Des colons juifs prennent d’assaut le complexe d’Al-Aqsa pour la deuxième journée consécutive

Les forces de sécurité israéliennes refusent des fidèles palestiniens à l’entrée du complexe de la mosquée Al-Aqsa (Photo, AFP).
Les forces de sécurité israéliennes refusent des fidèles palestiniens à l’entrée du complexe de la mosquée Al-Aqsa (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 28 septembre 2022

Des colons juifs prennent d’assaut le complexe d’Al-Aqsa pour la deuxième journée consécutive

  • Un responsable palestinien de la sécurité a indiqué à Arab News que la police israélienne s’était déployée en grand nombre dans tout Jérusalem-Est et avait imposé des restrictions aux fidèles
  • L’énorme opération de police vise également à dissuader les Palestiniens de permettre à leurs enfants de se rendre à la mosquée Al-Aqsa

RAMALLAH: Les tensions sont montées pendant le nouvel an juif après que des centaines de colons protégés par la police israélienne ont pris d’assaut la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem-Est pour la deuxième journée consécutive.

Des dizaines d’hommes et de femmes palestiniens sont restés à l’intérieur d’Al-Aqsa pour la défendre, tandis que la police empêchait les personnes de moins de 40 ans d’entrer, déployait des agents à cheval et utilisait des drones pour surveiller les lieux.

Malgré les restrictions, des dizaines de musulmans ont pu effectuer la prière de l’Aube, peu avant l’arrivée des colons.

Au moins deux Palestiniens se trouvant dans le complexe ont été arrêtés pour avoir utilisé des chants religieux afin de perturber les colons qui effectuaient des rituels du nouvel an dans les cours.

Un responsable palestinien de la sécurité a indiqué à Arab News que la police israélienne s’était déployée en grand nombre dans tout Jérusalem-Est et avait imposé des restrictions aux fidèles dans le cadre d’une tactique bien rodée visant à empêcher les manifestations.

«Le nombre de policiers israéliens qui escortent les colons envahissants est égal au nombre de colons, et cela reflète l’étendue des précautions prises pour sécuriser les incursions», a-t-il déclaré, ajoutant que les Palestiniens «rejettent la profanation d’Al-Aqsa par les colons» .

L’énorme opération de police vise également à dissuader les Palestiniens de permettre à leurs enfants de se rendre à la mosquée Al-Aqsa, a-t-il ajouté, avant de prévenir que la situation pourrait dégénérer si quelqu’un est attaqué ou tué par la police.

La police israélienne n’a pas cherché à coopérer avec les services de sécurité palestiniens, a précisé le responsable.

De son côté, le général de division Yacov Shabtai, haut responsable de la police israélienne, a visité la mosquée, accompagné de plusieurs officiers.

Le ministère palestinien des Affaires étrangères a souligné que la transformation de la zone entourant Al-Aqsa en une véritable caserne militaire et l’imposition de restrictions aux fidèles musulmans revenaient à «réoccuper par la force la ville sainte de Jérusalem et sa vieille ville».

Il a mis en garde contre les conséquences de la «judaïsation progressive» de la mosquée et de ses cours, affirmant que de tels mouvements constituaient une «attaque flagrante» contre les croyances de millions de musulmans et contre le «droit légal et légitime» du Waqf de Jérusalem «de superviser le mouvement des fidèles».

Par ailleurs, les vœux adressés par le président Mahmoud Abbas au ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, à l’occasion du nouvel an juif ont suscité la colère des Palestiniens.

Lors d’un appel, M. Gantz a demandé à M. Abbas de veiller à ce que les services de sécurité palestiniens fassent tout leur possible pour éviter une escalade en Cisjordanie pendant les vacances du nouvel an.

En réponse, un membre du Fatah à Ramallah a expliqué à Arab News que «le président Abbas n’a pas cédé Jérusalem lors de son appel avec M. Gantz. C’était un appel de courtoisie, rien de plus».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Iran dément avoir visé l'ambassade américaine à Ryad 

L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
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  • L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles
  • Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti

RYAD: L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad.

"Aucun drone n'a été lancé depuis l'Iran vers l'ambassade des Etats-Unis à Ryad", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à l'AFP.

"Si le commandement des opérations à Téhéran attaque quelque part, il en assume la responsabilité", a-t-il assuré.

L'Iran mène depuis samedi des frappes sur les pays du Golfe, disant y viser les installations américaines, après l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël, prélude à une guerre qui déborde en dehors de la région.

L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles.

Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti.

De la même manière, l'Iran n'a "aucun rôle dans l'attaque (de drone, NDLR) qui a ciblé l'ambassade américaine" et provoqué un incendie, a affirmé Alireza Enayati.

Guerre "imposée" 

Le diplomate a exprimé sa reconnaissance envers l'Arabie saoudite pour son engagement à ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien, ni de son territoire, pendant la guerre.

"Nous apprécions ce que nous avons entendu à plusieurs reprises de la part de l'Arabie saoudite: qu'elle n'autorise pas l'utilisation de son espace aérien, de ses eaux ou de son territoire contre la République islamique d'Iran", a-t-il dit.

Avant le déclenchement de la guerre, Ryad avait apporté son soutien aux efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions entre Téhéran et Washington et avait promis de ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien pour des attaques contre l'Iran.

Après des années d'hostilité, l'Iran, à majorité chiite, et l'Arabie saoudite, à majorité sunnite, avaient renoué leurs relations en 2023, à la suite d'un accord surprise négocié par l'intermédiaire de la Chine.

Ryad avait rompu en 2016 ses relations diplomatiques avec la République islamique après que son ambassade à Téhéran et son consulat à Mashhad, dans le nord-ouest du pays, avaient été attaqués lors de manifestations. Celles-ci avaient suivi l'exécution par l'Arabie saoudite du religieux chiite saoudien Nimr al-Nimr.

Depuis que la guerre lancée par des frappes américano-israéliennes contre l'Iran embrase le Moyen-Orient, au moins 13 personnes ont été tuées dans le Golfe, dont sept civils.

"Ceci n'est pas une guerre régionale et ça n'est pas notre guerre. Elle a été imposée à la région", a regretté Alireza Enayati.

 

 


Le ministre saoudien de la Défense s'entretient avec son homologue des Émirats arabes unis et condamne les attaques iraniennes

 Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
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  • Les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres pays
  • Ils ont déclaré que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités

RIYAD: Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, s'est entretenu jeudi avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum.

Au cours de cet entretien, les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres nations, a écrit le prince Khalid sur X.

Les attaques iraniennes ont été décrites comme une "violation claire des conventions internationales, ainsi que de la souveraineté, de la sécurité et de la sûreté des nations", a déclaré le Dubai Media Office.

"Les deux parties ont souligné que de tels actes ont de graves implications pour la sécurité et la stabilité régionales et internationales", a ajouté le bureau.

Les deux ministres ont également affirmé leur entière solidarité et leur engagement à soutenir toutes les mesures prises en réponse à ces actes, a déclaré le prince Khalid.

Ils ont ajouté que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités et assurer la sécurité de tous ceux qui vivent dans les deux pays.


Liban: frappe sur la banlieue sud de Beyrouth après un avis d'évacuation 

La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
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  • La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information
  • La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi

BEYROUTH: La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Un panache de fumée se dégage du lieu du site, selon des images de l'AFPTV.

La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi.