Sonatrach et Engie sont en passe de signer «des contrats de moyen et long termes»

L’Algérie est le premier pays exportateur de gaz naturel en Afrique et le septième à l’échelle mondiale. Photo fournie
L’Algérie est le premier pays exportateur de gaz naturel en Afrique et le septième à l’échelle mondiale. Photo fournie
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Publié le Mardi 27 septembre 2022

Sonatrach et Engie sont en passe de signer «des contrats de moyen et long termes»

  • Selon la direction du groupe Engie, les discussions s’inscrivent dans la continuité du contrat signé en juillet dernier
  • Des experts évoquent des contrats d’investissement dans la récupération du gaz de torchage qui s’effectue via l’utilisation des technologies de pointe

PARIS: Après la visite du président français, Emmanuel Macron, en Algérie, à la fin du mois d’août dernier, le groupe algérien Sonatrach, spécialisé dans la production d’hydrocarbures, et la société française Engie ont entamé des discussions qui portaient sur l’établissement de contrats relatifs à l’approvisionnement en gaz.

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L’Algérie est le premier pays exportateur de gaz naturel en Afrique et le septième à l’échelle mondiale. Photo fournie.

«Nous ne parlons pas de l’hiver prochain. Les discussions en cours avec la Sonatrach portent sur des contrats de moyen et long terme», avait précisé Claire Waysand, directrice générale adjointe d’Engie, lors de la Rencontre des entrepreneurs de France (LaREF), organisée par le Medef, le patronat français.

Selon la direction du groupe, les discussions s’inscrivent dans la continuité du contrat signé en juillet, dont l’aboutissement – avec la signature d’un nouvel accord – devrait intervenir dans plusieurs semaines. D’après la radio française Europe 1, les discussions en cours concernent entre autres l’augmentation, de l’ordre de 50%, des importations françaises en matière de gaz naturel ou de gaz liquéfié (GNL) à partir de l’Algérie.

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Le ministre algérien de l'Énergie et des Mines Mohamed Arkab reçoit Catherine MacGregor, directrice générale du groupe français Engie. Photo fournie.

En juillet dernier, le groupe énergétique algérien a annoncé qu’il avait conclu un accord afin d’augmenter la fourniture de gaz au distributeur d’énergie Engie. «Avec cet accord, les deux parties sont convenues de définir le prix de vente contractuel applicable sur une période trois ans – courant jusqu’en 2024 – afin de prendre en compte les conditions du marché.» La compagnie algérienne va «renforcer sa part dans le portefeuille d’approvisionnement d’Engie, ce qui permettra aux deux groupes de poursuivre leur diversification et de contribuer à la sécurité énergétique des clients européens», lit-on sur le document publié par Sonatrach.

Les réserves prouvées de gaz naturel s’élèvent à près de 2 400 milliards de mètres cubes et le pays fournit environ 11% du gaz consommé en Europe. L’Algérie est le premier pays exportateur de gaz naturel en Afrique et le septième à l’échelle mondiale.

Perspectives de coopération
Reçue par le ministre de l'Énergie, Mohamed Arkab, en marge de la visite du président français à Alger, Catherine MacGregor, directrice générale du groupe Engie, a évoqué, en présence du PDG de Sonatrach, les perspectives de coopération à long terme en matière d’investissement dans des projets structurants. Ces derniers concernent le domaine énergétique, et en particulier les hydrocarbures, l’électricité et les énergies renouvelables.

Ainsi, des experts évoquent des contrats d’investissement dans la récupération du gaz de torchage qui s’effectue via l’utilisation des technologies de pointe. Dans la déclaration d’Alger, paraphée par Abdelmadjid Tebboune et Emmanuel Macron, l’Algérie et la France se sont engagées à développer des investissements dans l’énergie, notamment dans le domaine gazier.

Par ailleurs, en adoptant un nouveau code qui régit les investissements, nationaux comme étrangers, l’Algérie a invité ses partenaires européens à investir dans le pays. Cette vision lui permettra d’augmenter sa production et de répondre aux besoins de ses partenaires étrangers.

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Le port de Skikda pourra ainsi charger jusqu’à 220 000 m3 de gaz dans des méthaniers à partir de la nouvelle jetée.. Photo fournie.

Très sollicité, le pays a accentué ses investissements dans l’exploration et l’extraction du gaz. Considérée comme l’un des dix plus gros producteurs du monde, l’Algérie compte saisir l’opportunité que lui offre la conjoncture mondiale du marché de l’énergie pour se positionner sur le marché du GNL. Parmi les investissements actuels figurent les travaux d’extension – dont le taux est estimé à 80% – du terminal d’exportation de Skikda, qui devrait disposer d’une capacité de production de 22 millions de tonnes de GNL à la fin de l’année. Le port de Skikda pourra ainsi charger jusqu’à 220 000 m3 de gaz dans des méthaniers à partir de la nouvelle jetée.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.

