Les premiers vacanciers font la queue aux stations-service, légère amélioration de la situation

Les stations-service font face à d'importantes difficultés d'approvisionnement en raison du mouvement de grève initié le 27 septembre dans les raffineries. (Photo, AFP)
Les stations-service font face à d'importantes difficultés d'approvisionnement en raison du mouvement de grève initié le 27 septembre dans les raffineries. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 21 octobre 2022

Les premiers vacanciers font la queue aux stations-service, légère amélioration de la situation

  • Les stations-service font face à d'importantes difficultés d'approvisionnement en raison du mouvement de grève initié le 27 septembre dans les raffineries et dépôts de TotalEnergies
  • La pression sur le gouvernement se fait forte alors que les écoles ferment leurs portes vendredi soir pour deux semaines de vacances

PARIS : "Je pars en week-end et j'ai fait deux stations avant où il n'y avait pas d'essence": comme Mathieu, nombre de vacanciers faisaient vendredi, veille des congés de la Toussaint, la tournée des stations-service toujours touchées par les pénuries liées à la grève sur des sites pétroliers de TotalEnergies.

En voyant cette station située porte de Saint-Cloud à l'ouest de Paris proposer du sans-plomb 95, il a sauté sur l'occasion. Pourtant, "elle n'était pas indiquée sur les applications", sourit le jeune homme de 33 ans.

"J'ai pas mal cherché", expliquait Gwenaëlle, assurant avoir tenté sans succès deux stations après avoir constaté sur les applications que celles proches de chez elles étaient vides. "Voilà, je suis satisfaite. J'espère qu'il y en a encore pour moi", pouvait-elle souffler dans la file d'attente de la station.

Si les routes franciliennes étaient particulièrement encombrées toute matinée selon le site Sytadin, le circulation avait retrouvé un niveau normal voir même inférieur à la normale dès 13h00. La journée était classée orange en Ile-de-France par Bison Futé.

Les stations-service font face à d'importantes difficultés d'approvisionnement en raison du mouvement de grève initié le 27 septembre dans les raffineries et dépôts de TotalEnergies où les salariés réclament une augmentation de salaire face à l'inflation et aux bénéfices géants engrangés par le groupe pétrolier.

Après un pic de pénuries la semaine dernière, les ruptures d'essence et de gazole se sont réduites cette semaine, tout en restant inédites dans l'histoire récente. Selon le gouvernement, 13% des stations étaient en manque de gazole ou d'essence vendredi soir contre 16,9% la veille.

L'indice du gouvernement est cependant jugé sous-estimé par des analyses de données publiques réalisées indépendamment par l'AFP, Franceinfo et Le Figaro et publiées vendredi.

A 14H00, 13,1% des stations, soit 1.304 sur 9.976 stations, étaient en rupture totale de carburants au niveau national, c'est-à-dire ne proposaient ni essence ni gazole, selon une analyse par l'AFP des données disponibles sur prix-carburants.gouv.fr. Le nombre de stations en difficulté (incluant celles manquant seulement d'un type de carburant) avoisine les 25%.

Le gouvernement a réquisitionné des salariés sur plusieurs sites, et le travail a repris dans plusieurs raffineries et dépôts de carburant de TotalEnergies, après un accord de hausse de salaires négocié la semaine dernière entre deux syndicats et la direction, mais deux sites continuaient leur grève, en Normandie et dans le Rhône.

«Partir confiants»

A Gonfreville (Seine-Maritime), elle est reconduite "jusqu'au 27 octobre", jour où TotalEnergies doit annoncer ses résultats du troisième trimestre, "à moins que la direction ne nous contacte avant", a annoncé Ludovic Desplanches, élu CGT. Le mouvement a aussi été reconduit au dépôt de carburants de Feyzin (Rhône). Au niveau national, la CGT a appelé à deux nouvelles journées de grève interprofessionnelle les 27 octobre et 10 novembre après celle de mardi.

"Cela s’améliore nettement", a fait toutefois fait valoir sur Radio classique Francis Pousse, représentant des stations-service chez Mobilians qui fédère 5 800 stations traditionnelles (hors grande distribution), estimant qu'un retour à la normale devrait avoir lieu sous "cinq à sept jours".

