Le Qatar s'active pour héberger les supporters du Mondial

Une vue générale montre les tours Katara dans la ville côtière qatarie de Lusail le 1er octobre (Photo, AFP).
Une vue générale montre les tours Katara dans la ville côtière qatarie de Lusail le 1er octobre (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Dimanche 02 octobre 2022

Le Qatar s'active pour héberger les supporters du Mondial

  • Des tours jumelles de 211 mètres de haut formant une sorte d'arc doivent accueillir les invités VIP de la Fifa
  • Quelque 1.000 tentes de style bédouin ont également été montées

DOHA: A 50 jours du coup d'envoi de la Coupe du monde le 20 novembre au Qatar, des ouvriers continuent de faire couler du béton ou de peindre des murs jour et nuit pour que les grands hôtels et autres hébergements soient prêts à temps.

Avant l'arrivée de plus d'un million de supporters pour le premier Mondial organisé au Moyen-Orient, des centaines d'ouvriers immigrés travaillent à l'intérieur des Katara Towers.

Ces tours jumelles de 211 mètres de haut formant une sorte d'arc doivent accueillir les invités VIP de la Fifa qui vont séjourner, parfois pour des milliers d'euros la nuit, dans des chambres censées être disponibles en octobre.

Sous les deux gratte-ciel, des montagnes de sable bordent les marches du front de mer de Lusail, près du stade du même nom qui accueillera la finale le 18 décembre.

"Tout le monde travaille 24 heures sur 24", assure à l'AFP un ingénieur participant au projet. "Il faudra attendre pour savoir si tout sera installé à temps pour satisfaire des gens qui paient si cher", ajoute-t-il sous couvert d'anonymat.

A 40 kilomètres de Lusail, dans le quartier quasi désertique de Barwa Barahat Al-Janoub, une autre armée d'ouvriers se démène sous des projecteurs la nuit ou sous un soleil de plomb le jour.

Dans ce nouveau quartier, des petits appartements sont constuits pour les supporters moins riches qui paieront tout de même près de 90 euros pour une nuit sur un lit en acier dans un dortoir, situé à 10 kilomètres de la première station de métro.

Bateaux et préfabriqués

Ce complexe, censé être plus tard réutilisé pour loger des milliers de travailleurs immigrés pauvres qui font tourner l'économie du riche Etat gazier, devrait accueillir plus de 7.500 supporters pendant la Coupe du monde.

"Nous ne pouvons pas dire avec certitude que tout sera prêt", confie une source travaillant sur le projet, précisant que plus de 2.000 chambres doivent encore être terminées.

Les organisateurs qataris de la Coupe du monde promettent que tous les hébergements seront prêts à temps, alors que certains supporters se sont déjà plaints des prix et du manque de disponibilité des chambres dans ce minuscule émirat d'un peu moins de trois millions d'habitants.

D'autres villes du Golfe, en particulier Dubaï, font état d'un boom de la Coupe du monde alimenté par des supporters qui hésitent à réserver un hébergement au Qatar, en partie aussi en raison de l'impression, contestée par Doha, de non-respect des droits de la communauté LGBTQ et du manque d'alcool.

Le Qatar continue de son côté de préparer un panel d'hébergements pour faire face à l'afflux de visiteurs. Ainsi, des cabines préfabriquées aux couleurs vives, situées près de l'aéroport, peuvent être louées pour environ 200 dollars la nuit pour deux personnes.

Dans le port de Doha, trois bateaux de croisière pourront accueillir jusqu'à 13.000 personnes pour 180 à 800 euros la nuit.

Pour un peu plus de 400 euros la nuit, certains supporters seront logés dans des tentes traditionnelles, mais luxueuses, en bord de mer à Al-Khor, au nord de Doha, avec salle de bains, téléviseurs à écran plat et autres accessoires de luxe.

50.000 dollars la nuit

Quelque 1.000 tentes de style bédouin ont également été montées pour permettre aux supporters de faire l'expérience du camping à la qatari sans climatisation.

Certains propriétaires qataris tentent de profiter de l'aubaine de la Coupe du monde en louant environ 4.000 euros la nuit des appartements à Doha. Un chalet de deux chambres à coucher est proposé sur le site Booking.com à près de 50.000 dollars la nuit.

Alors que 80% des 30.000 chambres d'hôtel de Doha sont réservées par la Fifa elle-même, les rares suites restantes sur le marché sont annoncées à plus de 5.500 euros la nuit.

"Il y a beaucoup de négociations en cours sur les prix", temporise un responsable du tourisme à Doha.

