L'Ukraine accuse la Russie de vouloir détruire un barrage près de Kherson

L'Ukraine accuse la Russie de vouloir détruire un barrage près de Kherson
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L'Ukraine accuse la Russie de vouloir détruire un barrage près de Kherson

L'Ukraine accuse la Russie de vouloir détruire un barrage près de Kherson
  • Frappée dans ses infrastructures et confrontée aux forces russes au sud et à l'est, l'Ukraine s'est en outre alarmée jeudi de l'ouverture possible d'un nouveau front au nord, depuis le Bélarus
  • Aux Etats-Unis, la Maison Blanche a affirmé que l'Iran avait envoyé des militaires en Crimée pour venir en aide à l'armée russe

KIEV: L'Ukraine a accusé la Russie d'avoir miné un barrage hydro-électrique près de Kherson, dans le sud du pays, en vue de provoquer une "catastrophe" dans cette région qu'elle a commencé à évacuer face à l'avancée des troupes de Kiev.

"La Russie prépare consciemment le terrain pour une catastrophe de grande ampleur dans le sud de l'Ukraine", a dénoncé M. Zelensky à distance devant le Conseil de l'Union européenne jeudi.

Selon lui, les forces russes "ont miné le barrage et les unités de la centrale hydroélectrique de Kakhovka", une des plus grandes infrastructures de ce type en Ukraine. Si le barrage explose, "plus de 80 localités, dont Kherson, se retrouveront dans la zone d'inondation rapide", s'est-il alarmé.

"Cela pourrait détruire l'approvisionnement en eau d'une grande partie du sud de l'Ukraine", et affecter le refroidissement des réacteurs de la centrale nucléaire de Zaporijjia, qui puise son eau dans ce lac artificiel de 18 millions de mètres cubes, a ajouté M. Zelensky.

Le but de la Russie est d'arrêter l'avancée des troupes ukrainiennes dans la région et de protéger les forces russes, a estimé sur Twitter un des conseillers M. Zelensky, Mykhailo Podolyak.

L'administration russe de la région de Kherson a assuré que les évacuations de civils avaient débuté, avec jeudi 15.000 personnes évacuées de ce territoire annexé par Moscou. Elle prévoit d'en déplacer "50.000 à 60.000" en quelques jours sur l'autre rive du Dniepr.

Le général Sergueï Sourovikine, récemment nommé chef des opérations russes en Ukraine, avait reconnu mardi que la situation y était "très difficile".