Iran: la mère d'une adolescente accuse les autorités de l'avoir tuée lors d'une manifestation

Une femme regarde la photo de profil de l'adolescente iranienne Nika Shakrami, qui aurait été tuée récemment lors des manifestations en Iran suite à la mort en garde à vue de Mahsa Amini, 22 ans, jeudi. (AFP).
Une femme regarde la photo de profil de l'adolescente iranienne Nika Shakrami, qui aurait été tuée récemment lors des manifestations en Iran suite à la mort en garde à vue de Mahsa Amini, 22 ans, jeudi. (AFP).
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Publié le Jeudi 06 octobre 2022

Iran: la mère d'une adolescente accuse les autorités de l'avoir tuée lors d'une manifestation

  • Nasrin Shahkarami a également accusé les autorités de l'avoir menacée via ses proches pour l'obliger à faire de faux aveux sur la mort de Nika, 16 ans, disparue le 20 septembre après s'être rendue à une manifestation à Téhéran
  • La répression des manifestations a causé la mort de dizaines de personnes, selon des groupes de défense des droits humains

PARIS : La mère d'une adolescente iranienne décédée après avoir participé aux manifestations contre la mort de Mahsa Amini a accusé les autorités de l'avoir tuée, dans une vidéo diffusée jeudi par des médias en persan basés à l'étranger.

Nasrin Shahkarami a également accusé les autorités de l'avoir menacée via ses proches pour l'obliger à faire de faux aveux sur la mort de Nika, 16 ans, disparue le 20 septembre après s'être rendue à une manifestation à Téhéran.

L'Iran est le théâtre de manifestations depuis la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une jeune Kurde iranienne de 22 ans, après son arrestation à Téhéran par la police des mœurs qui lui reprochait d'avoir enfreint le strict code vestimentaire en vigueur.

La répression des manifestations a causé la mort de dizaines de personnes, selon des groupes de défense des droits humains.

Après avoir récupéré son corps, la famille de Nika avait prévu de l'enterrer dans sa ville de Korramabad (ouest) lundi au lendemain de son 17e anniversaire, a indiqué sa tante Atash Shahkarami sur les réseaux sociaux.

Mais selon des médias en langue persane basés à l'étranger, la famille n'a pas été autorisée à l'enterrer dans sa ville, et son oncle et sa tante ont été arrêtés.

Aveux forcés

Plus tard, dans une apparition télévisée, Atash Shahkarami a déclaré que sa nièce avait été "jetée" du haut d'un bâtiment de plusieurs étages.

Néanmoins, selon la mère de Nika qui s'est exprimée jeudi dans une vidéo publiée par Radio Farda, média en persan financé par les Etats-Unis et basé à Prague, "ils l'ont forcée à faire ces aveux et les ont diffusés".

"Nous nous attendions à ce qu'ils disent n'importe quoi pour se dédouaner... et ils se sont en fait incriminés", a déclaré Nasrin Shahkarami.

"Je n'ai pas besoin de me donner du mal pour prouver qu'ils mentent... ma fille a été tuée dans les manifestations le jour où elle a disparu."

"Le rapport de médecine légale indique la même chose, elle a été tuée ce jour-là, à cause d'un traumatisme crânien dû à des impacts contondants répétés", a encore dit la mère de Nika.

"J'ai vu le corps de ma fille moi-même... L'arrière de sa tête montrait qu'elle avait subi un coup très violent, son crâne était enfoncé. C'est comme ça qu'elle a été tuée."

L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée à Oslo, a tenu pour responsables les autorités iraniennes, appelant à une enquête indépendante sous l'égide des Nations unies.

"Les éléments convergent vers l'implication du gouvernement dans la mort de Nika Shahkarami, à moins que le contraire ne soit prouvé par une mission d'enquête indépendante", a affirmé le directeur de l'ONG Mahmood Amiry-Moghaddam.


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com