 

 

 

 


Veolia et Amazon accélèrent la transformation hydrique des data centers

Un avion survole une unité mobile de traitement de la pollution aux PFAS dans l’eau, fournie par Veolia, alors qu’il atterrit à l’EuroAirport de Bartenheim, dans l’est de la France, le 4 septembre 2025. (AFP)
Un avion survole une unité mobile de traitement de la pollution aux PFAS dans l’eau, fournie par Veolia, alors qu’il atterrit à l’EuroAirport de Bartenheim, dans l’est de la France, le 4 septembre 2025. (AFP)
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  • Un partenariat Veolia-Amazon pour déployer des solutions de réutilisation des eaux usées dans les data centers, avec un premier site opérationnel en 2027
  • Une économie annuelle estimée à 314 millions de litres d’eau potable, au service d’une stratégie globale de durabilité et de résilience hydrique

DUBAI: Dans un contexte de croissance exponentielle des besoins en infrastructures numériques et de pression accrue sur les ressources naturelles, Veolia et Amazon annoncent un partenariat structurant visant à transformer la gestion de l’eau dans les data centers. L’ambition : substituer l’eau potable par des eaux usées traitées pour les besoins de refroidissement, un poste particulièrement consommateur dans ces installations critiques.

Cette collaboration associe l’expertise de Veolia, leader mondial des technologies de l’eau et des services à l’environnement, aux capacités d’Amazon en matière de cloud et d’intelligence artificielle. Ensemble, les deux groupes entendent concevoir et déployer des stratégies de gestion de l’eau plus durables, adaptées aux data centers de nouvelle génération.

Le projet pilote sera lancé dans le Mississippi, où Veolia accompagnera les opérations d’Amazon afin de réduire significativement leur consommation d’eau potable. À l'horizon 2027, une première installation devrait entrer en service, marquant une étape importante : il s’agira du premier data center d’Amazon dans cet État à recourir à de l’eau recyclée pour ses systèmes de refroidissement.

Une innovation industrielle au service de la sobriété hydrique

Au cœur du dispositif, des systèmes de traitement de l’eau développés par Veolia, à la fois autonomes, modulaires et conteneurisés. Ces unités seront capables de capter des effluents issus de stations d’épuration locales ainsi que d’autres sources disponibles, puis de les transformer en une ressource conforme aux exigences de qualité des procédés industriels de refroidissement.

Cette approche permet de convertir un déchet en ressource stratégique, tout en limitant le recours aux nappes phréatiques et aux réseaux d’eau potable, particulièrement sollicités dans certaines régions. Une fois pleinement opérationnel, le projet devrait permettre de réutiliser plus de 314 millions de litres d’eau potable par an. Ce volume correspond à la consommation annuelle d’environ 760 foyers américains — une économie significative à l’échelle locale.

Au-delà de la performance environnementale, cette solution répond également à des enjeux de continuité opérationnelle. En sécurisant l’approvisionnement en eau via des sources alternatives, elle renforce la résilience des data centers face aux risques de stress hydrique ou de restrictions d’usage.

Un modèle réplicable à l’échelle mondiale

L’un des atouts majeurs du dispositif réside dans sa conception modulaire. Les systèmes conteneurisés de Veolia peuvent être déployés rapidement et adaptés aux spécificités locales, ce qui ouvre la voie à une duplication de la solution sur d’autres sites d’Amazon dans le monde.

Cette logique d’industrialisation s’inscrit dans la nouvelle offre « Data Center Resource 360 » développée par Veolia. Celle-ci vise à optimiser l’ensemble des flux de ressources — eau, énergie, déchets — au sein des data centers, en s’appuyant sur des technologies avancées et des outils de pilotage numérique.

Pour Amazon, cette initiative constitue un levier concret pour atteindre son objectif d’empreinte eau positive dans l’ensemble de ses opérations directes de data centers d’ici 2030. Cela implique non seulement de réduire ses prélèvements, mais aussi de contribuer activement à la restauration des ressources en eau dans les territoires où l’entreprise est implantée. 


« Marché stratégique » : PepsiCo souligne le rôle de l’Arabie saoudite dans sa croissance mondiale

Le PDG des boissons internationales chez PepsiCo, Eugene Willemsen, à Djeddah. (Fourni)
Le PDG des boissons internationales chez PepsiCo, Eugene Willemsen, à Djeddah. (Fourni)
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  • PepsiCo considère l’Arabie saoudite comme un marché stratégique majeur, avec des investissements continus et un fort alignement sur la Vision 2030
  • L’entreprise accélère l’innovation (IA, R&D, produits sans sucre) pour répondre à l’évolution des consommateurs et renforcer sa croissance régionale

RIYAD : PepsiCo considère l’Arabie saoudite comme un marché « stratégique » offrant des opportunités croissantes d’investissement et d’innovation, alors que le Royaume demeure une cible clé pour l’entreprise.

