Une Iranienne arrêtée pour avoir mangé au restaurant sans hijab

Des personnes tenant des bougies participent à une veillée aux chandelles pour Mahsa Amini, décédée en garde à vue par la police des mœurs iranienne, à Los Angeles, Californie, le 29 septembre 2022. (AFP)
Des personnes tenant des bougies participent à une veillée aux chandelles pour Mahsa Amini, décédée en garde à vue par la police des mœurs iranienne, à Los Angeles, Californie, le 29 septembre 2022. (AFP)
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Publié le Vendredi 30 septembre 2022

Une Iranienne arrêtée pour avoir mangé au restaurant sans hijab

  • La photo montrait Donya Rad assise dans un restaurant de Téhéran, prenant apparemment son petit-déjeuner, en compagnie d'une amie, elle aussi sans foulard
  • L'image a été largement partagée sur les réseaux sociaux, de nombreux comptes félicitant les deux femmes pour leur désobéissance civile au code vestimentaire strict que la République islamique impose aux femmes

PARIS: Une femme qui déjeunait sans foulard dans un restaurant de Téhéran, dont la photo est devenue virale sur les réseaux sociaux, a été arrêtée, a déclaré sa sœur vendredi, au moment où la répression bat son plein en Iran contre le mouvement de contestation né après la mort de Mahsa Amini.

La photo montrait Donya Rad assise dans un restaurant de Téhéran, prenant apparemment son petit-déjeuner, en compagnie d'une amie, elle aussi sans foulard.

L'image a été largement partagée sur les réseaux sociaux, de nombreux comptes félicitant les deux femmes pour leur désobéissance civile au code vestimentaire strict que la République islamique impose aux femmes.

Mahsa Amini est décédée au début du mois après son arrestation par la police des mœurs qui l'accusait de ne pas porter son hijab de manière adéquate.

"Hier, après la publication de cette photo, les agences de sécurité ont contacté ma sœur Donya Rad et lui ont demandé de donner des explications", a écrit sa sœur Dina sur Twitter.

"Aujourd'hui, après s'être rendue là où on lui a dit, elle a été arrêtée. Après quelques heures de silence, Donya m'a dit lors d'un bref appel qu'elle avait été transférée au pavillon 209 de la prison d'Evin", a-t-elle ajouté, en référence à une aile de la prison de Téhéran qui est réputée être dirigée par le ministère des Renseignements.

"Notre famille est très inquiète", a-t-elle ajouté.

Ces derniers jours, les médias en langue persane hors d'Iran ont montré des images de plus en plus nombreuses de désobéissance civile, avec des femmes en Iran partageant des images d'elles marchant, faisant des courses ou dans des cafés sans hijab.

"Elles sont allées prendre leur petit-déjeuner sans foulard. Elles ont été arrêtées. Voilà à quel point la politique du hijab est brutale/tordue en Iran", a commenté sur Twitter l'éminent militant et journaliste Omid Memarian, basé aux États-Unis.

Sur les réseaux sociaux, certains ont comparé les actions de Mme Rad à celles de Rosa Parks, la militante américaine des droits civiques des Noirs, en mettant ensemble des images de Parks dans un bus et de Rad dans un café.

Les militants affirment que l'Iran est en proie à l'une de ses répressions les plus féroces depuis des années pour réprimer les manifestations qui ont éclaté à la suite de la mort de Mahsa Amini.


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.


L'Iran dit avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats

L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
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  • "Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït"
  • Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source

TEHERAN: L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire.

"Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", indique un communiqué militaire relayé par la télévision d'Etat.

Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source.