Les droits souverains des Palestiniens doivent être préservés, déclare le Qatar à l’ONU

Le troisième secrétaire de la mission permanente du Qatar auprès de l’ONU, cheikh Abdelrahmane ben Abdelaziz al-Thani, s’exprime lors d’une réunion de l’ONU. (Ministère des Affaires étrangères du Qatar)
Le troisième secrétaire de la mission permanente du Qatar auprès de l’ONU, cheikh Abdelrahmane ben Abdelaziz al-Thani, s’exprime lors d’une réunion de l’ONU. (Ministère des Affaires étrangères du Qatar)
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Publié le Vendredi 21 octobre 2022

Les droits souverains des Palestiniens doivent être préservés, déclare le Qatar à l’ONU

  • Le Qatar soutient qu’Israël continue d’exploiter les ressources naturelles dans les territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est, ainsi que dans d’autres territoires arabes occupés
  • Au cours de la dernière décennie, l’aide financière du Qatar à Gaza, notamment les fonds pour payer la reconstruction des infrastructures détruites par les opérations militaires israéliennes, s’est élevée à plus d’1,5 milliard de dollars

NEW YORK: Le Qatar a déclaré à l’Assemblée générale des nations unies que les Palestiniens doivent avoir pleinement le droit d’exercer leur souveraineté sur leurs territoires occupés, rapporte l’agence de presse du Qatar.

La déclaration a été faite par le troisième secrétaire de la mission permanente du Qatar auprès de l’ONU, cheikh Abdelrahmane ben Abdelaziz al-Thani, lors de la réunion de la Commission économique et financière (deuxième commission).

Le Qatar soutient qu’Israël continue d’exploiter les ressources naturelles dans les territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est, ainsi que dans d’autres territoires arabes occupés, et bloque l’accès des Palestiniens à leurs ressources et à leurs biens.

L’État hébreu a également annexé des terres, démoli des maisons et déplacé des personnes, causant des dommages aux zones agricoles et à la flore indigène, ajoute le communiqué.

Cheikh Abdelrahmane fait référence à un rapport de la Commission économique et sociale des nations unies pour l’Asie occidentale qui détaille les souffrances des Palestiniens et des Syriens sur le plateau du Golan. Le rapport souligne également l’impact des pratiques d’Israël sur les conditions de vie des Palestiniens et des Syriens, et de la pandémie de Covid-19 sur le développement à long terme.

La Déclaration universelle des droits de l’homme et le droit international reconnaissent le principe selon lequel nul ne doit être privé de sa propriété privée, précise le cheikh.

Cheikh Abdelrahmane ajoute que l’Assemblée générale avait réaffirmé le principe de la souveraineté permanente sur les ressources naturelles sous occupation étrangère dans sa résolution 76/225, et que cette dernière devait être respectée dans les territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est et le plateau du Golan.

Il a également exprimé sa profonde préoccupation concernant les dommages causés aux établissements d’enseignement dans la bande de Gaza et il souligne que le Qatar avait renforcé son soutien à l’Office de secours et de travaux des nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), notamment concernant son programme éducatif.

Le Fonds du Qatar pour le développement (QIA) continue de dispenser une assistance à l’agence, qui fournit des services de santé et d’éducation vitaux aux réfugiés palestiniens, poursuit-il.

Au cours de la dernière décennie, l’aide financière du Qatar à Gaza, notamment les fonds pour payer la reconstruction des infrastructures détruites par les opérations militaires israéliennes, s’est élevée à plus d’1,5 milliard de dollars (1 dollar = 1,02 euro), indique cheikh Abdelrahmane.

Il a conclu en disant que le Qatar continuerait à soutenir les efforts internationaux visant à assurer la sécurité, la stabilité et la paix dans la région.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.