Budget: Le Maire promet aux députés un «débat approfondi» avant le 49.3

Le ministre français de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire prononce un discours lors de l'événement EcoWatt au siège de RTE (Réseau de Transport d'Electricité) à La Défense, en périphérie de Paris, le 11 octobre 2022. (Photo, AFP)
Le ministre français de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire prononce un discours lors de l'événement EcoWatt au siège de RTE (Réseau de Transport d'Electricité) à La Défense, en périphérie de Paris, le 11 octobre 2022. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 12 octobre 2022

Budget: Le Maire promet aux députés un «débat approfondi» avant le 49.3

Le ministre français de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire prononce un discours lors de l'événement EcoWatt au siège de RTE (Réseau de Transport d'Electricité) à La Défense, en périphérie de Paris, le 11 octobre 2022. (Photo, AFP)
  • A l'ouverture de la séance, à 15H00, le ministre a été questionné d'entrée sur le feu vert donné dans la matinée par le Conseil des ministres à un possible recours au 49.3, pour faire passer le budget sans vote «si la situation devait l'exiger»
  • Dans la foulée, les députés ont rejeté un amendement de suppression de l'article liminaire de ce projet de loi de finances, celui qui prévoit de contenir le déficit public à 5% du PIB en 2023

PARIS: Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a promis mercredi aux députés de "prendre tout le temps nécessaire" à un "débat approfondi" à l'Assemblée nationale sur le budget 2023, avant le probable recours au 49.3. 

A l'ouverture de la séance, à 15H00, le ministre a été questionné d'entrée sur le feu vert donné dans la matinée par le Conseil des ministres à un possible recours au 49.3, pour faire passer le budget sans vote "si la situation devait l'exiger". 

"Nous voyons déjà l'épée de Damoclès poindre. Combien de temps laissez-vous au débat parlementaire? L'irrémédiable est-il certain?", a lancé le chef du groupe socialiste Boris Vallaud. 

"Nous avons tout le temps nécessaire, nous prendrons tout le temps nécessaire", a assuré le ministre de l'Economie. 

"L'essentiel, c'est qu'au bout du compte nous ayons le meilleur budget possible pour la France", a-t-il poursuivi. 

"Après", en l'absence de majorité absolue pour les macronistes, "viendra un moment où il faudra bien qu'il y ait un budget pour la France, le gouvernement prendra ses responsabilités", mais "nous ne les prendrons qu'au terme d'un débat approfondi", a affirmé M. Le Maire. 

A LFI, le président de la commission des Finances, Eric Coquerel, en a déduit que "manifestement on peut s'attendre à ce qu'il [le 49.3] n'ait pas lieu avant la semaine prochaine, c'est une menace qui plane, mais qui laisse au moins le temps des débats". 

En outre, il a reproché au gouvernement de vouloir "imposer" des mesures par cet outil de la Constitution, alors que "vous êtes minoritaires". 

Dans la foulée, les députés ont rejeté un amendement de suppression de l'article liminaire de ce projet de loi de finances, celui qui prévoit de contenir le déficit public à 5% du PIB en 2023. 

A droite, la LR Véronique Louwagie, qui propose un "plan de sobriété bureaucratique", a de nouveau critiqué l'absence de mesures d'économies. 

Bruno Le Maire a défendu un budget "responsable", une "trajectoire exigeante". Il a jugé "déraisonnable" de vouloir "aller trop vite" dans le rétablissement des comptes publics, en citant le précédent de la crise de 2008. 


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Short Url
  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
Short Url
  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.


Opération avec Audemars Piguet: Swatch dit à l'AFP avoir constaté des «problèmes» dans une vingtaine de magasins

L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
Short Url
  • A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.
  • Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis

ZURICH: L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi.

"Le jour du lancement, il y a eu des problèmes dans environ une vingtaine de magasins Swatch sur 220 dans le monde où Royal Pop a été lancée, car les files d’attente des personnes intéressées étaient extrêmement longues et l’organisation faite par certains centres commerciaux n’était pas suffisante pour contenir cette ruée", a indiqué le groupe suisse.

"La réaction à la collection Royal Pop dans le monde est phénoménale et la demande est immensément élevée", a ajouté le groupe horloger, qui compare le lancement de ce modèle avec Audemars Piguet à celui du modèle MoonSwatch en 2022, en partenariat avec Omega.

Avant l'ouverture samedi, de longues files d'attentes s'étaient formées durant la nuit devant les boutiques Swatch. L'affluence a viré au chaos à l'ouverture dans certaines villes, nécessitant l'intervention de la police et la fermeture immédiate de certains magasins.

"Comme pour le MoonSwatch, cela s'est quelque peu 'normalisé' après le jour du lancement", a précisé le groupe suisse, "surtout après que nous avons de nouveau communiqué que la collection Royal Pop serait disponible durant plusieurs mois".

Dans l'ouest de la région parisienne, au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), quelque 300 personnes, venues avant l'ouverture du magasin Swatch du centre commercial Westfield Parly 2, ont été dispersées samedi par la police à l'aide de gaz lacrymogène.

A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.

Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis.

Propriétaire de 16 marques, Swatch avait déjà lancé une coopération en 2022 avec Omega, une des marques de prestige du groupe. Devant son succès, l'entreprise avait renouvelé l'opération en 2023 avec Blancpain, autre marque du groupe, connue notamment pour ses montres de plongée.

Mais pour le modèle lancé samedi, la collaboration a lieu cette fois avec une marque externe au groupe, Audemars Piguet. Cette marque indépendante compte parmi les plus prestigieuse de l'horlogerie suisse.