À l’occasion du premier anniversaire de sa mort, hommages au député britannique assassiné par un sympathisant de Daesh

Sir David Amess a été poignardé à mort alors qu'il rencontrait ses électeurs dans l'Essex le 15 octobre 2021. (Shutterstock/File Photo)
Sir David Amess a été poignardé à mort alors qu'il rencontrait ses électeurs dans l'Essex le 15 octobre 2021. (Shutterstock/File Photo)
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Publié le Samedi 15 octobre 2022

À l’occasion du premier anniversaire de sa mort, hommages au député britannique assassiné par un sympathisant de Daesh

  • L'actuel, l'ancien Premier ministre et le chef de l'opposition unis dans l'éloge du législateur décédé
  • Truss a tweeté : « En ce jour anniversaire de la mort de Sir David Amess, nous chérissons sa mémoire et nous rappelons son énorme contribution à la politique, aux habitants de Southend et au pays. »

LONDRES : Des hommages ont été rendus à Sir David Amess, le député conservateur britannique assassiné dans sa propre circonscription alors qu'il rencontrait des membres du public, un an après sa mort.

Amess, père de cinq enfants et député depuis plus de quatre décennies, a été poignardé dans la ville de Leigh-on-Sea, dans le comté d'Essex, le 15 octobre 2021.

Ali Harbi Ali, un partisan britannique de Daesh âgé de 26 ans, « n'a montré aucun remords ni aucune honte » lorsqu'il a été reconnu coupable du meurtre et d'un délit de préparation d'actes terroristes le 13 avril 2022, et condamné à une rare peine d'emprisonnement à vie pour un crime dont le président du tribunal a déclaré qu'il « frappait le cœur de la démocratie ».

Des messages ont été envoyés de tous les horizons politiques du Royaume-Uni, notamment de la Première ministre Liz Truss, de son prédécesseur Boris Johnson - qui a déclaré que l'héritage de Sir David « brille de mille feux » - et du chef du principal parti d'opposition, le Parti travailliste, Sir Keir Starmer.

Truss a tweeté : « En ce jour anniversaire de la mort de Sir David Amess, nous chérissons sa mémoire et nous rappelons son énorme contribution à la politique, aux habitants de Southend et au pays. »

« Mes pensées vont aujourd'hui à sa femme Julia, à la famille Amess et à tous ceux qui l'ont connu et aimé. »

Johnson a tweeté : « En ce triste anniversaire de la mort de Sir David Amess, nous nous souvenons des nombreuses bonnes causes qu'il défendait : des campagnes pour le bien-être des animaux, le statut de ville pour Southend et l'indépendance pour une démocratie parlementaire souveraine. »

Sir Keir a tweeté : « En souvenir de notre ami et collègue David Amess, à l'occasion du 1er anniversaire de sa mort insensée. »

« L'engagement de David envers le service public, accompli avec une gentillesse inhérente et constante, sera toujours admiré. Je pense à sa femme et à ses enfants, en espérant que son souvenir leur apporte du réconfort. »

Le député Priti Patel, ministre de l'Intérieur au moment de l'assassinat de Sir David, a déclaré : « Il y a un an aujourd'hui, Sir David Amess, mon cher ami, a été assassiné. David était un fonctionnaire exceptionnel, plein de bonté, d'énergie et d'intégrité. Il a été tué en service dans une attaque insensée contre la démocratie ».

Brendan Cox, le mari de la députée travailliste Jo Cox, qui a été abattue par un tireur d'extrême droite en 2016 alors qu'elle rencontrait des électeurs, a rendu de son côté un hommage à Sir David.

Cox a tweeté : « Il y a un an, David Amess a été tué alors qu'il essayait d'aider ses électeurs. Tant de choses se sont passées en politique depuis, mais pour sa famille, c’est comme si c’était hier. »

« Le chagrin, la douleur et le choc sont encore écrasants. Ils méritent tout le soutien et la gentillesse que nous pouvons leur apporter ».

La contrée natale de Sir David, Southend dans l'Essex, a été transformée en ville en hommage au feu député en octobre 2021, et il en a été nommé, à titre posthume, premier citoyen libre en mars de cette année.

Une campagne est en cours pour faire de la ville la prochaine Cité de la culture du Royaume-Uni, toujours en sa mémoire. « Quel meilleur héritage pour nous que de réaliser son rêve et de faire de nous non seulement une ville, mais une ville de la culture », a déclaré à la BBC la parlementaire Anna Firth MP, qui lui a succédé.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.


Les principaux points de l'accord Iran-Etats-Unis

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
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  • Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban"
  • Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban"

TEHERAN: Voici les principaux points du protocole d'accord signé entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-orient, dont le contenu a été rendu public par Washington et Téhéran:

Cessation permanente des hostilités 

Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban".

Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban".

Accord final sous 60 jours 

L'Iran et les Etats-Unis "s'engagent à négocier et à conclure l'accord final dans un délai maximum de 60 jours, extensible d'un commun accord".

Levée du blocus naval américain 

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours.

Les Etats-Unis s'engagent en outre "à retirer leurs forces des abords de la République islamique d'Iran dans les 30 jours suivant l'accord final".

Réouverture du détroit d'Ormuz 

L'Iran s'engage à "assurer la sécurité du passage des navires commerciaux, sans frais pendant 60 jours uniquement, du golfe Persique vers la mer d'Oman, et inversement. Le trafic des navires commerciaux commencera immédiatement" et sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours, une fois le détroit d'Ormuz déminé.

Plan de 300 milliards de dollars pour l'Iran 

Les Etats-Unis et leurs partenaires régionaux élaboreront un plan "d'un montant d'au moins 300 milliards de dollars, destiné à la reconstruction et au développement économique" de l'Iran.

Levée des sanctions 

Les Etats-Unis "s'engagent à mettre fin à tous les types de sanctions" unilatérales et internationales contre l'Iran, selon un calendrier qui sera convenu dans l'accord final.

En attendant, les Etats-Unis "s'engagent à rendre pleinement disponibles et utilisables les fonds et avoirs de la République islamique d'Iran gelés ou soumis à des restrictions dès la mise en œuvre du présent protocole d'accord".

De façon immédiate et jusqu'à la levée des sanctions, le département du Trésor américain délivrera "des dérogations pour l'exportation de pétrole brut iranien, de produits pétroliers et dérivés, ainsi que pour tous les services associés, y compris les transactions bancaires, les assurances, le transport, etc".

Nucléaire 

L'Iran réaffirme qu'il "ne se procurera ni ne développera d'armes nucléaires".

Le sort de l'uranium enrichi accumulé par l'Iran sera réglé "selon un mécanisme qui sera convenu mutuellement (...) la méthodologie a minima consistant en une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique).

En attendant cet accord final, l'Iran "maintiendra le statu quo actuel de son programme nucléaire", et les Etats-Unis "n'imposeront aucune nouvelle sanction et ne déploieront pas de forces supplémentaires dans la région".

Signature 

Selon le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont la médiation a été cruciale, l'accord a été signé électroniquement et à distance jeudi, heure d'Islamabad, par les présidents iranien Massoud Pezeshkian et américain Donald Trump.

Une cérémonie de signature est confirmée vendredi en Suisse "pour commémorer cet événement marquant et donner le coup d'envoi des discussions techniques".

Résolution de l'ONU 

L'accord final sera entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l'ONU.