Drame de Melilla: L'Espagne accusée de non-respect des «garanties légales» des migrants

Un homme est assis près de la barrière frontalière séparant le Maroc et l'enclave espagnole de Melilla en Afrique du Nord, le 26 juin 2022 près de Nador (Photo, AFP)
Un homme est assis près de la barrière frontalière séparant le Maroc et l'enclave espagnole de Melilla en Afrique du Nord, le 26 juin 2022 près de Nador (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 15 octobre 2022

Drame de Melilla: L'Espagne accusée de non-respect des «garanties légales» des migrants

  • La mort des 23 migrants a découlé d'une «situation de risque prévisible», compte tenu «de l'évolution initiale des événements», a estimé Ángel Gabilondo, le Défenseur du Peuple
  • Le 24 juin, près de 2 000 clandestins originaires en majorité du Soudan, pays très pauvre miné par les conflits, avaient tenté de s'introduire en force dans l'enclave espagnole de Melilla en territoire marocain

MADRID: L'Espagne n'a pas respecté les "garanties légales" des migrants lors du drame de Melilla, où 23 clandestins sont décédées fin juin lors d'une tentative d'intrusion massive, a estimé vendredi le Défenseur du peuple espagnol.

La mort des 23 migrants a découlé d'une "situation de risque prévisible", compte tenu "de l'évolution initiale des événements", a estimé Ángel Gabilondo, le Défenseur du Peuple, équivalent du Défenseur des Droits français, qui a rendu publiques les premières conclusions de son enquête sur ce drame.

Les autorités espagnoles, qui ont refusé ce jour-là l'accès à la frontière de "470 personnes", n'ont par ailleurs pas pris en compte "les garanties légales nationales et internationales" dont bénéficient les migrants, a ajouté M. Gabilondo.

Selon lui, le refus d'entrée sur le territoire espagnol doit en effet se faire sur des bases "individualisées", et avec un "plein contrôle judiciaire", ce qui n'a pas été le cas ce jour-là, dit-il.

Une analyse contestée par le ministère de l'Intérieur espagnol. "Tous les refus d'entrer survenus le 24 juin à la frontière entre Melilla et Nador ont été effectués dans la plus stricte légalité", a assuré un porte-parole du ministère dans une déclaration transmise à l'AFP.

Le ministère, qui insiste sur le caractère "provisoire" des conclusions d'enquête rendues publiques vendredi, a réitéré son "ferme soutien" aux forces de sécurité espagnoles, tout en renouvelant ses "condoléances" aux familles des victimes.

Le 24 juin, près de 2 000 clandestins originaires en majorité du Soudan, pays très pauvre miné par les conflits, avaient tenté de s'introduire en force dans l'enclave espagnole de Melilla en territoire marocain.

Cette tentative d'intrusion, précédée de violents heurts entre migrants et forces marocaines dans des campements clandestins installés aux alentours de Nador, avait fait 23 morts selon les autorités marocaines - 27 d'après l'AMDH, principale association indépendante de défense des droits humains au Maroc.

Ce drame, le plus meurtrier jamais enregistré lors d'une des nombreuses tentatives d'intrusion de migrants à Melilla et dans l'enclave espagnole voisine de Ceuta, avait suscité de vives critiques de la part des associations de défense des droits humains, mais aussi de l'ONU et de l'Union africaine.

Trois enquêtes ont été ouvertes pour "faire la lumière" sur ces événements: une au Maroc par le procureur de Nador, une en Espagne par le ministère public, et une dernière - non judiciaire - par le Défenseur du Peuple, saisi par des ONG.


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com