La justice française rejette la requête en révision de l'ex-jardinier marocain Omar Raddad

Cette photo d'archive prise le 25 novembre 2021 montre le jardinier d'origine marocaine Omar Raddad, qui a été condamné pour le meurtre de son riche patron en 1991, sortant après une audience concernant une nouvelle demande de révision du procès, à Paris. (AFP).
Cette photo d'archive prise le 25 novembre 2021 montre le jardinier d'origine marocaine Omar Raddad, qui a été condamné pour le meurtre de son riche patron en 1991, sortant après une audience concernant une nouvelle demande de révision du procès, à Paris. (AFP).
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Publié le Jeudi 13 octobre 2022

La justice française rejette la requête en révision de l'ex-jardinier marocain Omar Raddad

  • «Je ne lâcherai jamais Omar Raddad», a affirmé Me Sylvie Noachovitch devant la presse, annonçant qu'elle «(saisirait) la Cour européenne des droits de l'Homme»
  • L'ex-jardinier marocain avait été condamné en 1994 à dix-huit ans de réclusion criminelle, puis gracié partiellement en 1996, mais pas innocenté. Il a été libéré en 1998 après avoir purgé plus de sept ans de prison

PARIS : Epilogue dans la saga judiciaire Omar Raddad? Vingt-huit ans après sa condamnation pour un meurtre dont il s'est toujours dit innocent, l'ancien jardinier marocain a essuyé un nouveau revers, avec le rejet d'une deuxième requête en révision de son procès.

Ce dossier criminel est l'un des des plus célèbres et controversés de France.

La requête en révision "est déclarée irrecevable", a annoncé à l'AFP le conseil de la famille de Ghislaine Marchal, une information confirmée de source judiciaire.

Après avoir pris connaissance de la décision, rendue à huis clos par la commission d'instruction de la Cour de révision, l'avocate d'Omar Raddad s'est dite  "scandalisée".

"Je ne lâcherai jamais Omar Raddad", a affirmé Me Sylvie Noachovitch devant la presse, annonçant qu'elle "(saisirait) la Cour européenne des droits de l'Homme".

"Ma détermination est intacte", a-t-elle encore lancé, avant d'informer par téléphone son client de cette "mauvaise nouvelle".

L'ex-jardinier marocain avait été condamné en 1994 à dix-huit ans de réclusion criminelle, puis gracié partiellement en 1996, mais pas innocenté. Il a été libéré en 1998 après avoir purgé plus de sept ans de prison.

Après un premier rejet de sa requête en révision il y a vingt ans, il en avait déposé une nouvelle le 24 juin 2021, trente ans jour pour jour après la découverte du corps de Ghislaine Marchal, riche veuve d'un équipementier automobile.

ADN inconnus

Elle avait été retrouvée morte à 65 ans dans la chaufferie de sa propriété à Mougins, sur la Côte d'Azur.

Deux inscriptions accusatoires en lettres de sang - "Omar m'a tuer" et "Omar m'a t" - avaient été découvertes sur deux portes, tracées avec le sang de la victime. Avec une faute de conjugaison devenue symbole de cette affaire.

La défense d'Omar Raddad fondait ses espoirs sur les progrès scientifiques en matière d'ADN et une loi qui assouplit les critères permettant d'obtenir la révision d'un procès.

En décembre, l'ex-jardinier avait obtenu de la commission d'instruction que soient diligentées des investigations complémentaires.

Ce supplément d'information visait à déterminer la portée des conclusions d'un expert en génétique sollicité par Me Noachovitch, concernant quatre ADN masculins non identifiés retrouvés en 2015 sur des scellés de la scène de crime et qui ne correspondent pas au profil génétique de l'ex-jardinier.

Dans des notes de 2019 et 2020, l'expert révélait l'importance d'un des quatre ADN inconnus, présent en de nombreux endroits et notamment sur l'inscription "Omar m'a t", seul ou mélangé avec le sang de la victime.

