Iran: le Canada sanctionne une dizaine de responsables et la police des moeurs

Des manifestants tiennent des pancartes devant l'ambassade d'Iran à Londres, dimanche 25 septembre 2022. (AP)
Des manifestants tiennent des pancartes devant l'ambassade d'Iran à Londres, dimanche 25 septembre 2022. (AP)
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Publié le Lundi 26 septembre 2022

Iran: le Canada sanctionne une dizaine de responsables et la police des moeurs

  • «Nous allons appliquer des sanctions à l'encontre de dizaines de personnes et d'entités, dont la soi-disant police des moeurs iranienne», a expliqué le Premier ministre canadien Justin Trudeau
  • Le chef du gouvernement s'est dit «aux côtés» des femmes iraniennes

OTTAWA : Le Canada va imposer des sanctions contre une dizaine de responsables iraniens et d'entités dont la police des moeurs après la répression meurtrière des manifestations des derniers jours à la suite de la mort de la jeune Mahsa Amini, a annoncé le Premier ministre Justin Trudeau lundi.

"Nous allons appliquer des sanctions à l'encontre de dizaines de personnes et d'entités, dont la soi-disant police des moeurs iranienne", a expliqué, lors d'une conférence de presse, le chef du gouvernement, qui s'est dit "aux côtés" des femmes iraniennes.

"Nous joignons nos voix, les voix de tous les Canadiens, aux millions de personnes dans le monde qui exigent que le gouvernement iranien écoute son peuple, mette fin à sa répression des libertés et des droits et laisse les femmes et tous les Iraniens vivre leur vie et s'exprimer pacifiquement", a-t-il ajouté.


Ethiopie: une attaque dans une église orthodoxe fait deux morts

Un prêtre à l'église Bole Medhanialem d'Addis-Abeba, le 20 juin 2021, lors d'un service matinal alors que les femmes se rassemblent (Photo, AFP).
Un prêtre à l'église Bole Medhanialem d'Addis-Abeba, le 20 juin 2021, lors d'un service matinal alors que les femmes se rassemblent (Photo, AFP).
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  • Deux personnes ont été tuées et quatre autres grièvement blessées à Shashemene, dans la région d'Oromia, selon le Tewahedo Media Center
  • L'archevêque Abune Henok a appelé les autorités d'Oromia, la région la plus étendue d'Ethiopie, à cesser la «persécution» des chrétiens orthodoxes

NAIROBI: Deux jeunes chrétiens orthodoxes ont été tués samedi lors d'une attaque dans une église de cette obédience dans le sud de l'Ethiopie, a annoncé un média lié à ce culte.

Deux personnes ont été tuées et quatre autres grièvement blessées à Shashemene, dans la région d'Oromia, selon le Tewahedo Media Center (TMC), organe de l'église ortodoxe dans ce pays. Abune Henok, l'archevêque du diocèse d'Addis Abeba, y a qualifié cette attaque de "honteuse et déchirante".

Le TMC a accusé les forces de sécurité d'avoir mené cette attaque dans la ville située à environ 250 kilomètres au sud de la capitale.

Il était impossible dans l'immédiat de vérifier ces informations de manière indépendante.

L'archevêque Abune Henok a appelé les autorités d'Oromia, la région la plus étendue d'Ethiopie, à cesser la "persécution" des chrétiens orthodoxes, selon le TMC.

Cet incident intervient dans un contexte de tensions au sein de l'Eglise orthodoxe éthiopienne Tewahedo, après que des évêques rebelles ont créé le mois dernier leur propre synode dans la région d'Oromia, la plus peuplée du pays.

L'unité de cette Eglise, l'une des plus anciennes au monde et qui compte environ 40% des 115 millions d'Ethiopiens, est dès lors menacée.

L'Eglise Tewahedo, dirigée par le patriarche Abune Mathias depuis une décennie, a déclaré la scission illégale et excommunié les évêques impliqués.

L'Eglise a également accusé le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed d'interférer dans ses affaires et de faire des déclarations qui de fait reconnaissent le "groupe illégitime".

M. Abiy, lui-même issu de la communauté Oromo, a appelé cette semaine les responsables au dialogue et affirmé que les deux parties avaient "leur propre vérité".

Les prêtres dissidents accusent l'Eglise de discrimination et d'hégémonie linguistique et culturelle, en faisant valoir qu'elle ne s'adresse pas aux congrégations en Oromia dans leur langue maternelle, des plaintes balayées par le patriarcat.

