La Ligue arabe et l’Égypte condamnent les violations israéliennes répétées du caractère sacré d’Al-Aqsa

La police israélienne détient un Palestinien alors qu’elle escorte un groupe de colons juifs à l’intérieur de la mosquée Al-Aqsa dans la vieille ville de Jérusalem, mardi 27 septembre 2022. (Photo AP)
La police israélienne détient un Palestinien alors qu’elle escorte un groupe de colons juifs à l’intérieur de la mosquée Al-Aqsa dans la vieille ville de Jérusalem, mardi 27 septembre 2022. (Photo AP)
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Publié le Mardi 27 septembre 2022

La Ligue arabe et l’Égypte condamnent les violations israéliennes répétées du caractère sacré d’Al-Aqsa

La police israélienne détient un Palestinien alors qu’elle escorte un groupe de colons juifs à l’intérieur de la mosquée Al-Aqsa dans la vieille ville de Jérusalem, mardi 27 septembre 2022. (Photo AP)
  • La tension est montée lundi à Jérusalem avec les incursions de centaines de colons juifs dans la mosquée
  • Selon un communiqué de la Ligue arabe, les forces israéliennes et les colons ont pris d’assaut Al-Aqsa et arrêté plusieurs Palestiniens qui se trouvaient à l’intérieur

LE CAIRE: La Ligue arabe et l’Égypte ont condamné la prise d’assaut de la mosquée Al-Aqsa par les forces israéliennes et plusieurs colons, tenant le gouvernement israélien pour responsable  de la situation.

La tension est montée lundi avec les incursions de centaines de colons juifs dans la mosquée, sous la protection de la police israélienne, pour marquer le début de Roch Hachana.

Les groupes juifs extrémistes ont poursuivi leurs appels pour obtenir l’autorisation d’entrer dans l’enceinte lundi et mardi pour célébrer le nouvel an juif. Selon un communiqué de la Ligue arabe, les forces israéliennes et les colons ont pris d’assaut Al-Aqsa et arrêté plusieurs Palestiniens qui se trouvaient à l’intérieur, afin d’imposer une partition temporelle et spatiale de la mosquée, «ce qui implique de modifier la situation historique et juridique existante». 

Le communiqué indique que la poursuite de cette politique de la part du gouvernement israélien constitue une «violation flagrante du droit international» et une provocation pour les Palestiniens et les musulmans en général. Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a souligné que ce qui s’est passé est un «crime inacceptable» et a exhorté la communauté internationale à assumer ses responsabilités et à faire face à la «dangereuse escalade israélienne».

«Jérusalem-Est est une terre occupée conformément au droit international et aux résolutions de l’ONU et du Conseil de sécurité, et elle ne doit pas être traitée autrement», a-t-il tweeté.

Le ministère égyptien des Affaires étrangères précise dans un communiqué que la poursuite des pratiques provocatrices à proximité des lieux saints islamiques dans la zone du mont du Temple aggraverait les tensions et alimenterait la violence. L’Égypte condamne les violations répétées et croissantes du caractère sacré de la mosquée Al-Aqsa, «perpétrées par des éléments extrémistes juifs sous les yeux des forces d’occupation israéliennes». 

Elle a fait remarquer que les restrictions imposées à la circulation des fidèles palestiniens et à l’accomplissement de leurs rites religieux, ainsi que les tentatives incessantes de modifier le statut juridique et historique de Jérusalem, demeurent une violation du droit international et une escalade dangereuse qui compromet les chances de parvenir à un règlement global de la cause palestinienne et à la solution à deux États.

Adnan al-Hussayni, chef du département de Jérusalem de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), a imputé au gouvernement israélien la responsabilité de toute répercussion causée par l’escalade. M. Al-Hussayni a appelé le monde arabe et islamique à prendre une position sérieuse pour soutenir le peuple palestinien face à l’agression de l’occupation israélienne.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.co


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com