Une mère se suicide après la mort de sa fille battue à mort par la police iranienne

La chaîne YouTube de Sarina Esmailzadeh montre des vidéos d'elle sans hijab, dansant avec un homme et discutant des droits des femmes (Capture d'écran, YouTube: sarinacmz).
La chaîne YouTube de Sarina Esmailzadeh montre des vidéos d'elle sans hijab, dansant avec un homme et discutant des droits des femmes (Capture d'écran, YouTube: sarinacmz).
Short Url
Publié le Mardi 11 octobre 2022

Une mère se suicide après la mort de sa fille battue à mort par la police iranienne

  • Les forces de sécurité se sont moquées de la mère en qualifiant sa fille d’immorale et de terroriste
  • Après avoir vu le corps meurtri d'Esmailzadeh, sa mère est rentrée chez elle et s'est pendue, ont confirmé des médias locaux

RIYAD: La mère d'une adolescente iranienne que les forces de sécurité auraient battue à mort, s’est suicidée, a rapporté le journal Metro.
Sarina Esmailzadeh, une YouTubeuse de 16 ans, a été tuée dans une attaque à la matraque lors d'une manifestation à Karaj le mois dernier, selon des militants.
Sa famille l'a cherchée pendant dix jours avant que les autorités ne remettent son corps, selon le journal Metro.
La chaîne YouTube d'Esmailzadeh montre des vidéos d'elle sans hijab, dansant avec un homme et discutant des droits des femmes.
Alors que sa famille tentait à plusieurs reprises de récupérer son corps, les forces de sécurité se sont moquées de sa mère, qualifiant sa fille d’immorale et de terroriste.
Après avoir enfin vu le corps meurtri d'Esmailzadeh, sa mère est rentrée chez elle et s'est pendue, ont confirmé des médias locaux.
Selon Amnesty International, des agents des services de renseignement ont fait pression les membres de la famille de l'adolescente afin de les réduire au silence.
Le nombre de morts en Iran s'élève à 185 depuis que des manifestations ont éclaté le mois dernier à la suite du décès de Mahsa Amina, 22 ans, qui a été battue par la police des mœurs de Téhéran pour avoir prétendument enfreint les codes vestimentaires stricts imposés aux femmes dans le pays.
Les parents des manifestants décédés qui souhaitent enterrer leurs enfants sont fréquemment soumis à des réglementations sévères par les autorités iraniennes, selon Metro.


Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Short Url
  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Short Url
  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
Short Url
  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.