Le naufrage d'un bateau de migrants au large de la Syrie a fait 100 morts

Des personnes en deuil marchent avec le corps de l'une des victimes qui s'est noyée dans le naufrage d'un bateau de migrants au large des côtes syriennes, lors de ses funérailles après le retour de son corps dans le camp de réfugiés de Nahr al-Bared, à la périphérie de la ville de Tripoli, dans le nord du Liban, le 24 septembre 2022. (AFP).
Des personnes en deuil marchent avec le corps de l'une des victimes qui s'est noyée dans le naufrage d'un bateau de migrants au large des côtes syriennes, lors de ses funérailles après le retour de son corps dans le camp de réfugiés de Nahr al-Bared, à la périphérie de la ville de Tripoli, dans le nord du Liban, le 24 septembre 2022. (AFP).
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Publié le Mardi 27 septembre 2022

Le naufrage d'un bateau de migrants au large de la Syrie a fait 100 morts

  • «Le nombre de victimes du bateau libanais a atteint 100 personnes à ce jour, un nouveau corps ayant été repêché», a déclaré le directeur général des ports syriens Samer Kbrasli
  • Tous les survivants sont sortis de l'hôpital, a déclaré Sana

DAMAS : Un nouveau corps a été repêché portant à 100 le nombre de cadavres récupérés depuis le naufrage jeudi au large des côtes syriennes d'un bateau transportant des migrants en partance du Liban voisin, selon les médias officiels syriens.

Le bilan de ce naufrage de migrants, parmi les plus meurtriers survenus en Méditerranée orientale, s'est alourdi à plusieurs reprises depuis la découverte des premiers corps jeudi dernier, avec seulement 20 survivants secourus sur quelque 150 passagers.

"Le nombre de victimes du bateau libanais a atteint 100 personnes à ce jour, un nouveau corps ayant été repêché", a déclaré le directeur général des ports syriens Samer Kbrasli, cité par l'agence de presse officielle syrienne Sana.

Tous les survivants sont sortis de l'hôpital, a déclaré Sana.

Les personnes à bord du navire parti de la ville de Tripoli (nord), la plus pauvre du Liban, étaient pour la plupart des Libanais, des Syriens et des Palestiniens, et comprenaient à la fois des enfants et des personnes âgées.

Le naufrage, que le Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi, a déploré comme "une nouvelle tragédie", a suscité un vif émoi au Liban.

M. Grandi a appelé la communauté internationale à venir en aide pour "améliorer les conditions des personnes forcées de fuir leur pays, ainsi que celles des communautés qui les accueillent".

Le Liban accueille plus d'un million de réfugiés syriens ayant fui la guerre dans leur pays et s'enfonce depuis trois ans dans une grave crise économique et financière.

Le pays connait depuis 2020 une augmentation du nombre de migrants en partance pour l'Europe à la recherche d'une vie meilleure, notamment l'île de Chypre, située à 175 kilomètres des côtes libanaises.

Dix enfants figurent parmi les victimes de ce dernier naufrage, selon l'Unicef.

"Des années d'instabilité politique et de crise économique au Liban ont plongé de nombreux enfants et familles dans la pauvreté, affectant leur santé, leur bien-être et leur éducation", a souligné la directrice régionale de l'Unicef pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, Adele Khodr.

"Les habitants du Liban vivent dans des conditions désastreuses qui affectent tout le monde, mais qui sont particulièrement graves pour les personnes les plus vulnérables, notamment les réfugiés".

Selon l'ONU, au moins 38 bateaux transportant plus de 1 500 personnes ont quitté ou tenté de quitter illégalement le Liban par la mer, entre janvier et novembre 2021.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.