Partenariat France/Afrique du Nord pour lutter contre le changement climatique et le stress hydrique

La convention France – Afrique du Nord, à Tunis (Photo, fournie).
La convention France – Afrique du Nord, à Tunis (Photo, fournie).
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Publié le Mardi 10 novembre 2020

Partenariat France/Afrique du Nord pour lutter contre le changement climatique et le stress hydrique

  • En octobre 2019, les pays de l’Afrique du Nord connaissent une hausse des températures de l’ordre de 20 %, comparativement à la moyenne mondiale
  • «Les cinq pays concernés par ce projet sont tous en situation de stress hydrique ou de pénurie d’eau, que le changement climatique ne va pas améliorer»

PARIS: L’Agence française de développement (AFD) et l'Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS), organisation intergouvernementale à vocation africaine établie à Tunis, ont signé, jeudi 5 novembre 2020 une convention de partenariat portant sur le stress hydrique et le changement climatique en Afrique du Nord.

S’inscrivant dans le cadre de la Facilité d’appui au dialogue de politiques publiques et citoyen, cette convention, financée par l’AFD, a pour objectif la mise en place d’un échange sur les politiques publiques dans la région de l’Afrique du Nord – Algérie, Égypte, Libye, Maroc et Tunisie – et s’étalera sur une période de dix-huit mois.

Selon le communiqué publié par l’OSS, ce programme vise à «encourager le partage de connaissances à une échelle régionale sur les enjeux et solutions permettant de faire face à ces défis». De son côté, l’AFD confirme, via un communiqué, que la région de l’Afrique du Nord est frappée par les effets du changement climatique, car elle «subit d’ores et déjà les effets du changement climatique avec un stress hydrique exacerbé, la baisse des rendements agricoles ainsi que l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements extrêmes».

Hausse des températures supérieure à la moyenne mondiale

Selon le rapport initié par le Réseau méditerranéen des experts en environnement et changements climatiques (Medecc), en octobre 2019, les pays d’Afrique du Nord, région caractérisée par un climat aride et semi-aride, connaissent une hausse des températures de l’ordre de 20 %, comparativement à la moyenne mondiale, avec des projections de +2,2° dès 2040 et de +3,8° en 2100. «L’augmentation des températures et la baisse relative des précipitations attendues selon les modèles climatiques de la région devraient conduire à une aggravation de la situation de stress hydrique alors que tous les pays affichent déjà des niveaux de disponibilité de la ressource largement en deçà du seuil de pénurie défini par l’Organisation des nations unies (ONU) : ce dernier est de 1 000 mètres cubes/habitant/an, alors que les niveaux de disponibilité des pays concernés sont inférieurs à 650 mètres cubes/habitant/an», affirme Julie Gonnet, chargée du programme à la direction régionale de l'AFD en Afrique du Nord.

Une convention aux enjeux majeurs

Selon les initiateurs du programme, grâce à ce partenariat, des documents de synthèse vont être élaborés par pays. «Ce programme utilisera les canaux de dialogue déjà existants en s’articulant avec les autres initiatives déjà déployées sur ces thématiques», souligne Julie Gonnet. «En travaillant sur des enjeux partagés, l’initiative devrait favoriser les échanges, le partage de connaissances. Un travail nécessaire aux enjeux majeurs, car, il favorisera «la diffusion de bonnes pratiques et de solutions innovantes favorables à l’atteinte des objectifs de développement durable.» 

En effet, un développement durable ne pourrait être atteint sans la garantie de la généralisation des indicateurs de développement humain dans la région, comme l’accès aux ressources en eau, la sécurité alimentaire, la préservation des ressources naturelles et la lutte contre les changements climatiques. Pour faire face à cette situation de stress hydrique, l’AFD et l’OSS plaident pour le renforcement de la préservation et la rationalisation des ressources naturelles ainsi que pour le développement des ressources non conventionnelles.

«Les cinq pays concernés par ce projet sont tous en situation de stress hydrique ou de pénurie d’eau, que le changement climatique ne va pas améliorer, loin de là», confirme, de son côté, Khatim Kherraz, secrétaire exécutif de l’OSS, qui appelle à l’exploration de «toutes les voies qui permettraient meilleure gestion des ressources conventionnelles additionnelles, dans le plus grand respect possible de l’environnement».

En effet, pour optimiser la disponibilité des ressources en eau, les pays de l’Afrique du Nord devraient développer des stations de traitement des eaux usées qui pourraient être utilisées pour l’irrigation des terres agricoles ainsi que l’installation d’unités de dessalement des eaux de mer.

Les deux partenaires évalueront l’avancement des travaux lors d’un atelier d’échange qui se tiendra en juin 2021 à Tunis. Un événement qui rassemblera, selon l’AFD, les décideurs et les hauts responsables des entités publiques, la communauté scientifique, le secteur privé et la société civile. «Je suis heureux que la coopération entre l’AFD et l’OSS soit en train de se développer, dans des domaines encore trop peu abordés, pour le plus grand bénéfice de nos pays membres», a conclu Khatim Kherraz après la signature de cette convention.


Rubio poursuit à Bahreïn sa tournée pour rassurer les alliés de Washington dans le Golfe

  • Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays
  • Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG)

MANAMA: Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio est jeudi à Bahreïn, poursuivant sa tournée destinée à rassurer les pays du Golfe sur la volonté des Etats-Unis de protéger leurs intérêts dans les discussions avec l'Iran.

