Retraites: la gauche promet de continuer à «se battre» contre la réforme

Des manifestants participent à un rassemblement lors d'une journée nationale de grève des travailleurs sur les salaires et les retraites à Marseille, dans le sud de la France, le 29 septembre 2022. (Photo, AFP)
Des manifestants participent à un rassemblement lors d'une journée nationale de grève des travailleurs sur les salaires et les retraites à Marseille, dans le sud de la France, le 29 septembre 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 29 septembre 2022

Retraites: la gauche promet de continuer à «se battre» contre la réforme

  • Dans l'après-midi, en marge de la manifestation des syndicats sur les salaires et les retraites à Paris, Fabien Roussel a appelé à « un référendum»
  • La députée LFI Clémentine Autain a déploré qu'Emmanuel Macron « s'obstine à vouloir nous faire travailler jusqu'à 65 ans...», appelant elle aussi à la mobilisation le 16 octobre

PARIS : La gauche a promis jeudi de continuer de "se battre" contre la réforme des retraites, après la décision de l'exécutif de temporiser, en rouvrant un cycle de concertations pour l'adoption d'un projet de loi avant la fin de l'hiver.

"C’est moins pire qu’un amendement qui serait arrivé la semaine prochaine", a affirmé sur RTL le patron du PCF Fabien Roussel.

Il était interrogé sur les déclarations de la Première ministre Elisabeth Borne à l'AFP, qui a exclu un passage en force cet automne et renvoyé l'adoption d'un projet de loi à "la fin de l'hiver".

"Mais trois mois, c’est court, on va se battre, projet contre projet", a prévenu M. Roussel. "Il vaut mieux travailler moins et travailler tous et travailler mieux pour vivre le plus longtemps possible", a-t-il expliqué.

Dans l'après-midi, en marge de la manifestation des syndicats sur les salaires et les retraites à Paris, Fabien Roussel a appelé à "un référendum", pour que "ce débat sur les retraites soit tranché par une grande consultation démocratique". "Nous avons à gauche un projet de réforme des retraites, progressiste, et on veut le mettre en débat dans le pays, et que soit sanctionné par un référendum, projet contre projet".

"Alerte!", a écrit sur Twitter le député LFI Alexis Corbière. "Ce gouvernement, minoritaire à l'Assemblée et dans le pays, veut attaquer les travailleurs et faire reculer les droits sociaux de millions de salariés, les faire travailler plus longtemps", a-t-il assuré.

Il a appelé à la mobilisation lors de "la grande marche contre la vie chère et l'inaction climatique" prévue à Paris le 16 octobre, soutenue par La France insoumise, le Parti socialiste, EELV et d'autres organisations politiques et associatives, mais pas le Parti communiste ni les syndicats.

Egalement sur Twitter, la députée LFI Clémentine Autain a déploré qu'Emmanuel Macron "s'obstine à vouloir nous faire travailler jusqu'à 65 ans...", appelant elle aussi à la mobilisation le 16 octobre, mais aussi aujourd'hui lors des manifestations prévues partout en France, à l'appel des syndicats CGT, FSU, Solidaires et d'organisations de jeunesse.

Sur BFMTV, la porte-parole de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud a dénoncé "un scandale (...). Nous avons des chiffres de profits (des entreprises) qui tombent et qui sont incroyables. Cela veut dire qu'il y a énormément de richesse dans cette société. Qu'on prenne sur cet argent!", a-t-elle exigé.

"On ne va rien demander à tous ceux qui accumulent des fortunes exceptionnelles ? On marche sur la tête", a-t-elle ajouté.


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.