L'expert favorisait l'hypothèse d'un dépôt de l'ADN lors des faits et non d'une "pollution" ultérieure, notamment par les enquêteurs.

Enquête «secrète»

En d'autres termes, ces traces génétiques auraient pu être déposées par l'auteur de l'inscription, qui ne serait alors pas Ghislaine Marchal mais potentiellement le véritable meurtrier, estimait la défense d'Omar Raddad.

L'avocate de l'ancien jardinier avait par ailleurs présenté en mai de nouveaux éléments, issus d'une "enquête secrète" de la gendarmerie entre 2002 et 2004, après les confidences d'une informatrice sur un possible mobile crapuleux.

Me Noachovitch demandait notamment la désignation d'un laboratoire spécialisé dans la recherche en parentèle pour déterminer à qui appartiennent les ADN inconnus retrouvés sur les inscriptions accusatoires.

Dans sa décision, la commission d'instruction a estimé que "la découverte de nouvelles empreintes ne suffit pas, à elle seule, à établir leur rapport avec les faits, ces traces ayant pu être laissées antérieurement ou postérieurement au meurtre".

Sans possibilité de dater le dépôt de ces traces génétiques, leur lien direct avec le crime ne peut être établi.

La commission d'instruction a considéré de même pour les éléments issus de l'enquête de gendarmerie.

Dans un communiqué transmis à l'AFP, la famille de Ghislaine Marchal a dit "(prendre) acte" de la décision de rejet, dont elle "souhaite" qu'elle "mette un terme définitif à une affaire douloureusement vécue par elle".


Constatations et auditions dans l'enquête sur l'accident sur le chantier du métro de Toulouse

Au lendemain de l'effondrement d'une partie d'un viaduc en construction sur le chantier de la troisième ligne du métro de Toulouse, qui a fait un mort et trois blessés, l'enquête se poursuit mardi par des constatations d'experts et des premières auditions. (AFP).
Au lendemain de l'effondrement d'une partie d'un viaduc en construction sur le chantier de la troisième ligne du métro de Toulouse, qui a fait un mort et trois blessés, l'enquête se poursuit mardi par des constatations d'experts et des premières auditions. (AFP).
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  • Une partie de l'ouvrage en chantier a cédé, emporté par la rupture d'un élément de soutènement lundi en fin d'après-midi à Labège
  • Quatre personnes se trouvaient alors sur le viaduc et ont dû sauter d'une hauteur de près de dix mètres

LABEGE: Au lendemain de l'effondrement d'une partie d'un viaduc en construction sur le chantier de la troisième ligne du métro de Toulouse, qui a fait un mort et trois blessés, l'enquête se poursuit mardi par des constatations d'experts et des premières auditions, a indiqué le parquet.

"L'IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, ndlr) se déplace dans la matinée pour effectuer des constatations et des auditions débutent dans le cadre de l'enquête", a précisé mardi matin à l'AFP le procureur de Toulouse, Samuel Vuelta-Simon.

Une partie de l'ouvrage en chantier a cédé, emporté par la rupture d'un élément de soutènement lundi en fin d'après-midi à Labège, en proche banlieue toulousaine, avait-il expliqué lundi soir.

Quatre personnes se trouvaient alors sur le viaduc et ont dû sauter d'une hauteur de près de dix mètres. L'une a succombé à ses blessures et deux autres étaient lundi soir en urgence absolue.

L'état de ces deux blessés graves est "rassurant" mardi à la mi-journée, a confié sur place lors d'une déclaration à la presse Gilles Dolfi, directeur général Bouygues Travaux Publics Régions France, mandaté pour les travaux.

La quatrième victime a pu quitter l'hôpital dès lundi soir.

Le maire de Labège, Laurent Chérubin, a raconté à l'AFP qu'il "y a eu un affaissement du tablier alors que des ouvriers travaillaient dessus. Certains ont dû sauter". "En tant qu'élu, on attend des réponses. Pourquoi cet accident est survenu? J'ai besoin de clarté sur ce qui s'est passé, sur les raisons de l'accident", a-t-il souligné.

Interrogé sur les potentielles raisons du sinistre, le représentant de Bouygues a renvoyé vers les futures conclusions des enquêtes judiciaire et interne en cours.

"Notre priorité, c'est de collaborer avec les autorités pour tirer au clair ce qui a conduit à ce tragique accident", a assuré M. Dolfi.

Mardi matin, le chantier restait suspendu, a constaté un journaliste de l'AFP. Il est encore trop tôt pour évaluer le retard éventuel, a précisé M. Dolfi.

Depuis la rue longeant le site, il est possible d'apercevoir des gendarmes à proximité du tablier de béton du viaduc reposant au sol sur un enchevêtrement de poutrelles métalliques tordues.

Les débris de l'ouvrage, sécurisés par Bouygues après autorisation des enquêteurs "pour assurer la stabilité" selon Gilles Dolfi, se trouvent à une centaine de mètres de l'un des plus importants supermarchés de l'agglomération toulousaine.


À Prague, Macron appelle les alliés de l'Ukraine à «ne pas être lâches»

«Il nous faudra être à la hauteur de l'Histoire et du courage qu'elle implique», a-t-il insisté (Photo, AFP).
«Il nous faudra être à la hauteur de l'Histoire et du courage qu'elle implique», a-t-il insisté (Photo, AFP).
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  • Emmanuel Macron a appelé mardi à Prague les alliés de l'Ukraine à «ne pas être lâches» face à une Russie «devenue inarrêtable»
  • Il a évoqué «des puissances devenues inarrêtables» qui «sont en train d'étendre la menace chaque jour, de nous attaquer nous mêmes davantage»

PRAGUE: Emmanuel Macron a appelé mardi à Prague les alliés de l'Ukraine à "ne pas être lâches" face à une Russie "devenue inarrêtable", semblant assumer ses propos controversés sur la possibilité d'envoyer des troupes occidentales dans ce pays en guerre.

"Nous abordons à coup sûr un moment de notre Europe où il conviendra de ne pas être lâches", a lancé le président français au début de sa visite en République tchèque. "On ne veut jamais voir les drames qui viennent", a-t-il prévenu devant la communauté française.

Il a évoqué "des puissances devenues inarrêtables" qui "sont en train d'étendre la menace chaque jour, de nous attaquer nous mêmes davantage". "Il nous faudra être à la hauteur de l'Histoire et du courage qu'elle implique", a-t-il insisté.

La visite en République tchèque vise à mettre en scène son "attention particulière" portée à l'Europe centrale, a expliqué son entourage à la presse.

A un moment où il semble de plus en plus vouloir imposer son leadership dans le soutien à Kiev et le bras de fer avec la Russie, il va rencontrer son homologue Petr Pavel, qu'il avait reçu à Paris en décembre. Et signer avec le Premier ministre Petr Fiala un plan d'action 2024-2028 pour le partenariat stratégique bilatéral dans lequel "les questions de défense seront clés" dans le contexte de guerre actuel, a-t-il dit.

«Ambiguïté stratégique»

Emmanuel Macron se sait attendu. Au cours d'une conférence internationale le 26 février au palais présidentiel de l'Elysée, il avait semé le trouble parmi les autres alliés de Kiev en assumant une "ambiguïté stratégique" pour que le président russe Vladimir Poutine sache que tout sera fait pour l'empêcher de "gagner cette guerre".

Il a alors expliqué que l'envoi en Ukraine de militaires occidentaux ne pouvait pas "être exclu" à l'avenir, même s'il a reconnu qu'il n'existait pas de "consensus" à l'heure actuelle. Le gouvernement français a ensuite précisé qu'il s'agirait de missions non combattantes.

Mais des Etats-Unis à l'Allemagne en passant par la grande majorité des autres alliés, les dirigeants se sont succédé pour se démarquer des propos du président français et assurer qu'il n'était pas question d'envoyer des soldats sur le sol ukrainien, offrant une image de division dans le camp occidental.

Vladimir Poutine a lui mis en garde contre une "menace réelle" de guerre nucléaire en cas d'escalade.

"Nous ne sommes pas en guerre contre le peuple russe et nous refusons d'entrer dans une logique d'escalade", a répondu à distance Emmanuel Macron dans le journal tchèque Pravo, tout en assumant de lancer ce "débat" sur "tout ce qu'il est possible de faire pour soutenir l'Ukraine".

Il y a une semaine, il avait esquissé plusieurs pistes pour renforcer l'appui militaire fourni à l'armée ukrainienne, qui essuie des revers sur le front.

Parmi ces solutions figure une initiative tchèque visant à acheter des munitions hors Union européenne, en raison de la pénurie actuelle qui complique la vie des soldats ukrainiens sur le champ de bataille, pour ensuite les leur livrer.

Dès la mi-février, Petr Pavel avait évoqué quelque 800.000 munitions qui pourraient être envoyées en Ukraine "en quelques semaines" si les financements nécessaires (1,5 milliard de dollars, selon le Financial Times) étaient rassemblés.

Longtemps réservé, Emmanuel Macron a annoncé la semaine dernière que son pays participerait à cette initiative mais sans chiffrer sa contribution, contrairement à d'autres Etats comme les Pays-Bas qui ont promis 100 millions d'euros. Les autorités tchèques espèrent qu'il le fera mardi.

La visite "sera l'occasion de discuter de cette initiative" et éventuellement d'apporter ces "précisions", s'est borné à dire un conseiller français. Tout en relativisant la portée de ce mécanisme "ad hoc" et "d'urgence" sur la base de participations "bilatérales", tandis que Paris plaide toujours pour que l'argent européen serve à financer la production d'armes au sein de l'Union européenne, au nom de sa souveraineté et du développement de son industrie de défense.

Sur le plan économique, sa visite vise aussi à appuyer la candidature du groupe d'électricité français EDF qui ambitionne de rafler le marché d'un programme nucléaire civil tchèque pouvant inclure la construction de jusqu'à quatre réacteurs.


Où sont les femmes ? La direction des entreprises, un bastion masculin qui résiste

Catherine MacGregor, PDG du groupe énergétique français Engie, assiste à l'inauguration d'une station de production et de distribution d'hydrogène à l'aéroport de Toulouse-Blagnac, dans le sud-ouest de la France, le 4 décembre 2023. (AFP)
Catherine MacGregor, PDG du groupe énergétique français Engie, assiste à l'inauguration d'une station de production et de distribution d'hydrogène à l'aéroport de Toulouse-Blagnac, dans le sud-ouest de la France, le 4 décembre 2023. (AFP)
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  • La France a adopté la loi Rixain, qui fixe un objectif d'au moins 30% de femmes dans les instances dirigeantes à compter de 2026, avant 40% en 2029
  • A l'échelle mondiale, selon un rapport du cabinet Deloitte portant sur près de 10 500 entreprises, 19,7% des membres des conseils d'administration étaient des femmes en 2021

PARIS: Elles occupent de plus en plus de postes-clé mais continuent de buter sur la dernière marche. Malgré une présence accrue des femmes dans les conseils d'administration, le monde des entreprises reste largement dirigé par des hommes.

"Le monde du travail a été construit pour accommoder les besoins des hommes", explique à l'AFP Tara Cemlyn-Jones, à la tête de l'organisme britannique 25x25, qui se consacre à la parité dans les entreprises.

"La seule façon de changer les choses est de rendre les structures plus justes pour les femmes", plaide l'ancienne banquière d'investissement.

