Le président Tebboune réitère l’intérêt de l’Algérie à rejoindre les BRICS

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune (Photo, AFP).
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 26 septembre 2022

Le président Tebboune réitère l’intérêt de l’Algérie à rejoindre les BRICS

  • Tebboune avait participé au sommet des BRICS par liaison vidéo à la fin du mois de juin
  • En 2018, la production totale des cinq pays membres s'élevait à approximativement 23,2% du produit brut mondial

ALGER : À une ère de conflits où toutes les nations sont sommées de choisir un camp, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a de nouveau évoqué, ce dimanche soir, la possibilité d’adhésion de l'Algérie aux BRICS, constitués du Brésil, de la Russie, de l'Inde, de la Chine et de l'Afrique du Sud.

Le président algérien a déclaré lors de sa dernière conférence de presse que l’Algérie tend à réaliser ce projet étant donné que cette organisation représente une « puissance économique et politique », considérable et espère que l'adhésion à ce groupe préservera le pays de « l'extrême polarisation du monde ». 

Tebboune avait précédemment participé au sommet des BRICS par liaison vidéo à la fin du mois de juin.

Dans ce contexte, Tebboune a souligné, sans « anticiper les événements », que « l'Algérie remplit, dans une large mesure, les conditions nécessaires afin de rejoindre le groupe des BRICS ».

Le Chef de l’État algérien, a, par ailleurs, affirmé que l’économie algérienne « commence aujourd’hui à se redresser » ajoutant que l’objectif « est de développer notre revenu national d’une manière qui nous permettra d’entrer dans le groupe des BRICS. ». 
 

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Les présidents chinois Xi Jinping, russe Vladimir Poutine, brésilien Jair Bolsonaro, sud-africain Cyril Ramaphosa et le Premier ministre indien Narendra Modi, assistent à une réunion lors du sommet des BRICS à Brasilia (Photo, AFP).

Des rapports précédents parlaient de la possibilité que de nouveaux pays, à savoir l'Égypte et la Turquie, puissent rejoindre l'organisation.

Ces pays réunis, leur population représenterait environ 3 milliards d'habitants, soit plus de 41 % de la population mondiale.

En 2018, la production totale des cinq pays membres s'élevait à approximativement 23,2% du produit brut mondial.

Un nouvel ordre mondial 

Abdelmadjid Tebboune avait également évoqué "l'approche de l'Algérie face à la nécessité de s'efforcer d'établir un nouveau système économique qui garantisse la parité et l'égalité entre les différents pays", selon ce qui a été cité par l'agence de presse officielle algérienne.

En juin, s’adressant par vidéo conférence au dirigeant chinois qui présidait la réunion des BRICS, ce dernier avait déclaré que  « les tensions et les soubresauts qui secouent les relations internationales aujourd’hui nous interpellent tous, non seulement au vu du volume de la gouvernance mondiale et des défis de l’heure, qui se posent aux efforts visant à instaurer la paix, mettre fin aux conflits et impulser la roue du développement, mais aussi pour les dangers de la polarisation qui augure d’un changement des rapports de force sur la scène internationale et présage les contours du nouvel ordre mondial » faisant référence à l’inexorable division du monde déclenchée par la guerre entre l’Ukraine et la Russie.


Iran: 15 accusés risquent la peine de mort pour le meurtre d'un paramilitaire

Un manifestant tient un portrait de Mahsa Amini lors d'une manifestation de soutien à Amini, une jeune Iranienne décédée après avoir été arrêtée à Téhéran par la police des mœurs de la République islamique, sur l'avenue Istiklal à Istanbul le 20 septembre 2022. (AFP)
Un manifestant tient un portrait de Mahsa Amini lors d'une manifestation de soutien à Amini, une jeune Iranienne décédée après avoir été arrêtée à Téhéran par la police des mœurs de la République islamique, sur l'avenue Istiklal à Istanbul le 20 septembre 2022. (AFP)
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  • Depuis la mi-septembre, des milliers d'Iraniens et une quarantaine d'étrangers ont été arrêtés et plus de 2.000 personnes inculpées en lien avec les «émeutes», selon les autorités judiciaires
  • Parmi les inculpés, au moins six ont été condamnés à mort en première instance et leur sort dépend désormais de la Cour suprême qui doit statuer sur leur appel

TEHERAN: Quinze personnes, dont une femme et trois mineurs, accusées d'avoir tué début novembre un paramilitaire lors d'une cérémonie organisée par des manifestants pour marquer le 40e jour de la mort d'une des leurs, risquent la peine de mort, a annoncé mercredi la justice iranienne.

