Mobilisation: des voisins de la Russie confrontés à un exode

Le président russe Vladimir Poutine préside une réunion sur les questions agricoles via une liaison vidéo à Sotchi le 27 septembre 2022. (AFP).
Le président russe Vladimir Poutine préside une réunion sur les questions agricoles via une liaison vidéo à Sotchi le 27 septembre 2022. (AFP).
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Publié le Mardi 27 septembre 2022

Mobilisation: des voisins de la Russie confrontés à un exode

  • Les arrivées de Russes en Géorgie ont presque doublé, à près de 10.000 par jour, après cette annonce, a indiqué le ministère de l'Intérieur de ce pays du Caucase.
  • L'ONU a par ailleurs dit son inquiétude à propos d'informations faisant état de près de 2.400 arrestations en moins d'une semaine lors de manifestations en Russie contre la mobilisation partielle

TBILISSI: La Géorgie et le Kazakhstan, deux pays voisins de la Russie, ont confirmé mardi une forte hausse des arrivées de Russes depuis la mobilisation décrétée le 21 septembre par le président Vladimir Poutine.

Les arrivées de Russes en Géorgie ont presque doublé, à près de 10.000 par jour, après cette annonce, a indiqué le ministère de l'Intérieur de ce pays du Caucase.

"Le nombre a augmenté à quelque 10.000 par jour. Par exemple, ils étaient 11.200 dimanche et moins de 10.000 lundi", contre "5.000 à 6.000" juste avant l'annonce de la mobilisation en Russie le 21 septembre, a indiqué le ministère.

A la frontière avec la Géorgie, les autorités de la région russe d'Ossétie du Nord ont admis une "situation tendue" au poste de contrôle de Verkhni Lars.

Le ministère local de l'Intérieur a annoncé l'installation prochaine d'un "commissariat militaire de mobilisation" dans la zone frontalière afin de recruter les réservistes qui tentent de partir.

L'ONU « profondément troublée » par des arrestations massives

L'ONU a manifesté mardi son inquiétude à propos d'informations faisant état de près de 2.400 arrestations en moins d'une semaine lors de manifestations en Russie contre la mobilisation partielle ordonnée par le président russe Vladimir Poutine.

"Nous sommes profondément troublés par le nombre important de personnes qui auraient été arrêtées", a déclaré aux journalistes à Genève une porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Ravina Shamdasani.

Les autorités russes ont réprimé les critiques contre l'opération militaire en Ukraine depuis son lancement le 24 février. Mais les arrestations se sont multipliées après l'annonce d'une mobilisation partielle le 21 septembre.

Mme Shamdasani a cité "des informations crédibles (selon lesquelles) quelque 2.377 manifestants ont été arrêtés (...) en divers endroits du pays".

"Le nombre de personnes qui restent détenues n'est pas clair", a-t-elle ajouté.

Selon l'ONG OVD-Info, spécialisée dans le suivi des actions d'opposition, plus de 2.300 personnes ont été interpellées depuis l'annonce de M. Poutine lors d'actions contre la mobilisation militaire. D'importants départs de Russes vers des pays frontaliers ont également été signalés.

Mme Shamdasani a notamment fait état des protestations organisées au Daguestan, avec des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre dans cette région russe du Caucase qui a déjà payé un lourd tribut depuis le début de l'offensive en Ukraine. "Des dizaines de personnes auraient été arrêtées", a-t-elle dit.

Selon OVD-Info, au moins 101 personnes ont été arrêtées dimanche à Makhatchkala, la capitale du Daguestan, dans le Sud-Ouest de la Russie.

Région multi-éthnique à majorité musulmane, la république du Daguestan est l'un des territoires les plus pauvres de Russie. Il a été ensanglanté dans les années 2000 par une guerre entre les forces russes et une guérilla jihadiste.

