Cnews annule à la dernière minute l’interview de Ferhat Mehenni

Bien qu’aucune raison officielle n’ait été avancée, de nombreux internautes spéculent sur les raisons de ce désistement (Photo, Twitter).
Bien qu’aucune raison officielle n’ait été avancée, de nombreux internautes spéculent sur les raisons de ce désistement (Photo, Twitter).
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Cnews annule à la dernière minute l’interview de Ferhat Mehenni

  • Mehenni devait apparaître à l’écran afin de participer à «une discussion ouverte» avec le journaliste conservateur Ivan Rioufol
  • La direction de la chaîne française a annulé à la dernière minute une intervention programmée pour dimanche soir

ALGER: Dans un geste surprenant, le média français privé Cnews, a annulé à la toute dernière minute une interview dans l’émission «Face à Rioufol» avec le séparatiste algérien et leader du MAK (Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie), Ferhat Mehenni.

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Quelques instants, avant que l’interview ne soit annulée, le média français annonçait la venue de MeHenni (Photo, Capture d’un écran de la chaîne Cnews).

Une vidéo prise dans les coulisses du plateau montre un journaliste de la chaîne qui explique ne rien comprendre aux raisons de cette annulation soudaine.

Dans ces vidéos, on peut également voir que l’homme politique algérien, Ferhat Mehenni était déjà présent sur les lieux prêt à passer à l’antenne. 

V
Ivan Rioufol discute avec Ferhat Mehenni (Photo, Twitter).

Ce dernier devait apparaître à l’écran afin de participer à « une discussion ouverte » avec le journaliste conservateur Ivan Rioufol et Véronique Jacquier.

«C'est la première fois que cela arrive. Invraisemblable. Je pense qu'il y a dû avoir une pression d'Alger» dit le journaliste français.

À quoi répond Ferhat Mehenni: «C’est l’Elysée… L’Algérie a dû intervenir». 

Par ailleurs, Ferhat Mehenni, a pris la parole, aujourd’hui, en rendant public une vidéo d’une vingtaine de minutes, où il commence par remercier la chaîne française de l’avoir reçu pour ensuite s’exprimer sur les principaux points défendus par son mouvement.

Twitter s’enflamme 

Bien qu’aucune raison officielle n’ait été avancée, de nombreux internautes spéculent sur les raisons de ce désistement. 

Beaucoup voient dans cette décision une tentative de préserver l’entreprise de restauration des relations avec l’Algérie à la veille d’une éventuelle augmentation des livraisons de gaz algérien vers la France, directement concernée par la crise énergétique qui inquiète l’Europe. 

Cette crise causée par la guerre en Ukraine, force la France à multiplier et à renforcer les partenariats énergétiques à l'approche de l'hiver. 

De nombreux médias partisans tels que Siwel (média kabyle) ou marocains (360.ma) qui ont massivement rapporté cet incident soupçonnent que des responsables français aient convaincu Yannick Bolloré, propriétaire du média, d'annuler l’émission. 

La diffusion de cette émission durant une période délicate - une semaine avant la visite de la Première ministre française, Elizabeth Borne, en Algérie - pourrait gâcher les efforts diplomatiques français.

Cette visite annoncée par le président français Emmanuel Macron lors de sa venue à Oran en août dernier est censée celer l’accord énergétique. 

Qui est Ferhat Mehenni? 

Persona non grata en Algérie, considéré par beaucoup comme un opposant aux idées loufoques et controversées, cet Algérien en exil considère être un réfugié politique en France. 

Ferhat Mehenni, est le président du mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) à qui l’on prête des relations privilégiées avec le Maroc.

Il continue à créer la polémique en plaidant sa cause auprès de médias français de droite aux idées bien arrêtées sur l’Algérie. 

Dans l’un de ses coups d’éclats les plus retentissants, le président du MAK a déclaré  qu'il préparait une lettre au Secrétaire d'État américain Antony Blinken dans laquelle il  affirme que la Kabylie subit un génocide appelé « Opération Kabylie zéro » faisant références aux incendies de l’été 2021, et qui ont causé des centaines de morts à travers tout le pays.

À la suite de l’implication de plusieurs membres du MAK dans l’assassinat choquant de Djamel Bensmail, un bénévole venu aider à mettre fin aux feux de forêts, le MAK a été classé comme groupe terroriste par les autorités algériennes.

Ce mouvement reste néanmoins un groupe minoritaire établi principalement à l'étranger, très peu sont les membres de la communauté kabyle à adhérer aux idéaux du parti. 


Le Liban n'acceptera pas d'être entraîné dans le conflit, dit son Premier ministre

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s’adresse à des journalistes de médias et d’agences de presse étrangères au Grand Sérail (palais du gouvernement) à Beyrouth, le 3 décembre 2025. (AFP)
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s’adresse à des journalistes de médias et d’agences de presse étrangères au Grand Sérail (palais du gouvernement) à Beyrouth, le 3 décembre 2025. (AFP)
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  • Les autorités libanaises, dont le Premier ministre Nawaf Salam et le président Joseph Aoun, ont affirmé leur refus d’impliquer le Liban dans l’escalade entre les États-Unis, Israël et l’Iran, appelant à la sagesse et à la préservation de l’unité nationale
  • Le Hezbollah, affaibli par son récent conflit avec Israël, a reporté le discours de son chef Naïm Qassem et maintient une posture défensive

BEYROUTH: Les dirigeants libanais, qui craignent une implication du Hezbollah après les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran, ont affirmé samedi qu'ils refusaient d'entraîner leur pays dans le conflit.

