur Nathalie sont deux vraies sœurs qui interprètent avec un talent les deux nageuses, Sarah et Yousra, avec une vraie sincérité. 

«Elles sont libanaises, elles comprennent ce qu'on a traversé et je pense que c'était très important. Elles ont fait un travail formidable», a affirmé Yousra Mardini lors d'une projection à Londres cette semaine.

Matthias Schweighöfer (Army of Thieves) interprète Sven, l'entraîneur de natation de Yousra qui l’a mené jusqu'aux jeux Olympiques, et Ali Souliman le père des sœurs Mardini.

Un parcours remarquable 

Les Nageuses retrace le périple de deux sœurs qui réussissent à convaincre leur père de les laisser partir pour l'Allemagne avec leur cousin. Ces jeunes filles sous-estiment la difficulté de ce voyage. Elles s'embarquent pleines d'espoir, persuadées que ce sera facile et que comme Yousra n'a que 17 ans, leurs parents et leur jeune sœur pourront venir les rejoindre  grâce à la loi du regroupement familial pour les mineurs réfugiés.

Une partie du film est consacrée au voyage menant les sœurs en Allemagne, et l’on suit leur dangereuse traversée de la mer Égée. Le bateau pneumatique perd son moteur, Yousra et Sarah plongent et poussent ceux et celles qui ne savent pas nager, pendant trois heures, en pleine nuit. «Ça aurait été bête pour des nageuses de mourir en mer», lâche l’une d’elles. Une fois à Berlin, Yousra Mardini rejoint un club de natation et rencontre l'entraîneur qui l'aidera à réaliser son rêve: participer aux jeux Olympiques.

Mais au-delà de la fabuleuse aventure sportive, Les Nageuses sensibilise à l’interminable chemin des migrants, à leur résistance et à leur résilience. Et met aussi en lumière notre passivité.

Un destin différent

Depuis leur périlleux voyage, les sœurs Mardini ont retrouvé leurs parents et leur petite sœur, qui vivent désormais en Allemagne.

Mais Sarah est l’objet d’une procédure judiciaire en Grèce: elle est «accusée d’espionnage, de trafic d’êtres humains, de blanchiment d’argent, de fraude et d’appartenance à une organisation criminelle». Un article paru dans le quotidien libanais L’Orient Le Jour début 2022 affirmait qu’elle risquait «jusqu'à vingt-cinq ans de prison». Après trois mois de détention préventive, Sarah et son collègue sont libérés sous caution contre 5 000 euros chacun.


Qatar Creates et CR Runway annoncent un défilé de mode à la Coupe de monde de football

Une photo des créateurs qataris participant au grand défilé de mode, partagée par Qatar Creates. (Photo fournie)
Une photo des créateurs qataris participant au grand défilé de mode, partagée par Qatar Creates. (Photo fournie)
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  • Le défilé rassemblera plus de 150 créateurs de 50 pays
  • Les bénéfices seront reversés à Education Above All, une organisation caritative qatarie visant à garantir une éducation inclusive pour les personnes vulnérables

DUBAÏ: Qatar Creates et CR Runway ont annoncé qu’un défilé de mode, présentant plus de 150 créateurs de 50 pays, aura lieu le 16 décembre durant la Coupe du monde de football.

L’événement comprendra des performances de DJ Snake, Kadim al-Sahir, Khaled, Nancy Ajram, Ozuna, et Zakes Bantwini, entre autres. Les bénéfices seront reversés à Education Above All, une organisation caritative qatarie visant à garantir une éducation inclusive et équitable de qualité pour les personnes vulnérables et marginalisées, en particulier dans les pays en développement.

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Une affiche pour l’événement. (Photo fournie)

Vingt-et-une marques qataries participeront à l’événement, qui se composera de quatre défilés chorégraphiés.

D’abord, des ambassadeurs nationaux représentant les 32 pays participant à la Coupe du monde, tous portant des maillots personnalisés, ouvriront le spectacle. Ensuite, deux marques qataries locales – Aliya al-Obaidly et Harlienz – proposeront une performance intitulée «Where the Sand Touches the Sea», inspirée des pratiques traditionnelles du Qatar en matière de pêche à la perle.

Le deuxième acte, intitulé «The Fashion World Tour», présentera les œuvres de créateurs des six continents. Le troisième et dernier acte, One Night in Qatar, sera consacré à la haute couture et aux tenues de soirée créées exclusivement par des créateurs et des marques internationaux pour Qatar Fashion United by CR Runway.

Les marques qataries qui participent à l’événement sont 1309, Al-Dukan, Aliya al-Obaidly, Tamader al-Sultan, Drizzle, Ghada al-Buainain, Hairaat, Hamadis, Harlienz, Kaltham's Pavilion, Lorenaa Michelle, Maryam al-Darwish, Mhefhef, Mouna Saad, Naila Al-Thani, Trzi, Tiiya, Waad Designs, Wadha, Wit Noiz et Yasmin Mansour.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le plus grand volcan actif du monde entre en éruption à Hawaï

Le Mauna Loa, situé à Hawaï, est entré en éruption pour la première fois en près de 40 ans,, le 28 novembre 2022. (Photo, AFP)
Le Mauna Loa, situé à Hawaï, est entré en éruption pour la première fois en près de 40 ans,, le 28 novembre 2022. (Photo, AFP)
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  • Les services météorologiques américains (NWS) ont averti que des cendres volcaniques et des débris pourraient s'accumuler autour du volcan
  • Le volcan est entré en éruption 33 fois depuis 1843

LOS ANGELES: Le plus grand volcan actif du monde, le Mauna Loa, situé à Hawaï, est entré en éruption pour la première fois en près de 40 ans, projetant des cendres aux alentours lundi matin sans pour l'heure menacer les habitations.

L'éruption a débuté dimanche soir à 23H30 locales (09H30 lundi GMT), a annoncé dans un message d'alerte l'Institut de géophysique américain (USGS).

"La lave est toujours en éruption au sommet et déborde de la caldeira", a-t-il expliqué lundi, précisant que cela ne représentait "actuellement aucune menace pour les zones habitées".

Aucune évacuation n'a été ordonnée par les autorités, mais certaines routes sont fermées par mesure de précaution.

"Il n'y a pas d'indication d'une quelconque progression de l'éruption vers une zone de rift", qui permet au magma de voyager plus facilement sous terre, avait déclaré plus tôt l'USGS.

Mais "les premières phases d'une éruption du Mauna Loa peuvent évoluer vite et l'emplacement et l'avancement des coulées de lave peuvent changer rapidement", avait prévenu l'Institut dès sa première note, dimanche.

Les vents pourraient aussi charrier du "gaz volcanique et des cheveux de Pélé", des fibres de verre volcaniques, a affirmé l'USGS.

Les services météorologiques américains (NWS) ont averti que des cendres volcaniques et des débris pourraient s'accumuler autour du volcan.

Cela peut causer une gêne respiratoire chez les habitants ou perturber le fonctionnement des moteurs ou des systèmes électroniques.

Le Mauna Loa, qui s'élève à 4 169 mètres, est situé sur l'île de Hawaï, la plus grande de cet archipel du Pacifique.

Le volcan est entré en éruption 33 fois depuis 1843. Sa dernière en date remonte à 1984, et avait duré 22 jours.

"Le fait qu'il s'agit d'une montagne dangereuse qui n'est pas entrée en éruption depuis 1984 - la plus longue pause éruptive de son histoire - est la raison pour laquelle nous devrions tous surveiller ce qui se passe", a commenté sur Twitter le volcanologue Robin George Andrews.