Depuis le début de l'offensive russe contre Kiev, c'est aussi l'une des régions russes qui a la plus forte proportion d'hommes tués au combat en Ukraine, selon les avis de décès publiés sur les réseaux sociaux et rassemblés par des médias russes indépendants.

Lundi à Oust-Ilimsk, ville éloignée dans la région d'Irkoutsk, un homme a ouvert le feu dans un centre de recrutement de l'armée russe, blessant grièvement un officier qui y travaillait.

De nombreux cas de personnes âgées, malades ou d'étudiants appelés ont été signalés, alors que les autorités assuraient qu'ils étaient exemptés.

Le Kremlin a admis des "erreurs" lors de la mobilisation et promis de les corriger.

Mme Shamdasani a souligné que la plupart des manifestations à ce jour en Russie semblaient pacifiques.

"Nous insistons sur le fait qu'arrêter des personnes uniquement pour l'exercice de leurs droits de réunion pacifique et à la liberté d'expression constitue une privation arbitraire de liberté", a-t-elle déclaré.

"Nous appelons à la libération immédiate de tous ceux qui sont arbitrairement détenus et au respect par les autorités de leurs obligations internationales pour assurer les droits de réunion pacifique et à la liberté d'expression", a-t-elle ajouté.

De son côté, le ministère de l'Intérieur u Kazakhstan, une ex-république soviétique d'Asie centrale, a indiqué que 98.000 citoyens Russes étaient arrivés dans le pays depuis le 21 septembre.

Il n'a toutefois pas fourni d'éléments de comparaison avec la semaine précédente.

Le président kazakh, Kassym-Jomart Tokaïev, a lui assuré mardi que son pays, un allié traditionnel de Moscou mais qui a pris ses distances depuis l'offensive en Ukraine, protégerait les Russes qui fuient vers le Kazakhstan pour échapper à la mobilisation.

"Ces derniers jours, beaucoup de gens viennent chez nous de Russie. La plupart sont obligés de partir à cause d'une situation sans issue", a déclaré M. Tokaïev.

"Nous devons nous occuper d'eux, assurer leur sécurité", a-t-il ajouté.

Le président kazakh a aussi une nouvelle fois condamné le conflit en Ukraine, et appelé au respect de l'intégrité territoriale au moment où la Russie organise des "référendums" dénoncés comme des "simulacres" par Kiev dans quatre régions ukrainiennes pour formaliser leur annexion.

"L'intégrité territoriale d'un Etat doit être inaliénable, c'est un principe clé", a-t-il rappelé.

"Dans notre voisinage immédiat une guerre d'ampleur est en cours. Nous devons nous en souvenir, en pensant avant tout à notre sécurité", a ajouté M. Tokaïev.

Allié à la Russie et notamment membre d'une union économique et douanière, le Kazakhstan, une ex-république soviétique d'Asie centrale, cultive cependant aussi des bonnes relations avec l'Occident et la Chine.

L'offensive de Moscou contre l'Ukraine a réveillé chez certains Kazakhs la crainte de devenir également la cible des ambitions russes, notamment du fait de sa longue frontière avec la Russie et de sa large minorité ethnique russe.

La Russie a envahi l'Ukraine en affirmant notamment que les russophones vivant dans l'est de ce pays étaient victimes d'un "génocide", une accusation infondée.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.


Le secrétaire américain à l'Armée de terre démissionne après des mois de tension

Le secrétaire à l'Armée, Dan Driscoll, arrive pour la cérémonie de remise des diplômes de l'Académie militaire des États-Unis, qui se tient au Michie Stadium de l'Académie militaire des États-Unis, le 23 mai 2026 à West Point, dans l'État de New York. (Photo Adam Gray / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
Le secrétaire à l'Armée, Dan Driscoll, arrive pour la cérémonie de remise des diplômes de l'Académie militaire des États-Unis, qui se tient au Michie Stadium de l'Académie militaire des États-Unis, le 23 mai 2026 à West Point, dans l'État de New York. (Photo Adam Gray / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
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  • Le sénateur démocrate Jack Reed, plus haut responsable d'opposition au sein de la commission des Forces armées, a fait directement porter au chef du Pentagone la responsabilité de la démission de M. Driscoll
  • "Il est grand temps que le président Trump prenne conscience des dommages durables que Pete Hegseth inflige au département de la Défense", a-t-il déclaré

