Tunisie: une plate-forme internet promouvant le divorce ferme après une vive polémique

Le nombre de cas de divorce avait atteint 16 750 en 2018, selon le dernier chiffre publié par l'Institut national de la statistique. (Photo, AFP)
Le nombre de cas de divorce avait atteint 16 750 en 2018, selon le dernier chiffre publié par l'Institut national de la statistique. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 25 octobre 2022

Tunisie: une plate-forme internet promouvant le divorce ferme après une vive polémique

  • La start-up tala9.com a placardé des affiches publicitaires dans les rues de Tunisie avec comme slogan «Divorce, à vous la décision, à nous les démarches»
  • Lundi, l'Ordre des avocats a annoncé par la voix de son bâtonnier Hatem Mziou avoir engagé des poursuites judiciaires contre la plate-forme

TUNIS: Une plate-forme électronique proposant «d'accompagner» les époux désireux de divorcer a dû fermer son site après avoir suscité une vive polémique en Tunisie. «Divorcez en 3 étapes», promettait la plate-forme.

En effet, la semaine dernière, des affiches publicitaires vantant les services de la start-up tala9.com (divorce.com), avec comme slogan «Divorce, à vous la décision, à nous les démarches», sont apparues dans les rues de Tunis. 

Sur sa page d'accueil, Tala9 se présente comme «le premier site tunisien qui vous soutient dans votre décision», contre un tarif de 1 200 dinars (375 euros) et «sans frais cachés». 

«Divorcez en trois étapes. Dès que vous avez pris votre décision, des spécialistes sont disponibles pour répondre à vos questions à chaque étape du processus de divorce», peut-on y lire. 

La plate-forme expliquait sur son site qu'elle s'employait à sensibiliser les jeunes sur le point de se marier à l'importance de choisir «un partenaire de vie et de faire l’expérience d’histoires et d’expériences précédentes afin de pouvoir assurer une vie conjugale stable et saine».

De nombreux internautes ont critiqué la plate-forme sur les réseaux sociaux, l'accusant de mettre en péril la cohésion familiale et d'encourager le divorce. 

Lundi, l'Ordre des avocats a annoncé par la voix de son bâtonnier Hatem Mziou avoir engagé des poursuites judiciaires contre la plate-forme qui, selon lui, «menace de faire imploser des familles». Les services offerts constituent «une escroquerie et une usurpation de la qualité d'avocat», a-t-il dit. 

Dans des déclarations à une radio gouvernementale, la maire de Tunis, Souad Abderrahim, a sommé la start-up de retirer ses affiches publicitaires dans un délai de «deux semaines», faute de quoi elles seraient ôtées par les services municipaux. 

Citant la ministre de la Famille, Amel Belhaj, les médias avaient rapporté en avril que la Tunisie, un pays de près 12 millions d'habitants, avait enregistré quelque 13 000 cas de divorce en 2021. 

Le nombre de cas de divorce avait atteint 16 750 en 2018, selon le dernier chiffre publié par l'Institut national de la statistique. 

Le Code du statut personnel, promulgué en 1956 par le premier président de Tunisie, Habib Bourguiba, a aboli la polygamie, interdit la répudiation et institué le divorce judiciaire en Tunisie. 

(Avec AFP)

 


L'Iran dément avoir visé l'ambassade américaine à Ryad 

L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
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  • L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles
  • Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti

RYAD: L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad.

"Aucun drone n'a été lancé depuis l'Iran vers l'ambassade des Etats-Unis à Ryad", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à l'AFP.

"Si le commandement des opérations à Téhéran attaque quelque part, il en assume la responsabilité", a-t-il assuré.

L'Iran mène depuis samedi des frappes sur les pays du Golfe, disant y viser les installations américaines, après l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël, prélude à une guerre qui déborde en dehors de la région.

L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles.

Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti.

De la même manière, l'Iran n'a "aucun rôle dans l'attaque (de drone, NDLR) qui a ciblé l'ambassade américaine" et provoqué un incendie, a affirmé Alireza Enayati.

Guerre "imposée" 

Le diplomate a exprimé sa reconnaissance envers l'Arabie saoudite pour son engagement à ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien, ni de son territoire, pendant la guerre.

"Nous apprécions ce que nous avons entendu à plusieurs reprises de la part de l'Arabie saoudite: qu'elle n'autorise pas l'utilisation de son espace aérien, de ses eaux ou de son territoire contre la République islamique d'Iran", a-t-il dit.

Avant le déclenchement de la guerre, Ryad avait apporté son soutien aux efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions entre Téhéran et Washington et avait promis de ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien pour des attaques contre l'Iran.

Après des années d'hostilité, l'Iran, à majorité chiite, et l'Arabie saoudite, à majorité sunnite, avaient renoué leurs relations en 2023, à la suite d'un accord surprise négocié par l'intermédiaire de la Chine.

Ryad avait rompu en 2016 ses relations diplomatiques avec la République islamique après que son ambassade à Téhéran et son consulat à Mashhad, dans le nord-ouest du pays, avaient été attaqués lors de manifestations. Celles-ci avaient suivi l'exécution par l'Arabie saoudite du religieux chiite saoudien Nimr al-Nimr.

Depuis que la guerre lancée par des frappes américano-israéliennes contre l'Iran embrase le Moyen-Orient, au moins 13 personnes ont été tuées dans le Golfe, dont sept civils.

"Ceci n'est pas une guerre régionale et ça n'est pas notre guerre. Elle a été imposée à la région", a regretté Alireza Enayati.

 

 


Le ministre saoudien de la Défense s'entretient avec son homologue des Émirats arabes unis et condamne les attaques iraniennes

 Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
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  • Les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres pays
  • Ils ont déclaré que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités

RIYAD: Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, s'est entretenu jeudi avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum.

Au cours de cet entretien, les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres nations, a écrit le prince Khalid sur X.

Les attaques iraniennes ont été décrites comme une "violation claire des conventions internationales, ainsi que de la souveraineté, de la sécurité et de la sûreté des nations", a déclaré le Dubai Media Office.

"Les deux parties ont souligné que de tels actes ont de graves implications pour la sécurité et la stabilité régionales et internationales", a ajouté le bureau.

Les deux ministres ont également affirmé leur entière solidarité et leur engagement à soutenir toutes les mesures prises en réponse à ces actes, a déclaré le prince Khalid.

Ils ont ajouté que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités et assurer la sécurité de tous ceux qui vivent dans les deux pays.


Liban: frappe sur la banlieue sud de Beyrouth après un avis d'évacuation 

La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
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  • La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information
  • La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi

BEYROUTH: La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Un panache de fumée se dégage du lieu du site, selon des images de l'AFPTV.

La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi.