La Grande-Bretagne rapatrie la première personne adulte détenue dans un camp de détention syrien

Le camp de réfugiés d'Al-Hawl, à la périphérie sud de la ville d'Al-Hawl, près de la frontière syro-irakienne, au nord de la Syrie, le 17 octobre 2019. (Wikimedia Commons)
Le camp de réfugiés d'Al-Hawl, à la périphérie sud de la ville d'Al-Hawl, près de la frontière syro-irakienne, au nord de la Syrie, le 17 octobre 2019. (Wikimedia Commons)
Short Url
Publié le Jeudi 13 octobre 2022

La Grande-Bretagne rapatrie la première personne adulte détenue dans un camp de détention syrien

Le camp de réfugiés d'Al-Hawl, à la périphérie sud de la ville d'Al-Hawl, près de la frontière syro-irakienne, au nord de la Syrie, le 17 octobre 2019. (Wikimedia Commons)
  • Une femme devient la première personne adulte détenue à retourner au Royaume-Uni depuis la défaite de Daech
  • On estime que près de 60 Britanniques, dont 35 enfants, sont détenus pour une durée indéterminée en Syrie

LONDRES: Une Britannique a été rapatriée d'un camp de détention syrien, devenant ainsi la première personne adulte détenue à retourner au Royaume-Uni depuis la défaite de Daech.

Le ministère des Affaires étrangères a déclaré que la politique envers les autres détenus se trouvant encore en Syrie était inchangée, tandis que les militants déclaraient que le rapatriement de la femme ainsi que de son enfant était une première étape importante.

Reprieve, un groupe de défense des droits humains qui avait suivi l'affaire, a déclaré que la femme était «une victime de la traite humaine, emmenée en Syrie par un parent masculin alors qu’elle était encore une jeune fille» et qu'«elle et son enfant avaient subi un immense traumatisme».

Le groupe a demandé que son identité reste confidentielle.

Jonathan Hargreaves, le représentant spécial du Royaume-Uni pour la Syrie, a tweeté: «Les responsables britanniques ont facilité le rapatriement de deux ressortissants britanniques de Syrie. Conformément à une politique de longue date, nous examinons chaque demande d'assistance consulaire en Syrie au cas par cas, en tenant compte de toutes les considérations adéquates, et notamment de la sécurité nationale.»

On estime qu'environ 60 Britanniques, dont 35 enfants, sont détenus pour une durée indéterminée en Syrie. La plus connue est Shamima Begum, qui s’y était rendue de Bethnal Green à Londres, à l'âge de 15 ans.

La plupart des personnes détenues ont été capturées par les forces syro-kurdes dans les derniers jours de la guerre, début 2019, et sont détenues pour une durée indéterminée dans de vastes camps tel qu'Al-Hawl dans le nord-est du pays.

Certains pays ramènent progressivement leurs ressortissants chez eux. Au début de ce mois, l'Australie a annoncé qu'elle commencerait à rapatrier environ 20 femmes et 40 enfants.

La Grande-Bretagne a rapatrié un certain nombre d'orphelins il y a environ trois ans, ce que le secrétaire aux Affaires étrangères alors en fonction, Dominic Raab, a déclaré être la «bonne chose à faire».

Cependant, jusqu'à cette semaine, les demandes des adultes étaient refusées. Le gouvernement a également retiré la citoyenneté à certaines personnes détenues, dont Shamima Begum. Ses avocats continuent de contester cette décision.

Les experts affirment que celles qui restent dans les camps de femmes sont menacées par un noyau dur de «femmes radicalisées» toujours fidèles à Daech.

Les hommes sont généralement détenus séparément dans des prisons de fortune.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
Short Url
  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Short Url
  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Short Url
  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.