WASHINGTON: Le secrétaire américain à l'Armée de terre Dan Driscoll a remis sa démission, après des mois de tensions avec le ministre de la Défense Pete Hegseth, a confirmé lundi la Maison Blanche à l'AFP.

S'il est accepté, ce départ constituera le dernier bouleversement en date à la tête de l'institution, déjà secouée ces derniers mois par plusieurs mises à l'écart dont celle au printemps de son chef d'état-major, le général Randy George.

Dan Driscoll était le plus haut responsable civil de l'armée de terre depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche début 2025.

Sa démission a été révélée dans un premier temps par le Wall Street Journal en fin de journée lundi, puis reprise par plusieurs médias américains.

"Le secrétaire Driscoll s'est montré extrêmement efficace pour promouvoir le programme du président Trump (...) apportant un leadership remarquable lors d'opérations militaires historiques", a salué la Maison Blanche dans un communiqué.

Elle a jugé l'armée américaine "plus forte que jamais grâce à son travail aux côtés" de Donald Trump et du ministre de la Défense, Pete Hegseth.

Dan Driscoll a notamment été impliqué dans des négociations concernant la guerre en Ukraine, aux côtés des émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner.

Il est un ami proche du vice-président JD Vance, dont il a été camarade de promotion à la faculté de droit de la prestigieuse université de Yale.

Ses relations avec Pete Hegseth étaient en revanche notoirement mauvaises, selon les médias américains qui bruissaient de rumeurs sur son départ depuis plusieurs mois.

Le sénateur démocrate Jack Reed, plus haut responsable d'opposition au sein de la commission des Forces armées, a fait directement porter au chef du Pentagone la responsabilité de la démission de M. Driscoll.

"Il est grand temps que le président Trump prenne conscience des dommages durables que Pete Hegseth inflige au département de la Défense", a-t-il déclaré.

Ancien militaire ayant servi en Irak, Dan Driscoll s’est présenté sans succès au Congrès en 2020. Il a ensuite été conseiller dans l'équipe de campagne pour la réélection de Donald Trump en 2024.

Sa démission intervient cinq mois après l'éviction du chef d’état-major de l’Armée de terre, le général Randy George, limogé début avril.

Elle menace de facto de laisser l'armée de terre américaine sans direction civile ni militaire permanente.

Depuis l'éviction du général George, le poste de chef d'état-major de l'armée de terre est occupé par son ancien bras droit, le général Christopher LaNeve, vétéran des guerres d'Irak et d'Afghanistan désigné par Pete Hegseth pour assurer l'intérim.


Trump menace de bombarder «fort» l'Iran après de premiers échanges de frappes en un mois

Après un mois d'accalmie et l'accent mis par Washington sur la "guerre économique", les affrontements ont repris entre l'Iran et les Etats-Unis, Donald Trump menaçant lundi de "frapper fort" le camp adverse. (AFP)
Après un mois d'accalmie et l'accent mis par Washington sur la "guerre économique", les affrontements ont repris entre l'Iran et les Etats-Unis, Donald Trump menaçant lundi de "frapper fort" le camp adverse. (AFP)
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  • "Il y aura une réponse" et "nous allons les frapper fort", a averti le président américain, selon des propos retranscrits par la chaîne Fox News
  • Un peu plus tôt, son homologue iranien avait estimé que la poursuite de la guerre n'était "ni dans l'intérêt (de Téhéran) ni dans celui de la région", disant continuer à "oeuvrer pour parvenir à un accord"

WASHINGTON: Après un mois d'accalmie et l'accent mis par Washington sur la "guerre économique", les affrontements ont repris entre l'Iran et les Etats-Unis, Donald Trump menaçant lundi de "frapper fort" le camp adverse.

