Sobriété: «si on se mobilise tous», « on passe l'hiver », affirme Macron

S'exprimant devant des entrepreneurs au Bpifrance Inno Génération (BIG) à Paris, le chef de l'Etat a défendu le plan de sobriété que doit présenter le gouvernement dans l'après-midi. (AFP).
S'exprimant devant des entrepreneurs au Bpifrance Inno Génération (BIG) à Paris, le chef de l'Etat a défendu le plan de sobriété que doit présenter le gouvernement dans l'après-midi. (AFP).
Short Url
Publié le Jeudi 06 octobre 2022

Sobriété: «si on se mobilise tous», « on passe l'hiver », affirme Macron

  • Emmanuel Macron a de nouveau appelé jeudi les Français, et notamment les entreprises, à mettre en œuvre sans attendre les mesures de sobriété énergétique
  • L'objectif, "c'est d'avoir quelques mécanismes très simples pour réussir collectivement à diminuer de 10% ce qu'on consomme d'ordinaire", a-t-il expliqué

PARIS: Emmanuel Macron a de nouveau appelé jeudi les Français, et notamment les entreprises, à mettre en œuvre sans attendre les mesures de sobriété énergétique qui, si tout le monde les respecte, permettront à la France de "passer l'hiver" même s'il est rude.

S'exprimant devant des entrepreneurs au Bpifrance Inno Génération (BIG) à Paris, le chef de l'Etat a défendu le plan de sobriété que doit présenter le gouvernement dans l'après-midi.

L'objectif, "c'est d'avoir quelques mécanismes très simples pour réussir collectivement à diminuer de 10% ce qu'on consomme d'ordinaire", a-t-il expliqué. "Si la nation toute entière arrive à tenir cet objectif, qui est purement volontariste - il ne faut pas de décret de loi, de choses compliquées - si on se mobilise tous pour le tenir, dans les pires scénarios on passe l'hiver", a-t-il assuré.

"C'est ce qui fait qu'on est maître de notre destin, même s'il n'y a plus du tout de gaz qui arrive de Russie, ce qui est quand même le plus vraisemblable vu ce qui s'est passé ces derniers jours", selon lui.

 

«  Urgence absolue  » pour la filière alimentaire, alerte la FNSEA

Lait, betteraves, tomates: il y a "urgence absolue" à ce que le gouvernement apporte des aides supplémentaires aux agriculteurs et industriels français, heurtés de plein fouet par la crise de l'énergie, a réclamé jeudi Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, interrogée sur BFM Business.

Alors que le gouvernement présente jeudi son plan de sobriété énergétique, destiné à préparer un hiver difficile sans gaz russe et avec de nombreux réacteurs nucléaires arrêtés, le syndicat agricole majoritaire plaide pour que l'Etat préserve la chaîne de production de l'alimentation, "besoin premier des Français".

"Il faut que le gouvernement mette en place des dispositifs pour tenir ces entreprises à bout de bras pendant cette crise énergétique, sinon ce sera effectivement des fermetures et des milliers d'emplois à clé", a alerté Mme Lambert.

"Il faut oser dire que nous sommes en situation d'économie de guerre (...) que nous sommes en situation beaucoup plus dégradée que ce que nous avons connu pendant le Covid", a-t-elle ajouté.

Dans des filières comme celles des betteraves ou du lait, dont la transformation en sucre ou en poudre est particulièrement énergivore, la flambée des coûts de l'énergie étrangle les industriels, qui craignent d'être dans l'incapacité de payer les factures.

"L'Allemagne a mis 200 milliards d'euros sur la table, elle est très dépendante du gaz et donc débourse beaucoup, mais la France aussi: il faut trouver le moyen de soutenir" le secteur alimentaire, a plaidé Christiane Lambert.

"Est-ce que c'est un plafonnement du prix du gaz pour faire de l'énergie, est-ce que c'est un accompagnement trésorerie des entreprises très énergo-intensives? En tout cas, il y a urgence absolue", a-t-elle estimé.

"Les producteurs de tomates arrêtent de mettre des tomates sous serre, les producteurs laitiers qui doivent refroidir le lait (...) se disent aussi: comment allons nous faire?", a prévenu Mme Lambert, qui rappelle que les coûts de production agricoles se sont envolés de "26,7% sur un an".

La patronne de la FNSEA a aussi appelé une nouvelle fois les distributeurs, qui ont engagé un bras de fer avec les industriels dans le cadre des renégociations commerciales - qui à terme permettent de fixer les prix dans les supermarchés -, à accepter de nouvelles hausses du prix d'achat des produits alimentaires.