Les hébergements officiels sont subventionnés pour empêcher les prix d'exploser, a déclaré le chef de l'organisation du Mondial au Qatar, Nasser Al-Khater, dans une interview télévisée cette semaine. Mais le secteur privé, qui fournit également des logements, a le droit de fixer le prix qu'il juge approprié", a-t-il toutefois ajouté.


Asir modernise ses parcs en amont de l’afflux touristique estival

La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
La municipalité d’Asir a commencé les préparatifs pour la saison touristique estivale 2026. (SPA)
  • Le maire d’Asir, Abdullah Al-Jali, a indiqué qu’une équipe de 1 500 agents mène des opérations de nettoyage et de maintenance sur plus de 16 millions de mètres carrés d’espaces urbains

ABHA : La municipalité d’Asir a intensifié ses préparatifs pour la saison touristique estivale 2026, en procédant à la modernisation des routes, des infrastructures publiques et de son réseau de 671 parcs.

Le maire d’Asir, Abdullah Al-Jali, a précisé qu’une équipe de 1 500 agents est mobilisée pour des opérations de nettoyage et de maintenance couvrant plus de 16 millions de mètres carrés d’espaces urbains, afin d’améliorer l’expérience des visiteurs.

Pour faire face à une hausse attendue de la demande de services de plus de 40 % durant les pics de la saison estivale, des unités spécialisées ont été déployées, notamment le département de maintenance de l’éclairage avec 194 employés et 47 équipements, le département d’auto-maintenance avec 93 employés, ainsi que le département des équipements et des opérations avec 305 agents sur le terrain. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La compositrice saoudienne Abeer Balubaid remporte le Concours de musique d'AlUla

La lauréate du Concours de musique d'AlUla, Abeer Balubaid, a reçu son prix des mains du maestro et président du jury Hany Farahat, du Dr Abdulrahman Alsuhaibani, vice-président de la Culture à la Commission royale pour AlUla, et de Hamad Alhomeidan, directeur des Arts et des Industries créatives à la Commission royale pour AlUla. (Photo fournie)
La lauréate du Concours de musique d'AlUla, Abeer Balubaid, a reçu son prix des mains du maestro et président du jury Hany Farahat, du Dr Abdulrahman Alsuhaibani, vice-président de la Culture à la Commission royale pour AlUla, et de Hamad Alhomeidan, directeur des Arts et des Industries créatives à la Commission royale pour AlUla. (Photo fournie)
  • Un événement destiné à célébrer et soutenir les talents musicaux du Royaume
  • Abeer Balubaid remporte le Concours de musique d'AlUla avec une œuvre inspirée de l'histoire, du patrimoine et des paysages emblématiques de la région

ALULA : La compositrice et pianiste saoudienne Abeer Balubaid a été désignée lauréate du Concours de musique d'AlUla lors d'une cérémonie organisée mercredi au Design Space AlUla.

En recevant son prix, Balubaid a déclaré : « C'est un honneur immense. Savoir que des visiteurs venus du monde entier découvriront cette composition en arrivant à AlUla est à la fois émouvant et inspirant.

« Cette œuvre établit un lien durable avec une destination d'une immense richesse culturelle. »

Le concours a été créé afin de célébrer et de soutenir les talents musicaux du Royaume, tout en encourageant les compositeurs à puiser leur inspiration dans la nature exceptionnelle, le patrimoine et l'identité culturelle d'AlUla.

Lancé par Arts AlUla, le pôle artistique et culturel de la Commission royale pour AlUla, le concours invitait les citoyens et résidents saoudiens à soumettre des compositions originales d'une durée de 30 à 60 secondes.

La composition gagnante de Balubaid sera diffusée sur la Route musicale d'AlUla, permettant aux visiteurs d'interagir avec une œuvre inspirée du site dès leur arrivée.

Le concours a attiré plus de 150 candidatures venues de tout le Royaume. Les deux finalistes étaient Ghida Knio et Abeer Balubaid.

Cette initiative a offert aux citoyens et résidents saoudiens une occasion unique de mettre en valeur leur créativité tout en contribuant à renforcer l'identité culturelle du Royaume.

Le jury était composé de Hany Farahat, président du jury, ainsi que d'Ines Abdeldayem, Mamdouh Saif et Hesham Nazih.

S'adressant à Arab News, Hany Farahat est revenu sur le processus de sélection et la manière dont le jury est parvenu à sa décision.

« Au total, 280 morceaux nous ont été transmis, à moi-même et aux membres du jury.

Nous ne savions pas à qui appartenaient ces œuvres. Nous ignorions s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme, d'un citoyen saoudien ou d'un résident. Chacun a voté individuellement sur la plateforme de Live Nation.