La pression sur le gouvernement se fait forte alors que les écoles ferment leurs portes vendredi soir pour deux semaines de vacances.

"Je ne vais pas vous dire que la situation sera à 100% réglée pour les départs en vacances mais les Français peuvent partir confiants", a assuré Elisabeth Borne dans un entretien à Libération.

Les groupes autoroutiers (Vinci, Eiffage, Sanef) ont tous annoncé être en mesure de fournir du carburant dans les stations-service de leur réseau, fournies aux alentours de 90%.

Le gouvernement a promis vendredi que "les stations-service les plus fréquentées dans le cadre des départs en vacances seront desservies en priorité". Il a aussi demandé la fin "des arrêtés préfectoraux de rationnement" et mobilisé les "camions citernes du service opérationnel de l'énergie du ministère des Armées" dans les zones le plus tendues, a-t-il fait savoir dans un communiqué.


L'ex-Premier ministre Edouard Philippe soupçonné de détournement de fonds publics

L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi. (AFP)
L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi. (AFP)
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  • Une lanceuse d'alerte avait dénoncé ces faits présumés en septembre 2023 auprès du Parquet national financier (PNF) qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024. Puis elle avait déposé une plainte en juin 2025
  • Sollicité par l'AFP, le PNF a indiqué avoir pris un réquisitoire introductif le 7 mai, procédure qui permet de saisir un juge d'instruction et de lui désigner un périmètre d'enquête

PARIS: L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi.

Une lanceuse d'alerte avait dénoncé ces faits présumés en septembre 2023 auprès du Parquet national financier (PNF) qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024. Puis elle avait déposé une plainte en juin 2025 avec constitution de partie civile.

Sollicité par l'AFP, le PNF a indiqué avoir pris un réquisitoire introductif le 7 mai, procédure qui permet de saisir un juge d'instruction et de lui désigner un périmètre d'enquête.

La lanceuse d'alerte, "Judith" (prénom modifié), "se félicite de l'ouverture d'une information judiciaire sur les faits qu'elle dénonce et attend avec impatience d'être entendue par le juge d'instruction", a réagi auprès de l'AFP son avocat Jérôme Karsenti.

Les faits sont contestés depuis le début par M. Philippe, qui a été le premier chef de gouvernement d'Emmanuel Macron (2017-2020).

La maire du Havre "prend acte de l'ouverture d'une information judiciaire. Il l'apprend par la presse. Et il répondra bien évidemment à toutes les questions que posera la justice", a réagi auprès de l'AFP son entourage.

Etaient également visées par la plainte Stéphanie de Bazelaire, adjointe chargée de l'innovation et du numérique, ainsi que Claire-Sophie Tasias, directrice générale des services de la communauté urbaine havraise.

La plainte consultée par l'AFP estimait que le juge d'instruction devait "apprécier si un pacte a été conclu entre M. Edouard Philippe et Mme de Bazelaire, caractérisé notamment par un soutien politique, financier et relationnel en contrepartie de la gestion de la Cité numérique", un tiers-lieu d'innovation.

Les soupçons portent sur une convention d'objectifs pluriannuelle pour l'animation de la Cité numérique du Havre, signée en juillet 2020 notamment par Edouard Philippe, président de la communauté urbaine, et Stéphanie de Bazelaire, en tant cette fois que présidente bénévole de l'association LH French Tech.

LH French Tech, créée en juillet 2020, a été désignée pour cette mission après un appel à manifestation d'intérêt lancé par la communauté urbaine en mars 2020 et dans le cadre d'un service d'intérêt économique général (SIEG).

L'association, seule candidate, devait toucher 2,154 millions d'euros de compensation de service public pour mener des projets.

Le conflit d'intérêts "semble absolument évident", a considéré à l'époque la lanceuse d'alerte, directrice générale adjointe à la communauté urbaine de septembre 2020 à avril 2023 et qui avait obtenu le statut de lanceuse d'alerte en janvier 2025.


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.