Le Conseil œcuménique des Eglises (COE) a publié vendredi une déclaration exprimant sa "profonde inquiétude" face aux tensions au sein de l'institution éthiopienne.

"Nous appelons tous les dirigeants politiques d'Ethiopie à soutenir l'Eglise orthodoxe éthiopienne Tewahedo dans ses efforts pour parvenir à l'unité et à la paix entre ses membres", a déclaré le secrétaire général du COE, Jerry Pillay.


Chili: 16 morts dans des incendies de forêts, selon un nouveau bilan

Vue d'un incendie à Santa Juana, dans la province de Concepcion, Chili, le 3 février 2023 (Photo, AFP).
Vue d'un incendie à Santa Juana, dans la province de Concepcion, Chili, le 3 février 2023 (Photo, AFP).
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  • Samedi, sur 251 feux actifs, 80 sont hors de contrôle, a précisé le Service national de prévention et de réponse aux catastrophes
  • Ces incendies se produisent pendant une vague de chaleur extrême avec des températures proches de 40ºC

CONCEPCION, Chili: Au moins 16 personnes sont mortes dans plus de 250 incendies de forêt survenus dans le centre du Chili, où sévit une intense vague de chaleur, selon un nouveau bilan présenté samedi par les autorités.

Samedi, sur 251 feux actifs, 80 sont hors de contrôle, a précisé le Service national de prévention et de réponse aux catastrophes (Senapred).

Selon lui, 24 autres personnes ont été blessées et 88 habitations ont été détruites.

Un précédent bilan faisait état vendredi de 13 morts. Parmi eux, un pilote de nationalité bolivienne et un mécanicien de nationalité chilienne qui se sont écrasés dans un hélicoptère qui luttait contre les feux, selon le Senapred.

Ces incendies se produisent pendant une vague de chaleur extrême avec des températures proches de 40ºC, ce qui fait craindre aux autorités une catastrophe comme celle de 2017.

Cette année là, un gigantesque incendie de forêt avait fait 11 morts, quelque 6 000 sinistrés, détruit plus de 1 500 maisons et ravagé 467 000 hectares de terres.


Les corps des deux volontaires Britanniques tués en Ukraine récupérés

Les soldats ukrainiens portent les cercueils de leurs camarades tués au combat, lors de leurs funérailles à Lviv le 4 février 2023, au milieu de l'invasion russe de l'Ukraine (Photo, AFP).
Les soldats ukrainiens portent les cercueils de leurs camarades tués au combat, lors de leurs funérailles à Lviv le 4 février 2023, au milieu de l'invasion russe de l'Ukraine (Photo, AFP).
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  • L'armée ukrainienne a reconnu le 25 janvier avoir cédé aux forces russes Soledar, situé non loin de Bakhmout dans l'est du pays
  • Le retour des corps des deux hommes est intervenu dans le cadre d'un échange de 116 prisonniers ukrainiens et 63 russes entre Moscou et Kiev

LONDRES: Les corps des deux Britanniques, Christopher Parry et Andrew Bagshaw, tués en Ukraine où ils étaient partis comme volontaires, ont été récupérés dans le cadre d'un échange de prisonniers entre Kiev et Moscou, ont indiqué les autorités ukrainiennes.

"Nous avons réussis à récupérer les corps de volontaires étrangers morts", a indiqué Andriï Yermak, le chef de l'administration du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le retour des corps des deux hommes est intervenu dans le cadre d'un échange de 116 prisonniers ukrainiens et 63 russes entre Moscou et Kiev.

Christopher Parry, 28 ans, et Andrew Bagshaw, 48 ans, ont été tués alors qu'ils tentaient une évacuation humanitaire de la ville de Soledar, théâtre d'intenses affrontements début janvier et largement détruite dans des bombardements, avait confirmé fin janvier la famille de M. Parry, via le ministère britannique des Affaires étrangères.

Ils étaient portés disparus depuis plusieurs semaines, et le chef du groupe Wagner, Evguéni Prigojine, avait indiqué le 11 janvier que ses combattants avaient trouvé à Soledar le corps de l'un d'entre eux.

L'armée ukrainienne a reconnu le 25 janvier avoir cédé aux forces russes Soledar, situé non loin de Bakhmout dans l'est du pays, devenu l'épicentre des combats près d'un an après le début de l'invasion du pays.

Les Russes revendiquaient sa prise depuis deux semaines.

Contacté, le ministère britannique des Affaires étrangères n'était pas en mesure de réagir dans l'immédiat.