Les chiffres sont sans appel. A l'échelle mondiale, selon un rapport du cabinet Deloitte portant sur près de 10 500 entreprises, 19,7% des membres des conseils d'administration (CA) étaient des femmes en 2021 pour... 5% parmi les directeurs généraux.

Aux Etats-Unis, les femmes représentaient environ 24% des membres des conseils, moins de 6% des chefs d'entreprise. Même schéma au Royaume-Uni (environ 30% des sièges aux CA, 6% des dirigeants). De son côté, la France a mis en place la loi Copé-Zimmermann, qui impose depuis 2011 un quota minimal de 40% de femmes dans les CA. Une façon de mettre un pied dans la porte.

"Cela va porter des fruits à long terme", estime ainsi Diane Segalen, présidente du cabinet de conseil en recrutement Segalen + Associés.

En 2021, la France comptait 43,2% de femmes dans les CA, selon Deloitte. Pourtant, trois seulement sont actuellement à la tête d'une entreprise de l'indice phare de la Bourse de Paris CAC 40 (Catherine MacGregor chez Engie, Christel Heydemann chez Orange et Estelle Brachlianoff chez Veolia).

Il faut dire que le monde des affaires a longtemps été un bastion masculin. Première femme à présider l'influente Association française des entreprises privées (Afep), Patricia Barbizet, habituée des CA du CAC 40, avait rappelé en 2021 être "entrée dans une école de commerce la première année où les filles étaient admises".

Aucun pays ne se distingue par son égalité professionnelle. En Allemagne, seule Belén Garijo, pour le laboratoire Merck, dirige une entreprise du DAX, indice vedette de la Bourse de Francfort.

En Espagne, la très grande majorité des sociétés de l'Ibex 35, équivalent ibérique du CAC 40, sont dirigées par des hommes, à l'exception d'Inditex (propriétaire de Zara), et de Santander, première banque espagnole, présidées respectivement par Marta Ortega et Ana Botin.

Quant à l'Italie, elle n'est guère mieux lotie, et Giuseppina di Foggia, PDG du distributeur d'énergie Terna, est devenue l'an dernier la première femme à diriger un grand groupe public dans le pays.

Environnement

Car c'est une chose d'être présentes dans les conseils d'administration, encore faut-il occuper des postes-clé dans le comité exécutif, passage obligé avant la direction.

Ariane Bucaille, associée du cabinet Deloitte, estime que "les quotas sont un accélérateur formidable", mais "si l'on voit une montée des femmes dans les comités exécutifs, c'est plutôt à des fonctions comme les ressources humaines, le marketing", analyse-t-elle.

L'organisme à but non lucratif 25x25 a récemment publié un rapport sur la question, qui aboutit peu ou prou aux mêmes conclusions. Certains postes de cadres supérieurs, comme le poste de directeur financier, sont une voie royale vers la direction générale, mais la proportion de femmes les occupant "reste remarquablement faible", conclut-il.

Pour y remédier, la France, précurseure dans ce domaine, a adopté la loi Rixain, qui fixe un objectif d'au moins 30% de femmes dans les instances dirigeantes à compter de 2026, avant 40% en 2029.

Cette loi "va encourager certaines avancées. Mais c'est forcément lent", juge Mme Bucaille: "Il ne faut pas relâcher l'effort, car (...) on est loin du compte."

Quotas ou pas, pour Tara Cemlyn-Jones, il faut avant tout transformer l'environnement. Et pour cela, les investisseurs ont un rôle à jouer.

"Des questions devraient être posées sur la façon dont sont prises les décisions d'investissement. Comment est-il toléré que des gestionnaires de fonds disent: +Ne vous souciez pas du genre du dirigeant+ ? Nous ne voulons pas entendre ça", exhorte Tara Cemlyn-Jones.

La chasseuse de tête Diane Segalen, elle, se dit malgré tout confiante: "Je crois que cela va arriver avec la génération d'après, qui a démarré dans les années 2000, qui a eu des aînées, des modèles inspirants", parie-t-elle.