Le gouvernement iranien menace de mort la famille de Mahsa Amini

«Zhina» était le nom que les proches de Mahsa Amini lui donnaient, un prénom kurde interdit en Iran. (Archive/AFP)
«Zhina» était le nom que les proches de Mahsa Amini lui donnaient, un prénom kurde interdit en Iran. (Archive/AFP)
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Publié le Mardi 11 octobre 2022

Le gouvernement iranien menace de mort la famille de Mahsa Amini

  • Les membres de la famille de Mahsa Amini affirment que les autorités iraniennes les avertissent de ne pas participer aux manifestations, rapporte la chaîne BBC
  • «Zhina était une jeune fille comme les autres. Elle ne faisait pas de politique. Le régime a forgé de nombreux scénarios infondés autour d’elle»

RIYAD: Les membres de la famille de Mahsa Amini affirment que les autorités iraniennes les menacent de mort et qu’elles les avertissent de ne pas participer aux manifestations, rapporte la chaîne BBC.
La mort de Mahsa Amini, à 22 ans, sous les coups de la police des mœurs de Téhéran a déclenché un soulèvement civil, l'un des plus importants en Iran depuis plus de dix ans.
Lors de sa détention – parce qu’elle avait prétendument enfreint un code vestimentaire rigoureux –, la jeune femme a été battue au point de tomber dans le coma. Sa mort est devenue un symbole de la répression en Iran.
«Les autorités iraniennes exercent une énorme pression sur notre famille. Nous ne communiquons donc pas avec les organisations de défense des droits de l'homme ni avec les médias étrangers et nous n'évoquons pas sa mort aux étrangers», confie à la BBC son cousin Erfan Mortezai.
M. Mortezai fait partie des combattants peshmerga engagés dans les rangs de Komala, un parti d'opposition kurde iranien exilé en Irak et accusé de séparatisme par l'Iran.
Cependant, les membres de la famille Amini qui vivent en Iran ont maintes fois nié leur soutien aux groupes d'opposition kurdes.
Pour M. Mortezai, sa cousine décédée porte le nom de «Zhina», comme l'appelaient ses proches. Ses parents ont été contraints de lui donner le nom de Mahsa (son prénom iranien) sur les documents officiels, car certains prénoms kurdes sont interdits en Iran.
«Zhina était une jeune fille comme les autres. Elle ne faisait pas de politique. Le régime a forgé de nombreux scénarios infondés autour d’elle. Ils prétendent que Zhina était en contact avec moi, que je l'avais formée avant de l'envoyer en Iran pour y exercer certaines activités. Tout cela est absolument faux», s’insurge M. Mortezai.
Ce dernier explique à la chaîne britannique BBC que des responsables iraniens menacent la famille de Mahsa qui vit en Iran: ils se servent de faux comptes sur Instagram pour les menacer de mort s'ils participent aux manifestations.
«J'ai moi-même reçu de nombreuses menaces par téléphone [qui disent] que si je me rends en ville, ils me kidnapperont et m'élimineront», ajoute-t-il.
M. Mortezai a partagé avec la BBC une vidéo qui montre la famille rassemblée dans un cimetière pour célébrer le 23e anniversaire de Mahsa.
On y voit un gâteau, sur lequel figure son portrait, soigneusement placé sur sa tombe, tandis que des cris et des pleurs retentissent.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.