Le Hezbollah a annoncé qu'un discours de son chef Naïm Qassem, prévu à 13h00 GMT, était reporté "en raison des développements".

Les Etats-Unis et Israël ont mené samedi une série de frappes contre l'Iran qui a riposté, faisant craindre un embrasement régional.

"Je réitère que nous n'accepterons pas que quiconque entraîne le pays dans des aventures qui menacent sa sécurité et son unité", a affirmé le Premier ministre Nawaf Salam sur X.

"A la lumière des sérieux développements dans la région, j'appelle à nouveau tous les Libanais à agir avec sagesse et patriotisme et à placer les intérêts du Liban et de son peuple au-dessus de toute considération", a-t-il ajouté.

Le président Joseph Aoun a estimé dans un communiqué "nécessaire d'éviter au Liban les catastrophes des conflits extérieurs".

La coordinatrice spéciale de l'ONU au Liban, Jeanine Hennis, a exhorté "toutes les parties au Liban" de "donner la priorité, en paroles et en actes, à la nécessité de protéger le pays et son peuple des développements régionaux".

Peu avant le début des frappes, Israël a annoncé avoir visé des positions "des infrastructures" du Hezbollah dans le sud du Liban.

L'agence nationale d'information (ANI, officielle) a indiqué que des raids avaient visé des régions montagneuses où le Hezbollah est fortement implanté.

Le Liban a dit craindre des attaques d'Israël contre ses infrastructures civiles en cas d'élargissement du conflit avec l'Iran.

Le Hezbollah n'interviendra pas militairement en cas de frappes américaines "limitées" contre l'Iran, mais considérera toute atteinte contre le guide suprême, Ali Khamenei, comme une "ligne rouge", avait indiqué mercredi à l'AFP un responsable de cette formation.

Le chef du Hezbollah répète que sa formation est en "position défensive" mais a affirmé qu'elle s'estimerait "visée" par toute attaque américaine contre l'Iran.

Lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, le Hezbollah n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024, et l'accuse de se réarmer.


L’Arabie saoudite condamne les violations iraniennes de la souveraineté dans le Golfe et la région

Cette combinaison de captures vidéo réalisée le 28 février 2026 et extraite d’images UGC publiées sur les réseaux sociaux le même jour et vérifiées par les équipes d’AFPTV à Paris, montre le moment d’une attaque contre une base américaine à Bahreïn. (AFP)
Cette combinaison de captures vidéo réalisée le 28 février 2026 et extraite d’images UGC publiées sur les réseaux sociaux le même jour et vérifiées par les équipes d’AFPTV à Paris, montre le moment d’une attaque contre une base américaine à Bahreïn. (AFP)
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  • L’Arabie saoudite dénonce des violations iraniennes de la souveraineté des Émirats, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït et de la Jordanie, et soutient toute action de ces pays
  • Le Royaume appelle la communauté internationale à condamner ces actes et à prendre des mesures pour préserver la paix et la stabilité dans la région

RIYAD : L’Arabie saoudite a fermement condamné ce qu’elle a qualifié de violations iraniennes de l’autonomie de plusieurs États du Golfe et de la région, a indiqué le ministère saoudien des Affaires étrangères.

Dans un communiqué officiel, le ministère a dénoncé ce qu’il a qualifié de « violation flagrante » de la souveraineté des Émirats arabes unis, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït et de la Jordanie, exprimant sa pleine solidarité avec ces pays et son soutien à toute mesure qu’ils pourraient prendre.

Le Royaume a averti des graves conséquences de la poursuite de violations de l’autonomie des États et des atteintes au droit international, soulignant que de telles actions menacent la sécurité et la stabilité régionales.

L’Arabie saoudite a également appelé la communauté internationale à condamner les actions présumées de l’Iran et à prendre des mesures fermes pour faire face aux violations qui compromettent la paix et la stabilité dans la région. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Washington et Israël ont lancé une "opération" contre la "menace existentielle" iranienne, selon Netanyahu

Des Israéliens ferment un magasin après le déclenchement des sirènes dans la ville septentrionale de Haïfa, le 28 février 2026. (AFP)
Des Israéliens ferment un magasin après le déclenchement des sirènes dans la ville septentrionale de Haïfa, le 28 février 2026. (AFP)
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  • Benjamin Netanyahu annonce qu’Israël et les États-Unis ont lancé une « opération » contre la « menace existentielle » que représente le régime iranien
  • Il appelle le peuple iranien à se soulever contre le pouvoir en place et à construire un « Iran libre et épris de paix »

JERUSALEM: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé samedi qu'Israël et les Etats-Unis avaient lancé une "opération" contre la "menace existentielle" iranienne et appelé les Iraniens à se soulever contre le pouvoir en place à Téhéran.

"Mes frères et soeurs, citoyens d'Israël, il y a peu, Israël et les Etats-Unis ont lancé une opération pour éliminer la menace existentielle que fait peser le régime terroriste en Iran", a déclaré M. Netanyahu dans un message vidéo.

"Notre action commune créera les conditions pour que le courageux peuple iranien prenne son destin en main", a ajouté M. Netanyahu. "Le temps est venu pour toutes les composantes du peuple iranien (...) de rejeter le joug de la tyrannie et de faire advenir un Iran libre et épris de paix".