L'Arabie saoudite accueille son premier tournoi de golf féminin... dans des bulles

Les joueuses auront accès à une piste de bowling et des salles de sport dans leurs hôtels (Photo fournie)
Les joueuses auront accès à une piste de bowling et des salles de sport dans leurs hôtels (Photo fournie)
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Publié le Mardi 10 novembre 2020

L'Arabie saoudite accueille son premier tournoi de golf féminin... dans des bulles

  • Plus de 1 500 tests de dépistage du coronavirus seront effectués durant les évènements, avec trois tests au moins pour chacune des 110 joueuses
  • Le Saudi Ladies Team International sera le premier tournoi de l'histoire du golf féminin qui verra des professionnelles s'associer à des amateurs dans une compétition officielle.

DJEDDAH : L’Arabie saoudite ouvre à nouveau ses portes aux événements de sport internationaux diffusés en direct, et ce dans des zones sécurisées, alors qu’elle se prépare à organiser son premier tournoi de golf professionnel féminin.

En plus de «bulles», un environnement biosécuritaire sera mis en place Ville économique du roi Abdallah (KAEC) pour la durée de la compétition. Les tournois de golf de niveau élite de l'European Ladies Tour débutent la semaine prochaine.

Le tournoi Aramco Saudi Ladies International, dont on estime le coût à 1 million de dollars, est présenté par le Fonds d’investissement public du Royaume, et aura lieu du 12 au 15 novembre. Le Saudi Ladies Team International quant à lui, avec un budget de 500 000 dollars, se déroulera du 17 au 19 novembre.

Les bulles accueilleront entre 500 et 600 personnes sur trois semaines, et plus de 1 500 tests de dépistage du coronavirus seront effectués durant les évènements, avec trois tests au moins pour chacune des 110 joueuses. Les caddies et le personnel du tournoi seront également testés.

Les joueuses du Ladies European Tour ainsi que le personnel de l’évènement seront testés pour la Covid-19 à leur arrivée à la KAEC et avant d’être autorisés à accéder aux zones sécurisées. Elles resteront dans des hôtels pour toute la durée de l’évènement.

Ces mesures ont été mises en place pour assurer la santé et la sécurité générales. Tous les aspects de la sécurité des joueurs et du personnel sont contrôlés par des spécialistes indépendants, experts en évaluation de risques et en bonnes pratiques envers la Covid-19. Parmi eux, on compte le Dr Andrew Murray, conseiller clé de Sport England et conseiller technique de l'Organisation mondiale de la santé.

Les symptômes seront contrôlés quotidiennement à l’intérieur des bulles, avec des plans d'urgence en place.

 «Nous avons construit une zone sûre et sécurisée afin que le Royaume accueille de nouveau le sport international tout en respectant les mesures de précaution contre la Covid-19. La zone est conçue pour garantir un environnement sécurisé pour accueillir les golfeuses du Ladies European Tour, mais également protéger la communauté en général. Cette manifestation sportive historique permet de montrer que l'Arabie saoudite est prête à accueillir de nouveau les grands événements mondiaux, tout en développant le sport merveilleux du golf, et en inspirant la prochaine génération de jeunes et de golfeurs saoudiens» déclare Majed Al-Sorour, PDG de Golf Saudi et de la Fédération saoudienne de golf.

Le tournoi se tiendra au Royal Greens Golf & Country Club, adapté pour respecter les mesures de précaution, et qui sera désinfecté tout au long de la préparation et de la durée des deux événements.

Une distance physique de deux mètres doit être maintenue à tout moment, exception faite des joueuses et des caddies.

En dehors des terrains de golf, les joueuses auront accès dans leurs hôtels à une piste de bowling, une salle de jeux, un écran de cinéma, des salles de sport et des piscines.

Les deux tournois attireront les meilleures golfeuses du monde. Le Saudi Ladies Team International sera le premier tournoi de l'histoire du golf féminin qui verra des professionnelles s'associer à des amateurs dans une compétition officielle. Les joueuses professionnelles participent elles-mêmes pour la première fois à un tournoi dans le Royaume

Ce tournoi marque le retour des évènements sportifs internationaux majeurs au Royaume, alors que le pays vise à inspirer la nouvelle génération dans le cadre du plan de réforme de la Vision 2030.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne appelle à évacuer de nouveaux villages du sud du Liban

L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
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  • La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations
  • Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune"

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours.