Une fois les 280 morceaux évalués, nous nous sommes réunis. Live Nation nous a présenté les résultats, révélant que nous avions tous retenu les mêmes dix meilleures œuvres. C'était une véritable surprise. Sans nous consulter ni connaître les candidats, nous étions parvenus au même classement : les dix, puis les cinq, ensuite les trois finalistes, avant de désigner le lauréat.

Ce qui m'a particulièrement réjoui, c'est qu'au final, je ne savais pas que la gagnante était une femme, qu'elle était saoudienne, ni même qu'elle avait été mon élève au sein de l'orchestre saoudien. »

Balubaid a expliqué à Arab News comment elle avait composé cette œuvre et en quoi AlUla l'avait inspirée.

« Cette composition évoque l'histoire d'AlUla. Il fallait transmettre cette énergie afin que les visiteurs puissent la ressentir avant même d'y entrer.

Je me suis donc plongée dans l'essence d'AlUla. J'ai étudié son histoire, ses montagnes, ses sculptures, sa beauté, sa profondeur et les histoires humaines qui s'y rattachent. J'ai ressenti une grande intensité.

Cette œuvre est très spéciale pour moi. Je l'ai écrite en 2019, après le décès de mon père. Qu'il repose en paix. Elle s'intitule "Le Passage de la lumière" (Tariq Al-Noor). On y ressent les différentes transitions émotionnelles qui la traversent.

J'ai immédiatement pensé qu'elle correspondait parfaitement à l'esprit d'AlUla. »

Elle a ajouté : « J'espère que cette musique suscitera chez les visiteurs un sentiment d'attente, de curiosité et de connexion émotionnelle. Plus que tout, j'espère qu'elle leur offrira une introduction mémorable à AlUla et qu'elle reflétera la créativité ainsi que la richesse culturelle qui caractérisent cette destination. »

Hany Farahat a conclu : « La scène musicale et artistique saoudienne se porte très bien. Elle est prometteuse et possède un potentiel immense.

Nos jeunes artistes débordent d'idées remarquables. Cette initiative constitue une véritable graine pour de nombreux projets futurs, d'où émergeront des talents dont nous serons fiers. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le musée Al-Tayebat de Djeddah célèbre le patrimoine national

  • Costumes, textiles et objets artisanaux exposés au musée
  • Un pont entre les visiteurs locaux et internationaux et les cultures du Royaume

​​​RIYAD : Au musée Al-Tayebat, Cité internationale des sciences et du savoir à Djeddah, le Pavillon de la culture saoudienne ouvre une fenêtre vivante sur le patrimoine national, mettant en lumière l’authenticité de l’identité du Royaume et la richesse de ses multiples cultures.

Le pavillon s’est imposé comme l’une des attractions éducatives et touristiques les plus remarquables du Royaume, invitant les visiteurs à découvrir l’histoire des vêtements traditionnels et des costumes régionaux qui distinguent les différentes régions de l’Arabie saoudite à travers les siècles.

Le musée lui-même constitue un véritable monument culturel : il comprend 12 bâtiments patrimoniaux construits dans le style architectural traditionnel du Hijaz et abrite plus de 365 salles d’exposition.

Une grande partie de cet espace est consacrée aux costumes, textiles et savoir-faire artisanaux propres à chaque région, présentés de manière à associer le charme du passé à la rigueur de la documentation moderne.

Les couloirs du musée offrent un panorama visuel saisissant qui traverse l’ensemble du pays, du nord au sud et de l’est à l’ouest.

La région occidentale et le Hijaz ouvrent le parcours avec le zaboun féminin, les foulards maharem et la mudawwara, ainsi qu’avec la daqla, le gilet sidiriyah et le turban hijazi portés par les hommes. Ces tenues sont mises en valeur devant les rawasheen, les célèbres moucharabiehs en bois sculpté caractéristiques des maisons historiques de Djeddah.

Ailleurs dans le pavillon, les régions centrale et orientale affirment leur héritage à travers la splendeur du bisht d’Al-Ahsa, tissé à la main avec des fils dorés de zari, ainsi que des jalabiyas finement brodées.

La région méridionale attire ensuite le regard avec des couleurs inspirées directement de la nature : le mijnab et les chemises ornées de fils de canne aux teintes vives, exposés aux côtés de guirlandes parfumées et de bijoux traditionnels en argent.

Le nord raconte quant à lui son histoire à travers le mhawthal et les lourdes abayas conçues pour résister aux rigueurs de la vie désertique.

Selon Youssef Mohammed Kiki, superviseur général du musée, ces vêtements constituent de véritables documents historiques et sociaux, témoignant du mode de vie des populations, de leurs métiers et des conditions climatiques propres à chaque région.

Grâce à ces pièces rares, préservées pendant des décennies, le musée espère renforcer le lien des jeunes générations et des visiteurs avec le patrimoine national du Royaume. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com