La confédération africaine de foot retire l'organisation de la CAN-2025 à la Guinée

Le président de la CAF, Patrice Motsepe (Photo, AFP).
Le président de la CAF, Patrice Motsepe (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Samedi 01 octobre 2022

La confédération africaine de foot retire l'organisation de la CAN-2025 à la Guinée

  • «Demain, on demandera à la CAF de recevoir de nouvelles candidatures»
  • Organiser cette épreuve s'annonçait comme un défi majeur pour un des pays les plus pauvres de la planète

CONAKRY: Le couperet est tombé, comme redouté depuis des semaines: la Confédération africaine de football (CAF) a retiré l'organisation de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) en 2025 à la Guinée, qui n'est pas prête.

Le président de la CAF, le Sud-Africain Patrice Motsepe, a fait le déplacement de Conakry pour informer la junte au pouvoir d'une décision qui, a-t-il dit ensuite devant la presse, remonte à juillet.

"Demain, on demandera à la CAF de recevoir de nouvelles candidatures parce qu'en l'état actuel, les infrastructures et les équipements ne sont pas adaptés ou prêts pour que la CAF puisse accueillir (la CAN) en 2025 en Guinée", a-t-il déclaré.

La CAF réunit son comité exécutif samedi.

C'est un nouveau contretemps pour la compétition reine du sport roi sur le continent. En 2014, la CAF avait attribué les trois prochaines CAN d'un coup: 2019 au Cameroun, 2021 à la Côte d'Ivoire et 2023 à la Guinée.

Après le retrait au profit de l'Egypte de l'organisation de la CAN 2019, la CAF avait décalé le calendrier, attribuant l'édition suivante, en 2021, au Cameroun et celle de 2023 à la Côte d'Ivoire. La Guinée avait accepté d'organiser l'édition 2025.

C'est aussi un sévère coup porté à la Guinée. Le colonel Mamady Doumbouya, arrivé au pouvoir par la force en septembre 2021, avait exprimé sa ferme intention d'honorer le rendez-vous.

«D'intérêt national»

Le doute n'a cependant jamais été dissipé. Organiser cette épreuve s'annonçait comme un défi majeur pour un des pays les plus pauvres de la planète, qui manque cruellement d'infrastructures au niveau, qu'il s'agisse d'équipements sportifs ou de transports.

Les déplacements routiers peuvent être cauchemardesques. La Guinée dispose dans la capitale d'un stade récent et d'un autre vétuste susceptibles d'héberger une telle compétition, mais aucun à l'intérieur du pays. Les travaux de construction pour pallier cette carence ont à peine commencé.

Se saisissant de l'affaire à bras le corps, le colonel Doumbouya avait nommé en mars un nouveau comité d'organisation, évinçant l'ancienne équipe, dont l'un des membres exprimait publiquement ses doutes quant à la faisabilité du projet.

Il avait pris fin août un décret déclarant l'organisation de la CAN 2025 "d'intérêt national et prioritaire". C'était la veille de l'arrivée d'une mission d'évaluation de la CAF.

A l'époque déjà circulaient des informations quant à une décision prise par la CAF en juillet de retirer l'organisation à la Guinée.

Les raisons pour lesquelles le doute n'a pas été levé avant vendredi ne sont pas claires.

Le ministre guinéen des Sports Lansana Béa Diallo avait rapporté que la mission de la CAF venue début septembre avait suggéré l'éventualité d'un report à 2026 ou 2027. Mais le colonel Doumbouya avait écarté cette hypothèse et s'était engagé à ce que la compétition ait bien lieu en Guinée en 2025, avait-il dit.

"La CAN-2025, qui avait été attribuée à la Guinée, nous ne sommes pas prêts (à l'accueillir) pour le moment en Guinée, et il nous faut rouvrir ce processus", a dit M. Motsepe vendredi. Les travaux commencés par la Guinée doivent l'encourager à postuler à l'organisation de compétitions, a-t-il ajouté sans qu'apparaisse clairement auxquelles il faisait référence.

Football: un acte raciste fait tache lors de la rencontre entre le Brésil et la Tunisie
Par Arab News en français -
Football féminin en Algérie: La FAF démocratise le sport
Par Arab News en Français -

Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.