"Les violations répétées de l'accord de cessez-le-feu par le Hezbollah obligent l'armée israélienne à opérer", écrit sur son compte X le porte-parole de l'armée, Avichay Adraee, quelques jours après la tenue de discussions à Washington entre représentants israéliens et libanais et l'annonce de la prolongation de la trêve entre les deux pays.

La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations afin de protéger la population du nord d'Israël des tirs du Hezbollah.

Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune".

Selon l'agence nationale d'information libanaise ANI, des frappes israéliennes ont visé mardi "plusieurs localités dans le sud" du pays.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah a pour sa part affirmé dans un communiqué avoir visé un rassemblement de soldats et de véhicules dans le nord d’Israël avec "un essaim de drones d'attaque".

Depuis le début de la guerre, les frappes israéliennes ont tué plus de 3.000 personnes au Liban selon les autorités libanaises.

Côté israélien, 20 soldats et un contractuel travaillant pour l'armée ont été tués au Liban depuis le début de la guerre, le 2 mars.


Le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz remonte

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
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  • Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin
  • Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février

LONDRES: Le trafic dans le détroit d’Ormuz a légèrement augmenté la semaine dernière, revenant à des niveaux conformes à la moyenne enregistrée depuis le début du conflit au Moyen-Orient, après avoir atteint un plus bas en temps de guerre.

Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin.

Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février.

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer.

Malgré cette hausse, les traversées de la semaine dernière restent globalement conformes aux moyennes observées en temps de guerre. Depuis le 1er mars, Kpler a recensé 663 navires de marchandises transitant par le détroit, soit une moyenne de 55 par semaine.

Environ la moitié des pétroliers ayant traversé la semaine dernière transportaient des liquides. Parmi eux figuraient trois superpétroliers, vraisemblablement à destination de la Chine, d’Oman et du Japon.

Les données de Kpler montrent également que 15 vraquiers de matières premières sèches et 16 méthaniers de gaz de pétrole liquéfié (GPL) ont franchi le détroit la semaine dernière. Un seul méthanier de gaz naturel liquéfié transportant du gaz qatari vers le Pakistan a traversé, le 12 mai. Cela porte à huit le nombre total de traversées de méthaniers GNL depuis le début de la guerre.

En temps de paix, le détroit d’Ormuz assure le transit d’environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de GNL, ainsi que d’autres matières premières majeures, dont les engrais.

L’Iran a répété à plusieurs reprises que le trafic maritime dans ce couloir ne "reviendrait pas à son niveau d’avant-guerre".

Lundi, Téhéran a annoncé la création d’un nouvel organisme chargé de superviser le détroit et de faire payer des droits de passage aux navires, ce que l’Iran aurait commencé à faire dès le début de la guerre.

Des responsables iraniens ont déclaré jeudi que des navires chinois avaient été autorisés à transiter, après un ralentissement constaté la semaine précédente.

Selon Kpler, seuls trois navires de marchandises liés à la Chine par leur pavillon, leur propriétaire ou leur cargaison ont franchi le détroit la semaine dernière. Deux navires battant pavillon de Hong Kong ont également transité et se dirigeaient vers Oman et les Émirats arabes unis.

Les données ne donnent toutefois pas nécessairement une image complète, les navires ne déclarant pas toujours leur destination finale au moment de la traversée.

Depuis le début de la guerre, le trafic dans le détroit dépend de la nationalité, l’Iran ayant indiqué le 10 mai que les pays respectant les sanctions américaines contre la République islamique rencontreraient des difficultés pour traverser.

Depuis le début du conflit, la Chine et l’Inde figurent parmi les destinations ou points de départ non situés dans le Golfe les plus fréquemment signalés pour les navires de marchandises empruntant le détroit.

Parmi les autres destinations hors Golfe mentionnées dans les données de Kpler figurent le Brésil, le Pakistan, la Thaïlande et la Malaisie, tandis que relativement peu de navires déclarent des pays occidentaux comme destination.

Le contrôle exercé par l’Iran sur le détroit d’Ormuz demeure l’un des enjeux centraux des négociations avec les États-Unis, qui n’ont toujours pas débouché.


Les Emirats disent que les drones ayant ciblé la centrale nucléaire provenaient d'Irak

Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
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  • Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak
  • "Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak, où des groupes soutenus par l'Iran mènent des attaques contre la région du Golfe depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien", a affirmé le ministère de la Défense émirati dans un communiqué.