La société affirme s’être étroitement alignée sur les objectifs à long terme du Royaume, en s’appuyant sur une présence qui s’étend sur près de sept décennies.

« Nous opérons dans le Royaume depuis presque 70 ans », a déclaré Eugene Willemsen, PDG des boissons internationales chez PepsiCo, à Arab News. « Nous avons immédiatement adopté la Vision 2030 dès son lancement et avons clairement indiqué que nous voulions en faire partie, mais aussi y contribuer activement. »

Il a souligné plusieurs domaines dans lesquels PepsiCo a élargi son rôle, notamment en renforçant l’intégration des talents saoudiens et féminins, en faisant évoluer son portefeuille de produits et en soutenant des initiatives favorisant des modes de vie plus actifs.

« Nous nous voyons comme un contributeur à la Vision 2030… et nous nous réjouissons de continuer à le faire avec l’ensemble de nos activités en Arabie saoudite », a-t-il ajouté. 

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Le PDG des boissons internationales chez PepsiCo, Eugene Willemsen, à Riyad. (Fourni)

L’Arabie saoudite est l’un des marchés les plus importants de PepsiCo à l’échelle mondiale, soutenu par de solides capacités locales et des partenariats de longue date.

« C’est un marché très important pour PepsiCo. C’est un marché stratégique pour nous », a déclaré Willemsen. « Nous disposons de capacités très solides et avancées en marketing, dans les domaines commerciaux et dans la chaîne d’approvisionnement, que nous pouvons exploiter à l’échelle de notre réseau international. »

Il a également mis en avant le rôle des partenaires d’embouteillage locaux, évoquant des relations « qui remontent à plusieurs décennies » et offrant des « capacités exceptionnelles » au bénéfice de l’ensemble du système PepsiCo.

L’entreprise emploie environ 9 000 personnes dans ses opérations en Arabie saoudite et a continué d’étendre sa présence locale. Parmi les investissements récents figure un nouveau centre de recherche et développement dans le quartier financier King Abdullah à Riyad, développé en collaboration avec son activité snacks.

« Il s’agit d’un investissement d’environ 30 millions de riyals saoudiens (8 millions de dollars) », a précisé Willemsen, ajoutant que ce centre vise à développer des produits adaptés aux besoins locaux et potentiellement intégrant des cultures locales, avec des applications pouvant s’étendre à l’ensemble du Moyen-Orient.

L’évolution des préférences des consommateurs influence également la stratégie de PepsiCo dans le Royaume, notamment avec une demande croissante pour des options plus saines.

« Nous avons fortement mis l’accent sur les offres sans sucre ici en Arabie saoudite, et nous avons observé un changement significatif vers le zéro sucre », a-t-il expliqué. « Les consommateurs, tous âges et profils confondus, recherchent des options permettant de réduire leur consommation de sucre. »

Parallèlement, l’hydratation est une priorité majeure, notamment en raison du climat du Royaume. Willemsen a évoqué des opportunités d’élargir les produits contenant des électrolytes, destinés aussi bien aux consommateurs actifs qu’à un usage quotidien.

PepsiCo intensifie également l’utilisation de l’intelligence artificielle dans ses opérations, de l’agriculture au développement de produits.

« Nous voulons être parmi les leaders dans l’adoption de l’IA dans le secteur des biens de consommation », a déclaré Willemsen. « L’IA permet de tester et valider des concepts beaucoup plus rapidement, de développer des produits plus vite et de les lancer plus rapidement sur le marché. »

Il a précisé que l’IA est utilisée dans les opérations agricoles mondiales de l’entreprise pour aider les agriculteurs à optimiser l’utilisation de l’eau, l’application d’engrais et les rendements.

Concernant les chaînes d’approvisionnement, Willemsen a indiqué que l’entreprise se concentre sur le renforcement de la résilience locale face à la volatilité mondiale.

« Notre objectif à travers le monde est de créer des chaînes d’approvisionnement aussi locales que possible », a-t-il déclaré. « Nous avons développé une grande résilience et agilité pour faire face à différents scénarios. »

Malgré l’incertitude mondiale, il s’est dit confiant quant aux perspectives à long terme du marché saoudien.

« Le marché saoudien est en lui-même très résilient », a-t-il affirmé. « Parce qu’il évolue rapidement, il continue d’offrir des opportunités d’innovation et de réponse aux besoins changeants des consommateurs. »

Il a ajouté : « Il existe une forte résilience intrinsèque en Arabie saoudite, ce qui nous donne confiance dans le fait que ce pays continuera à croître et à prospérer. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com