Investir dans le secteur de la gestion des déchets, une priorité pour Riyad

Le secteur saoudien des déchets vise à détourner 82% des déchets des décharges (SPA)
Le secteur saoudien des déchets vise à détourner 82% des déchets des décharges (SPA)
Le secteur saoudien des déchets vise à détourner 82% des déchets des décharges (SPA)
Le secteur saoudien des déchets vise à détourner 82% des déchets des décharges (SPA)
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Publié le Mardi 10 novembre 2020

Investir dans le secteur de la gestion des déchets, une priorité pour Riyad

  • Le Royaume connaît une augmentation de la quantité de déchets solides produite annuellement, ce qui conduira éventuellement à plus d’opportunités dans le secteur
  • Plusieurs projets et initiatives ont été lancés afin de promouvoir la durabilité, comme l’investissement dans les cycles de carbone et l’usine d’hydrogène vert à NEOM.

DJEDDAH : Les ministères saoudiens de l’Investissement, de l’Environnement, de l’Eau et de l’Agriculture et le Centre national de gestion des déchets ont conclu un accord lundi pour trouver de nouvelles solutions et de nouveaux investissements dans le secteur de gestion des déchets solides.

Dans le cadre de la Vision 2030, le gouvernement souhaite soutenir l’élaboration de projets de recyclage et améliorer la conservation de l’eau et de l’énergie pour un développement durable.

Le ministre de l’Investissement, Khalid Al-Falih, a déclaré qu’avec la rapidité de l’industrialisation et du développement urbain, le Royaume connaît une augmentation de la quantité de déchets solides produite annuellement, ce qui conduira éventuellement à plus d’opportunités dans le secteur.

«Afin d’imaginer ce que signifie la signature de cet accord aujourd’hui et les nombreuses opportunités d’investissement qui en découleront, nous devons savoir que les estimations initiales indiquent que le Royaume produit 53 millions de tonnes de déchets (annuellement)», précise M. Al-Falih.

Selon M. Al-Falih, cet accord a pour but de réaliser les intérêts du ministère à «attirer et développer les investissements dans le secteur de la gestion des déchets» et à renforcer la coopération stratégique avec le Centre national de gestion des déchets, où les deux parties peuvent œuvrer à éliminer les obstacles auxquels sont confrontés les investisseurs dans le secteur.

Lors de la présidence du G20 par le Royaume, plusieurs projets et initiatives ont été lancés afin de promouvoir la durabilité, y compris les cycles d’investissement, les investissements dans les cycles de carbone et l’usine d’hydrogène vert à NEOM.

M. Al-Falih a affirmé que le Royaume travaille d’arrache-pied pour rattraper le reste du monde en termes de durabilité, et qu'il établira bientôt des normes à cet effet, car «protéger la Terre» est un thème central de sa présidence du G20.

Près de la moitié des déchets proviennent de trois grandes villes: 21% de Riyad, 14% de Djeddah et 8% de Dammam, mentionne Hasan Al-Sultan, directeur de la gestion des déchets au ministère de l’Investissement.

D’après Jeroen Vincent, PDG de l’entreprise Saudi Investment Recycling, la majorité des déchets du Royaume est actuellement envoyée à la décharge à «un prix très bas», soit environ 7 riyals saoudiens par tonne. Il a proposé que le secteur privé et les régulateurs s'unissent pour «décourager la décharge» et encourager les investissements.

Le secteur saoudien des déchets vise à détourner 82% des déchets des décharges, augmenter le recyclage de 42%, gérer 106 millions de tonnes de déchets dans 1 329 installations, créer 77 000 emplois et contribuer à hauteur de 120 millions de riyals saoudiens au produit intérieur brut du pays d’ici 2035.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.