Pour la première fois depuis fin juillet, les forces américaines ont annoncé des bombardements contre "deux lanceurs iraniens (de roquettes) sur l'île de Larak", située dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Alors que le conflit est entré dans son septième mois et que les négociations sont au point mort, ce regain des hostilités a semé l'inquiétude sur les marchés: les cours du pétrole sont repartis en hausse, le baril de Brent, référence internationale, dépassant le seuil symbolique des 90 dollars.

"Il y aura une réponse" et "nous allons les frapper fort", a averti le président américain, selon des propos retranscrits par la chaîne Fox News.

Un peu plus tôt, son homologue iranien avait estimé que la poursuite de la guerre n'était "ni dans l'intérêt (de Téhéran) ni dans celui de la région", disant continuer à "oeuvrer pour parvenir à un accord".

En déplacement au Kirghizstan pour participer à un sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), il a rencontré le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif dont le pays joue le rôle de médiateur. Sont également attendus à ce rendez-vous les présidents chinois Xi Jinping et russe Vladimir Poutine.

"Escalade dangereuse" 

Selon le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), l'attaque contre Larak a été lancée après que les Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de l'Iran, ont été "observés en train de se préparer à lancer des roquettes chargées de mines marines" à Ormuz.

Les médias iraniens ont fait état de trois morts et sept blessés dans ces frappes.

Visée par les représailles iraniennes, la Jordanie a dit avoir abattu huit missiles ayant pénétré son espace aérien. Les Emirats ont eux détecté un drone au-dessus de ses eaux territoriales, dénonçant "une escalade dangereuse".

Mais les forces armées iraniennes ont mis en garde leurs voisins régionaux contre une "riposte bien plus forte" si toute nouvelle "agression" de Washington était lancée depuis leur territoire.

Les Gardiens ont par ailleurs affirmé avoir abattu deux drones américains au-dessus du détroit d'Ormuz.

Un tanker a également été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il franchissait le détroit dans le sens de la sortie, a affirmé lundi dans la soirée l'agence maritime britannique, UKMTO.

Ces dernières semaines avaient été marquées par une accalmie dans la région, même si des tirs sporadiques ont été recensés, surtout dans le secteur du détroit d'Ormuz.

Ce passage maritime par lequel transitait auparavant un cinquième des hydrocarbures mondiaux est au coeur du conflit, Téhéran verrouillant son passage quasi en continu depuis le début de la guerre, déclenchée par une attaque israélo-américaine contre l'Iran le 28 février.

"Protéger la circulation" 

En réponse, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens et se disent prêts "à protéger la libre circulation des échanges commerciaux", le Centcom affirmant avoir "achevé le déminage des voies de navigation internationales".

Mais lundi, la marine des Gardiens de la Révolution a affirmé qu'un "superpétrolier voyou" avait heurté deux mines navales lors d'une tentative "illégale" de franchir le détroit, ce que le Centcom a nié, dénonçant de la "désinformation".

Les négociations pour mettre fin au conflit sont dans l'impasse, alors qu'un protocole d'accord conclu mi-juin a volé en éclats le mois d'après.

Pour le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, "la solution est claire et simple: les Etats-Unis doivent respecter leurs engagements et s'en tenir" à ce qui a été signé. "Tout rentrera alors dans l'ordre".

Face à ce conflit impopulaire et à l'approche des élections de mi-mandat, l'administration Trump mise sur la "guerre économique" contre l'Iran, déjà sous le coup de sanctions internationales.

"On va continuer à faire pression" sur Téhéran, a insisté lundi le ministre des Finances, Scott Bessent, à l'occasion d'une série de réunions aux Etats-Unis avec ses homologues des pays du G20.