Les Etats-Unis condamnent les annexions russes en Ukraine et sanctionnent Moscou

Des personnes regardent le président russe Vladimir Poutine s'exprimer après avoir signé les traités d'adhésion de quatre régions d'Ukraine à la Russie, au Kremlin. (AP)
Des personnes regardent le président russe Vladimir Poutine s'exprimer après avoir signé les traités d'adhésion de quatre régions d'Ukraine à la Russie, au Kremlin. (AP)
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Publié le Vendredi 30 septembre 2022

Les Etats-Unis condamnent les annexions russes en Ukraine et sanctionnent Moscou

  • «Les Etats-Unis condamnent aujourd'hui la tentative frauduleuse par la Russie d'annexer des parties de territoires en Ukraine», a affirmé le président américain Joe Biden
  • Le président américain assure encore que les Etats-Unis «continueront à appuyer les efforts de l'Ukraine pour regagner le contrôle de son territoire»

WASHINGTON : Les Etats-Unis ont annoncé vendredi imposer une nouvelle salve de sanctions "sévères" contre la Russie en représailles aux annexions "frauduleuses" de territoires en Ukraine.

"Les Etats-Unis condamnent aujourd'hui la tentative frauduleuse par la Russie d'annexer des parties de territoires en Ukraine", a affirmé le président américain Joe Biden dans un communiqué, parlant d'une "violation du droit international qui piétine la charte des Nations unies".

Le président américain assure encore que les Etats-Unis "continueront à appuyer les efforts de l'Ukraine pour regagner le contrôle de son territoire".

Le président russe Vladimir Poutine a signé vendredi l'annexion de quatre territoires en Ukraine sous contrôle de Moscou, lors d'une cérémonie au Kremlin au cours de laquelle il a fustigé les Occidentaux et appelé Kiev à déposer les armes.

Dans une sévère mise en garde, les Etats-Unis ont également averti qu'ils sanctionneraient en accord avec les pays du G7 "tout pays, individu ou entité" qui fournirait un soutien aux tentatives de la Russie de s'emparer "illégalement" de territoires en Ukraine.

En parallèle, les pays du forum du G7 (Allemagne, France, Italie, Japon, Canada, Royaume-Uni et USA) ont réaffirmé vendredi dans un communiqué qu'ils "ne reconnaîtront jamais ces prétendues annexions".

Et plus tard vendredi le Conseil de sécurité de l'ONU votera sur une résolution condamnant les "référendums" d'annexion, texte qui n'a cependant aucune chance d'être adopté en raison du droit de véto russe.

Les nouvelles sanctions annoncées vendredi, qui s'ajoutent à une série déjà importante de sanctions frappant tous les secteurs en Russie, visent principalement des responsables russes et l'industrie de la défense, selon des communiqués de la Maison Blanche, du département d'Etat et du Trésor américain.

Elles visent notamment des parlementaires de la Douma (chambre basse du parlement russe) et du Conseil de la Fédération (la chambre haute), des responsables gouvernementaux et des fournisseurs à l'armée russe.

Précipice

Depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février dernier, les Etats-Unis ont pris la tête d'une vaste coalition contre la Russie, fournissant une aide militaire massive -- plus de 16 milliards de dollars -- à l'Ukraine et sanctionnant à tour de bras le président Poutine, son entourage, ainsi que toute l'industrie et l'économie russes.

Pour autant, malgré des revers sur le champ de bataille, des adaptations de stratégie et une économie chancelante, le président Poutine n'a pas reculé face à cette pression des Occidentaux, allant jusqu'à faire planer la menace de recourir à l'arme nucléaire, le "comble d'irresponsabilité" selon le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken.

Les Etats-Unis et leurs alliés ont-ils atteint dès lors la quadrature du cercle?

A Washington, des responsables assurent maintenir le cap "tant qu'il le faudra" et se disent malgré tout confiants dans l'impact des sanctions sur la Russie.

"Au cours des prochaines années, (la Russie) aura de moins en moins de ressources pour faire les choses qu'elle veut faire. Elle ne pourra plus financer l'achat d'armes, faire de la recherche ni produire", a estimé le responsable chargé des sanctions au département d'Etat, James O'Brien.

"On constate de vraies pénuries dans des domaines cruciaux: de l'intelligence artificielle à certains produits chimiques, à la technologie de pointe, les semi-conducteurs, etc..", a-t-il ajouté lors d'une audition mercredi devant une commission parlementaire.

"Ceci est le résultat direct des politiques que nous avons mises en place", a-t-il assuré, en soulignant que l'économie russe allait se rétrécir cette année de 4 à 6% et se diriger "vers un précipice".

Quant au soutien à l'Ukraine, Antony Blinken a indiqué vendredi que les Etats-Unis "travaillent à moyen et long terme afin d'être sûrs qu'ils auront ce qu'il faut pour se défendre contre la Russie".


Le pétrole monte fasse à l'impasse diplomatique entre Washington et Téhéran

"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News. (Reuters)
"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News. (Reuters)
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  • "Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous"
  • "L'impasse diplomatique entre les États-Unis et l'Iran maintient au premier plan les inquiétudes concernant l'offre" de pétrole, affirme Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown

LONDRES: Les cours du pétrole grimpent vendredi à l'approche d'un nouveau week-end sans perspective de retour à la normale des flux pétroliers transitant via le détroit d'Ormuz, deux mois et demi après le début de la guerre au Moyen-Orient.