L'Iran est le théâtre de manifestations depuis la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans décédée trois jours après son arrestation à Téhéran par la police des mœurs. Cette dernière lui reprochait d'avoir enfreint le code vestimentaire strict de la République islamique.

"La première audience des agresseurs de Ruhollah Ajamian a eu lieu ce matin (mercredi) dans la province d'Alborz" près de Téhéran, a indiqué l'organe de la justice, Mizan Online.

"Quinze accusés ont été inculpés de corruption sur terre", un crime passible de la peine capitale, a précisé la même source.

Ruhollah Ajamian, membre de la milice Bassidj, liée aux Gardiens de la révolution [l'armée idéologique de la République islamique], a été tué le 3 novembre à Karaj, dans la province d'Alborz, à 30 km à l'ouest de Téhéran, alors qu'un rassemblement marquait près d'un cimetière le 40e jour de deuil après la mort d'une manifestante, selon les médias locaux.

"Les émeutiers ont attaqué cet agent de sécurité qui n'était pas armé, l'ont déshabillé, poignardé, frappé avec des poings américains, des pierres et des coups de pied, puis ont traîné son corps nu et à moitié mort sur l'asphalte de la rue et entre les voitures d'une manière horrible", avait affirmé le 12 novembre Hossein Fazeli Harikandi, chef de la justice de la province d'Alborz.

L'agence Mizan avait annoncé le même jour l'inculpation de onze individus, dont une femme, soupçonnés d'avoir assassiné Ajamian.

Mercredi, Mizan a précisé que "trois des accusés ont 17 ans" et que "leur cas sera traité par un tribunal spécial chargé des délits juvéniles".

Depuis la mi-septembre, des milliers d'Iraniens et une quarantaine d'étrangers ont été arrêtés et plus de 2.000 personnes inculpées en lien avec les "émeutes", selon les autorités judiciaires.

Parmi les inculpés, au moins six ont été condamnés à mort en première instance et leur sort dépend désormais de la Cour suprême qui doit statuer sur leur appel.

Un général iranien a fait état lundi de la mort de plus de 300 personnes depuis le début du mouvement de contestation.

Dans ce bilan figurent des dizaines de membres des forces de l'ordre tués dans des affrontements avec les manifestants ou assassinés, selon les autorités iraniennes.


Iran: arrestation de deux cinéastes à l'origine d'une vidéo critique

Les autorités iraniennes ont interpellé deux acteurs à l'origine d'une vidéo, devenue virale, qui montre des artistes iraniens se rassemblant, sans voile, en soutien aux manifestations dans le pays, a indiqué mercredi un groupe de défense des droits de l'Homme. (AFP)
Les autorités iraniennes ont interpellé deux acteurs à l'origine d'une vidéo, devenue virale, qui montre des artistes iraniens se rassemblant, sans voile, en soutien aux manifestations dans le pays, a indiqué mercredi un groupe de défense des droits de l'Homme. (AFP)
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  • La réalisatrice et actrice Soheila Golestani et le metteur en scène Hamid Pourazari ont tous les deux été arrêtés, selon Human Rights Activists News Agency
  • Selon certaines informations, les deux cinéastes ont été arrêtés tard mardi, au moment où l'équipe de football iranienne affrontait les Etats-Unis au Mondial au Qatar

PARIS: Les autorités iraniennes ont interpellé deux acteurs à l'origine d'une vidéo, devenue virale, qui montre des artistes iraniens se rassemblant, sans voile, en soutien aux manifestations dans le pays, a indiqué mercredi un groupe de défense des droits de l'Homme.

La réalisatrice et actrice Soheila Golestani et le metteur en scène Hamid Pourazari ont tous les deux été arrêtés, selon Human Rights Activists News Agency, basée aux Etats-Unis.