"Il faut passer des hausses plus régulièrement, sinon qui trinque? La trésorerie des industriels, qui ont du mal à payer les agriculteurs", a-t-elle pointé, plaidant pour que les hausses liées à l'énergie soient actées dès maintenant.

Emmanuel Macron a de nouveau souligné que "l'énergie qu'on sauve, c'est la moins chère". Mais "cela ne veut pas dire +produire moins+ ou +aller vers une économie de la décroissance+. Pas du tout, la sobriété ça veut juste dire +gagner en efficacité+" en "traquant à chaque instant les coûts cachés (...) tout ce qu'on peut faire pour produire encore davantage mais en dépensant moins".

La Première ministre Elisabeth Borne et plusieurs ministres doivent détailler dans l'après-midi les dizaines de mesures du plan de sobriété, comme l'appel à moins chauffer et moins éclairer, l'encouragement au télétravail, l'incitation financière au covoiturage ou encore la coupure de l'eau chaude dans les administrations... Avec l'objectif de réduire de 10% la consommation d'énergie de la France en deux ans, et dans l'intervalle, faire que le pays passe l'hiver sans coupure de gaz ni d'électricité.

Macron promet de «  convaincre » les Européens sur un plafonnement du prix du gaz

Emmanuel Macron s'est engagé jeudi à "convaincre" les autres Européens, et donc à surmonter certaines des réticences allemandes, sur un mécanisme de plafonnement commun des prix du gaz servant à produire de l'électricité.

"On soutient beaucoup ça", a déclaré le président français lors une réunion d'entrepreneurs organisée par la Banque publique d'investissement à Paris.

"On va convaincre les autres Européens", "au plus tard" d'ici le Conseil européen des 20 et 21 octobre à Bruxelles, a-t-il assuré.

"On va mettre en place un système qui fait que le gaz qu'on utilise pour produire de l'électricité, on va lui mettre un plafond de prix", ce qui "permet de baisser" le "prix de l'électricité produite", a-t-il plaidé.

Il a évoqué le "mécanisme ibérique", sur le modèle mis en place par l'Espagne et le Portugal "depuis quelques mois" et qui "marche assez bien".

Selon Emmanuel Macron, cela contribuera à avoir d'ici "fin octobre, début novembre" des prix "dans une zone qui est beaucoup plus acceptable" et des contrats de fourniture de gaz et d'électricité "plus raisonnables".

La Commission européenne s'est dite prête mercredi à "examiner" un plafonnement des prix du gaz sur le marché européen pour faire face à la hausse des factures énergétiques provoquée par la guerre en Ukraine, sous la pression d'une majorité d'Etats européens  -- dont la France, l'Italie ou la Pologne -- favorables à un tel mécanisme.

L'Union européenne doit en discuter dès ces jours-ci lors d'un sommet informel à Prague.

L'Allemagne, qui était le pays le plus dépendant du gaz russe, et d'autres Etats européens ont jusqu'ici rejeté l'idée d'un plafonnement plus général du prix sur le marché de gros du gaz.

"A côté de ça, on va mettre des mécanismes de financement solidaire européen comme on l'a fait pendant la crise Covid pour éviter qu'on ait un marché européen qui explose dans cette crise", a encore assuré le chef de l'Etat français.

Il a aussi estimé que les Européens devaient de mettre "tous ensemble" pour négocier les prix sur le marché du gaz afin de "peser" davantage.

"On va dire avec beaucoup d'amitié à nos amis américains, nos amis norvégiens, 'vous êtes super, vous nous fournissez de l'énergie du gaz, mais il y a un truc qui peut pas marcher très longtemps, c'est qu'on ne peut pas payer, nous, le gaz quatre fois plus cher que vous vous le vendez à vos industriels'", a-t-il martelé.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Short Url
  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

Short Url
  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.

 


Macron se rendra au Vatican les 9 et 10 avril pour rencontrer Léon XIV

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Short Url
  • Les discussions porteront sur les défis liés à l’actualité internationale, en présence de Brigitte Macron

PARIS: Emmanuel Macron se rendra les 9 et 10 avril au Vatican où il rencontrera pour la première fois le pape Léon XIV, a annoncé mercredi la présidence française.

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, abordera notamment "les défis soulevés par l'actualité internationale", a souligné la présidence française.