Mercredi au Koweït, le secrétaire d'Etat américain avait assuré que les Etats-Unis entendaient "discuter avec eux de chaque décision prise concernant" les négociations en cours avec Téhéran.

Les pays du Golfe ont payé un lourd tribut à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février contre l'Iran. Ils accueillent des bases militaires américaines et ont été visés par des missiles et drones iraniens en représailles.

Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays. Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

En parallèle, des discussions sur une réconciliation entre les pays du Golfe et l'Iran sont prévues en Arabie saoudite, à une date encore indéterminée, a indiqué à l'AFP un diplomate.

Trump refuse tout péage 

L'Iran et les Etats-Unis ont signé le 17 juin un protocole pour mettre fin aux hostilités, ouvrant la voie à 60 jours de négociations en vue d'un règlement durable.

Une réunion technique avec la délégation iranienne est prévue les 29 ou 30 juin en Suisse, a précisé Marco Rubio.

Mais de nombreuses divergences subsistent, comme le nucléaire ou le détroit d'Ormuz. Et les critiques se multiplient aux Etats-Unis sur les concessions accordées par Donald Trump, soucieux de mettre un terme au plus vite à cette guerre impopulaire.

La Maison Blanche a dû demander aux parlementaires américains une rallonge budgétaire de près de 88 milliards de dollars, notamment pour reconstituer ses stocks de munitions après la guerre.

Le protocole d'accord a "la valeur d'une déclaration de défaite pour l'Amérique", s'est prévalu mercredi le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Si le texte prévoit une réouverture du détroit d'Ormuz, après des mois de blocage qui ont fait flamber les cours de l'or noir, l'Iran a dit vouloir imposer des frais de service, assurant que cette voie maritime stratégique ne retrouvera pas son fonctionnement libre d'avant-guerre.

"AUCUN PEAGE, AUCUN FRAIS D'ASSURANCE ET AUCUN AUTRE FRAIS" ne sera accepté par Washington, a tonné Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Aucun pays autre que l'Iran ne soutient l'imposition de frais pour son passage, a assuré pour sa part Marc Rubio.

Pour l'heure, les cours du baril de pétrole Brent continuent leur décrue. Le Brent de la mer du Nord, référence internationale, est brièvement retombé jeudi sous son niveau d'avant-guerre. Durant le conflit, la flambée des cours du brut avaient provoqué une poussée d'inflation mondiale et des pénuries de carburant dans certains pays.

Sur le volet nucléaire, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a assuré mercredi que des inspections en Iran auraient bien lieu, sans fixer de date.

Téhéran a toujours nié vouloir se doter de la bombe atomique, mais campe sur son droit à une filière civile complète.

"Comme le phénix" 

Sur le Liban, dont l'Iran a imposé l'inclusion dans le protocole d'accord, Mohammad Bagher Ghalibaf a estimé que la fin de la guerre y était "aussi importante" que la fin des hostilités dans son propre pays.

Or le Hezbollah libanais a accusé mercredi Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du pays. Deux autres personnes avaient été tuées par des tirs israéliens la veille.

L'Iran a par ailleurs accusé jeudi l'Otan, de "complicité" dans la guerre déclenchée contre lui par les Etats-Unis et Israël, reprochant notamment à l'Italie et à la Roumanie d'avoir permis à des avions américains d'utiliser leurs bases pendant le conflit.

"Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale", a écrit sur X le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

 


Les autorités saoudiennes consacrent 4,3 milliards de dollars à des projets urbains à La Mecque

La photo montre le parking de Kudai, récemment aménagé par la Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints afin d’améliorer les services de transport destinés aux pèlerins du Hajj et aux habitants de La Mecque. (Archives/SPA)
La photo montre le parking de Kudai, récemment aménagé par la Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints afin d’améliorer les services de transport destinés aux pèlerins du Hajj et aux habitants de La Mecque. (Archives/SPA)
  • Les sites concernés sont situés dans les quartiers de Jarham, Al-Khalidiyah, Al-Hajlah, Al-Hindawiyah et Al-Zohour
  • La Mecque compte environ 2,7 millions d’habitants dans la région du Hedjaz

RIYAD : La Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints a annoncé le développement de sept sites à La Mecque dans le cadre du programme de développement des quartiers.

Ces sites couvrent plus de 4,4 millions de mètres carrés et représentent un investissement de 16,3 milliards de riyals saoudiens (4,3 milliards de dollars). Ils sont situés dans les quartiers de Jarham, Al-Khalidiyah, Al-Hajlah, Al-Hindawiyah et Al-Zohour, selon l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’annonce a été faite mercredi lors d’une cérémonie de signature des contrats d’attribution des projets, illustrant la confiance de la Commission dans l’avenir du développement urbain de La Mecque.

La Commission a indiqué que plusieurs promoteurs immobiliers et sociétés d’investissement participent à la réalisation de ces projets, notamment Maad International, AlRajhi United, ZOOD, Mohammad Abdulaziz Al-Habib and Sons Holding Co. et Jadwa Investment.

Cette initiative s’inscrit dans les efforts de la Commission visant à améliorer l’environnement urbain de La Mecque, stimuler la croissance économique, renforcer la qualité de vie des habitants et promouvoir un développement durable dans la ville sainte, a ajouté la SPA.

La Mecque, située dans la région du Hedjaz et abritant plusieurs hauts lieux de l’islam, dont la Grande Mosquée, compte environ 2,7 millions d’habitants. Chaque année, près de 1,5 million de musulmans y accomplissent le pèlerinage du Hajj, tandis qu’environ 16 millions de fidèles y effectuent la Omra. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.