Vers 09H10 GMT (11H10 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, gagnait 2,96% à 108,85 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, montait de 3,44% à 104,65 dollars.

"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News.

"L'impasse diplomatique entre les États-Unis et l'Iran maintient au premier plan les inquiétudes concernant l'offre" de pétrole, affirme Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown.

Si l'Iran a annoncé que ses forces navales avaient autorisé depuis mercredi le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, "pour l'instant, les flux de pétrole passant par le détroit restent limités et les stocks de pétrole continuent de diminuer", explique à l'AFP Giovanni Staunovo, analyste chez UBS.

"Il est raisonnable de supposer qu'entre 10 à 13 millions de barils d'or noir par jour sont bloqués dans le Golfe", rappelle Tamas Varga, analyste chez PVM. En cumulé depuis le début de la guerre "ce chiffre s'approche du milliard de barils" perdus pour le marché.

Cette semaine, l'Agence internationale de l'énergie a averti que le monde puise dans ses réserves de pétrole à une vitesse record.

"On ne peut que conclure (...) que les prix du pétrole devraient être nettement plus élevés", juge M. Varga.

Et si les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran n'avancent pas, "nous devrons peut‑être commencer à nous inquiéter d'une ré‑escalade, ce qui signifie un risque de dommages supplémentaires aux infrastructures énergétiques de la région", a souligné Warren Patterson, analyste chez ING dans une visioconférence dédiée aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur le pétrole.

Selon lui, le marché du gaz, dont les prix ont un peu moins flambé que ceux du pétrole depuis le début du conflit, est particulièrement exposé car ce dernier "n'a pas vraiment le luxe de réserves stratégiques dans lesquelles on pourrait puiser", a précisé M. Patterson.

Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, prenait 3,03%, à 49,10 euros le mégawattheure.


Cinq Italiens décédés dans un accident de plongée aux Maldives

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
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  • Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé
  • Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué

MALE: Cinq Italiens sont décédés dans un accident de plongée aux Maldives, sans que les circonstances précises soient connues, a annoncé jeudi le ministère italien des Affaires étrangères, les forces de sécurité sur place ayant retrouvé un corps.

L'archipel est une destination de vacances de luxe, avec ses plages de sable blanc et ses complexes hôteliers isolés, prisée des plongeurs.

Des responsables locaux ont déclaré qu'il s'agissait du plus grave accident de plongée survenu dans ce pays composé de 1.192 minuscules îles coralliennes dispersées sur quelque 800 kilomètres le long de l'équateur, dans l'océan Indien.

"A la suite d'un accident survenu lors d'une sortie de plongée sous-marine, cinq ressortissants italiens ont trouvé la mort (...) aux Maldives. Les plongeurs auraient perdu la vie alors qu'ils tentaient d'explorer des grottes situées à 50 mètres de profondeur", précise le ministère, en soulignant que les autorités locales menaient une enquête.

Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé.

Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué.

"Un corps a été retrouvé", annonce le communiqué. Il a "été découvert à l'intérieur d'une grotte en profondeur (...) On pense que les quatre autres plongeurs se trouvent également dans cette même grotte, qui descend jusqu'à environ 60 mètres", précise-t-il.

Les MNDF ont aussi précisé qu'un navire des garde-côtes se trouvait dans la zone pour coordonner les opérations de recherche tout au long de la nuit. D'autres plongeurs des garde-côtes ont été envoyés en renfort pour participer aux recherches.

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs.

Une touriste britannique est décédée en décembre lors d'une plongée, et son mari, bouleversé, est mort quelques jours plus tard après être tombé malade.

En juin, un touriste japonais de 26 ans a disparu après une expédition de plongée près de la capitale.

Selon les médias locaux, au moins 112 touristes sont morts dans des incidents liés à la mer dans l'archipel au cours des six dernières années, dont 42 victimes d'accidents de plongée ou de plongée avec tuba.

 


Détroit d'Ormuz: Téhéran annonce laisser passer des navires chinois depuis mercredi

L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran"
  • Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique"

TEHERAN: L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran", ont indiqué jeudi dans un communiqué les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran.

Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique", ont-ils spécifié.

Cette autorisation donnée à plusieurs navires chinois a également été annoncée par des médias officiels iraniens.

La télévision d’État iranienne a notamment précisé que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à franchir le détroit d'Ormuz, sans indiquer s'il s'agissait exclusivement de navires chinois.

Le blocage iranien de cette voie maritime par laquelle transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole perturbe les marchés mondiaux et confère à Téhéran un levier stratégique.

Les Etats-Unis ont quant à eux imposé leur propre blocus des ports iraniens malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump, en visite jeudi en Chine, a discuté du détroit d'Ormuz avec son homologue Xi Jinping.

Selon un extrait d'une interview à la chaîne Fox News, Donald Trump a déclaré que M. Xi lui avait assuré que Pékin n'enverrait pas d'équipement militaire à l'Iran et était prêt à aider à la réouverture du détroit d'Ormuz.

La Chine est le principal pays importateur du pétrole iranien.