Dans ses bâtiments, Engie se prépare à un hiver de sobriété

Cette vue montre la tour Engie (G) et la tour Sequoia (D) qui abrite une partie de l'administration centrale du ministère de la Transition écologique et solidaire située dans le quartier de La Défense à Nanterre en périphérie de Paris, le 16 juillet 2019. AFP / Joël SAGET
Cette vue montre la tour Engie (G) et la tour Sequoia (D) qui abrite une partie de l'administration centrale du ministère de la Transition écologique et solidaire située dans le quartier de La Défense à Nanterre en périphérie de Paris, le 16 juillet 2019. AFP / Joël SAGET
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Publié le Mardi 04 octobre 2022

Dans ses bâtiments, Engie se prépare à un hiver de sobriété

  • Le groupe s'engage aussi à généraliser l'extinction de l’éclairage entre 20H00 et 07H00, la lumière comptant pour 13% de la consommation énergétique de ses sites
  • Avec ces mesures, Engie vise une baisse de la consommation de chauffage de 18% cet hiver par rapport à 2021

PARIS: L'énergéticien Engie "prendra sa part" dans l'effort de sobriété demandé cet hiver aux entreprises en généralisant, dans ses bâtiments en France, l'extinction des lumières dès 20H00 et en programmant l'arrêt du chauffage lors des pics de consommation, a indiqué le groupe mardi.

"Compte tenu des tensions existantes sur le système énergétique français et européen", le groupe entend prendre ses "responsabilités" et "amplifier" cet hiver son plan de réduction de sa consommation d'énergie entamé en 2019.

Alors que le chauffage constitue en moyenne 40% de la dépense énergétique dans son parc immobilier français de 400.000 m2, la période de chauffe commencera le 15 octobre au lieu du 15 septembre dans ses sites, dont son siège de La Défense, une tour de 36 étages.

Le chauffage sera réglé sur 19 degrés comme préconisé par les autorités avec la possibilité de programmer des arrêts entre 09H00 et 12H00 et entre 18H00 et 21H00 "pour faire face aux potentiels pics électriques sur ces créneaux", a détaillé un porte-parole du groupe, premier fournisseur en France de gaz naturel et d'électricité d'origine renouvelable.

Avec ces mesures, Engie vise une baisse de la consommation de chauffage de 18% cet hiver par rapport à 2021.

Le groupe s'engage aussi à généraliser l'extinction de l’éclairage entre 20H00 et 07H00, la lumière comptant pour 13% de la consommation énergétique de ses sites. Engie prévoit de "programmer la mise en veille ou l'arrêt automatique des appareils" électroniques comme les ordinateurs.

"Depuis 2019, nous avons réduit de 25% la consommation énergétique liée à l'immobilier du groupe en France et notre objectif est d’atteindre -35% au niveau mondial en 2030", souligne le groupe.

Autre levier d'économies, la poursuite des actions entreprises depuis 2019 qui lui ont permis

de "réduire de 35% la consommation énergétique" liée aux déplacements des salariés sur leur lieu de travail, le résultat en partie du télétravail. Cela passe aussi par l'"optimisation" de la flotte de véhicules de services, des formations à l'éco-conduite et l'utilisation de vélos à l'intérieur de ses sites.

Le gouvernement présente jeudi son plan de sobriété, fruit d'un travail de plusieurs mois avec l’ensemble des secteurs et filières, afin de passer l’hiver en pleine crise énergétique en évitant si possible les coupures et, au-delà, de lancer le pays sur la voie d’une réduction de 10% de la consommation d’énergie d’ici à 2024.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.