Le groupe n'était pas en mesure d'indiquer où ils étaient incarcérés, tandis que, selon certaines informations, les deux cinéastes ont été arrêtés tard mardi, au moment où l'équipe de football iranienne affrontait les Etats-Unis au Mondial au Qatar.

Dans la vidéo, postée dimanche, Soheila Golestani marche dans un parc, la tête dénudée et habillée de noir, s'arrête au pied d'un escalier et fixe la caméra, avant d'être rejointe par neuf autres femmes et cinq hommes, qui prennent la même pose.

Ces personnes sont toutes des acteurs iraniens, selon le site Iran Wire.

La dramaturge Naghmeh Samini a confirmé sur son compte Instagram l'arrestation de Soheila Golestani et Hamid Pourazari, y voyant "la réaction d'une partie du public" à la "performance" montrée dans la vidéo.

Ce rassemblement était la dernière action en date d'artistes se mobilisant depuis la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans décédée après son arrestation par la police des mœurs pour avoir d'après celle-ci enfreint le code vestimentaire strict en République islamique.

Parmi les artistes ayant défié les autorités en retirant le voile, figure l'actrice Taraneh Alidoosti, qui a affirmé sa volonté à rester "à tout prix" dans son pays.

Deux autres célèbres actrices, Hengameh Ghaziani et Katayoun Riahi, ont été arrêtées, avant d'être libérées sous caution selon des informations de presse, pour avoir soutenu le mouvement de contestation, qui est selon les autorités encouragé par l'Occident.


La nouvelle entreprise Tahaluf soutient le secteur de l’événementiel en Arabie saoudite

«Nous sommes fiers d’élargir notre partenariat avec la Fédération saoudienne pour la cybersécurité, la programmation et les drones en vue de créer Tahaluf et, ensemble, nous visons à mettre en place des événements durables à l’échelle mondiale en Arabie saoudite», déclare Mike Champion. (SPA)
«Nous sommes fiers d’élargir notre partenariat avec la Fédération saoudienne pour la cybersécurité, la programmation et les drones en vue de créer Tahaluf et, ensemble, nous visons à mettre en place des événements durables à l’échelle mondiale en Arabie saoudite», déclare Mike Champion. (SPA)
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  • L’entreprise s’inscrit dans le cadre des objectifs de l’initiative Vision 2030 du Royaume pour diversifier l’économie et créer des possibilités d’emploi pour les citoyens saoudiens
  • Tahaluf organisera également des événements mondiaux en Arabie saoudite l’année prochaine, comme la conférence sur l’intelligence artificielle DeepFest et le festival de la gastronomie et de l’hospitalité Feast

RIYAD: La Fédération saoudienne pour la cybersécurité, la programmation et les drones et Informa PLC ont récemment créé l’entreprise commune Tahaluf, qui vise à former de jeunes Saoudiennes et Saoudiens à la gestion d’événements, en plus d’attirer des événements internationaux en Arabie saoudite.
L’entreprise s’inscrit dans le cadre des objectifs de l’initiative Vision 2030 du Royaume pour diversifier l’économie et créer des possibilités d’emploi pour les citoyens saoudiens.
Faisal al-Khamisi, président du conseil d’administration de la fédération, déclare: «Le Royaume a accueilli un grand nombre d’événements mondiaux ces dernières années. Désormais, la fédération investit pour augmenter le nombre d’activités et d’événements saoudiens, ainsi que les secteurs créatifs et numériques connexes par l’intermédiaire de Tahaluf.»

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Faisal al-Khamisi soutient que la fédération investit pour augmenter le nombre d’activités et d’événements saoudiens, ainsi que les secteurs créatifs et numériques connexes par l’intermédiaire de Tahaluf. (Agence de presse saoudienne)

Il explique que le nom «Tahaluf» (qui signifie «alliance» en arabe) reflète la force du partenariat entre la fédération et Informa PLC.
«Nous prévoyons de travailler en étroite collaboration sur cette prochaine phase de développement d’événements de classe mondiale pour l’Arabie saoudite», déclare M. Al-Khamisi.